- “Maman est chez le coiffeur” de Léa Pool au City ts les jours à 18h45 et 20h45 et 16h45 dimanche #
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Histoires de toiles…
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Le samedi 28 février, le City Club sera entre les mains du Festival du Film Vert avec 4 films exclusifs qui remplacent la programmation quotidienne. Voici en détail ce que vous y trouverez, et veuillez noter que comme tout est géré par les membres de l’Association du Film Vert qui ont leur propre billetterie et leurs propres tarifs, il est inutile d’amener vos abonnements Cinérive ou cartes BelEcran, les prix sont de toute manière sympas : 10.- la séance ou 25.- pour toute la journée (soit 4 films plus les animations et débats) !
C’est quoi le Festival du Film Vert?
Dès sa première édition à Orbe en février 2006, le Festival du Film Vert a eu pour but de faire découvrir des films de qualité sur le thème de l’environnement, du développement durable ou des relations Nord-Sud, tout en engageant une vraie discussion sur ces sujets complexes. Utilisant la vidéo pour médium, le Festival du Film Vert propose un choix de documentaires ou de reportages qui touchent de près à des problématiques écologiques actuelles, mais qui n’auraient que peu l’occasion d’être vus en dehors du festival. “Présenter des films de qualité mais portant sur des sujets en rapport avec l’écologie moins médiatisés, ou alors avec une approche différente, est l’objectif du Festival du Film Vert”. Les films présentés cette année abordent des sujets aussi variés que la reforestation au XIXème siècle, la mondialisation, les éoliennes, l’histoire du blé ou encore l’histoire incroyable de Bruno Manser, devenu Laki Penan dans la jungle de Bornéo.
La quatrième édition du Festival du Film Vert aura lieu dans 11 villes de Suisse romande, voici les dates :
Le programme détaillé du festival le samedi 28 février 2009 au City Club
14h00 Nos enfants nous accuseront, documentaire de Jean-Paul Jaud
Après avoir parcouru les paysages sensoriels français avec sa série des Quatre Saisons pour…, Jean-Paul Jaud fixe l’objectif de sa caméra sur une tragédie environnementale : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole et les dégâts occadionnés sur la santé publique, notamment celle de nos enfants.
Le film Nos enfants nous accuseront raconte la courageuse initiative d’une municipalité du Gard qui décide de faire passer la cantine scolaire au bio, en finançant le surcoût sur le budget de la commune. Conscient du danger sanitaire qui menage une jeune génération exposée aux 76′000 tonnes de pesticides déversées chaque année dans notre pays, un maire décide de prendre le taureau par les cornes en donnant un exemple d’une portée politique sans comparaison. Alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur des dérives scandaleuses d’un système économique qui fait passer ses profist et ses intérêts avant la santé de la population.
Les différents intervenants du film, enfants, parents, enseignants, soignants, journalistes, paysans, élus, svientifiques, chercheurs, livrent leurs sensations, leurs analyses, leurs angoisses, leut colère, le fruit de leurs travaux à la caméra.Chacun raconte son expérience, dénonce les abus, pose les problèmes, mais tous proposent des solutions, à condition que les différents organes de décision prennent leurs responsabilités. Des témoignages édifiants et bouleversants sur une réalité qu’il est urgent de maôtriser. Combien de maladies, de tumeurs, d’infirmités, de tragédies humaines sont-elles en train de proliférer sans que l’on ne fasse rien, ou si peu?
Le film commence à l’UNESCO, lors d’un colloque réunissant des sommités mondiales de la médecine, signataires de l’Appel de Paris. Un seul mot d’ordre : non pas se contenter de constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d’agir, pour que , demain, nos enfants ne nous accusent pas de les avoir abandonnés.
Un film au service d’une vérité qui blesse.
Source : Le site officiel du film
16h15 FLOW, For Love Of Water, documentaire de Irena Salina
L’eau est l’essence de la vie. Elle maintient chaque être vivant sur cette planête et sans elle, il n’y aurait rien. FLOW – le documentaire primé de Irena Salina, mène l’enquête sur ce que les experts pensent être le problème politico-environnemental numéro un du 21ème siècle : la crise mondiale de l’eau. La réalisatrice amène des pièces concrètes dans l’affaire de la privatisation grandissante de l’eau, dont les réserves mondiales, elles, diminuent. Dans la ligne de mire de la réalisatrice: la politique, la pollution, les droits humains, et l’émergence d’un cartel mondial de l’eau.
Les entretiens avec des chercheurs et des activistes font la lumière de manière intelligente une crise qui empire rapidement, tant à l’échelle de la planête qu’à celle de l’être humain. Le film présente quelques-uns des nombreux coupables (entreprises ou gouvernements) qui se cachent derrière la guerre de l’eau, tout en posant la question : “A-t-on le droit de posséder l’eau?”
Allant au-delà de la simple identification du problème, Flow donne aux spectateurs une approche sur les personnes et les institutions qui offrent des solutions pratiques à la crise de l’eau, présente les innovateurs de nouvelles technologies, qui amènent leur pierre à l’édifice d’un changement économique global pour le mieux.Quelques faits sur l’eau :
- Sur les 6 milliards de personnes sur la Terre, 1.1 milliards n’a pas accès à de l’eau potable sans risque (www.charitywater.org)
- Il y a actuellement 51 produits contaminant l’eau connus que L’Agence Américaine de Protection de l’Environnement ne régule pas. (www.foodandwaterwatch.org)
- Alors que l’Américain moyen utilise 150 gallons (567.7 litres) d’eau par jour, les habitants de pays en vie de développement n’en ont même pas 5. (www.charitywater.org)
- Il y a plus de morts par maladie dans cette crise sanitaire de l’eau que par arme à feu. (http://www.water.org)
- Selon le Conseil National des Ressources, une étude scientifique portant sur 1000 bouteilles de 103 marques d’eau minérale a montré qu’environ un tiers des bouteilles contenaient des produits chimiques synthétiques, des bactéries et de l’arsenic. (http://www.nrdc.org/)
- L’eau est une industrie qui vaut quelque 400 milliards de dollars; la troisième après l’électricité et le pétrole. CBS News, FLOW
- On estime qu’il y a entre 500′000 et 7 millions de personnes qui tombent malades chaque année en buvant de l’eau du robinet. Erik Olson, Directeur du personnel adjoint au Comité Environnemental et des Travaux Publics de Barbara Boxer (EPW), FLOW.
- La réserve en eau de CAlifornie se tarit : il ne reste plus que 20 ans d’eau dans tout l’Etat. Maude Barlow, auteure de Blue Covenant et co-auteure de Blue Gold, représentante nationale du Conseil des Canadiens http://www.canadians.org/, FLOW.
- L’on trouve plus de 116′000 produits chimiques crées par l’homme dans les systèmes de distribution d’eau publics. William Marks, auteur de Water Voices from Around the World, FLOW.
- En Bolivie, presque un enfant sur 10 meurt avant l’âge de 5 ans. la plupart de ces décès sont liés à des maladies provenant du manque d’eau potable propre. Jim Schultz, fondateur du Centre pour la Démocratie de Bolivie, FLOW.
- Il ne coûte aujourd’hui que 2 dollars par personne et par année pour 10 litres d’eau potable et propre par jour. Ashok Gadgil, Senior Staff Scientist au Laboratoire National Lawrence Berkeley National, FLOW.
18h00 Mâles en péril, reportage de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade
Depuis 50 ans, la production de spermatozoïdes dans l’espèce humaine diminue en quantité et en qualité. Dans certains lieux, elle a déjà chuté de 50%. Pourquoi ? Le nombre de cancers du testicule ne cesse de croître dans les pays occidentaux. Une étude de 2004 montre que l’incidence de ce cancer a augmenté de 50% en 20 ans en France. Pourquoi ? Le nombre de malformations congénitales de l’appareil reproducteur masculin augmente également (non descente des testicules, micro pénis). Pourquoi ?
Des populations de poissons de certaines rivières se féminisent, de plus en plus de malformations sexuelles et de cas de stérilité sont observés chez les phoques, les oiseaux, les alligators, les grenouilles. Des études sur la faune montrent une dévirilisation croissante. Pourquoi ? Et si toutes ces observations avaient une origine commune ?Aujourd’hui, du Danemark aux États-Unis en passant par la France, les scientifiques s’accordent pour lui attribuer une origine commune : des substances chimiques qui envahissent notre environnement et perturbent notre système endocrinien. Des études rigoureuses attestent que ces perturbateurs endocriniens ont des effets très néfastes sur le système reproductif masculin. On savait que les perturbateurs endocriniens, présents dans les pesticides, étaient responsables de la“féminisation” de nombreuses espèces sauvages (alligators, batraciens, poissons, oiseaux…). Il est aujourd’hui démontré que les êtres humains n’échappent pas au phénomène. Au premier rang des molécules incriminées, le bisphénol A et les phtalates, omniprésents dans notre quotidien : assouplissants du plastique, fixateurs de parfums, cosmétiques, meubles, emballages alimentaires, PVC, jouets, tee-shirts… À quand l’interdiction des substances suspectes au nom du principe de précaution et l’analyse des interactions qu’elles produisent ? Aux alertes scientifiques, les puissants lobbies industriels opposent une prétendue maîtrise des risques encourus.
En 2006, un tournant a pourtant eu lieu avec l’adoption par l’Union européenne de la directive Reach, qui oblige les industriels à prouver l’innocuité de leurs produits. Reste à l’appliquer. C’est aussi cette longue bataille pour remettre de l’ordre dans la “grande foire des aberrations sexuelles qu’est devenue la nature” que chronique ce film, remarquablement documenté.
Source : site officiel du film
20h00 Le monde selon Monsanto, documentaire de Marie-Monique Robin
Implantée dans quarante-six pays, Monsanto est devenue le leader mondial des OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle. Depuis sa création en 1901, la firme a accumulé des procès en raison de la toxicité de ses produits, mais se présente aujourd’hui comme une entreprise des « sciences de la vie » convertie aux vertus du développement durable.
A partir de documents inédits, de témoignages de victimes, de scientifiques et d’hommes politiques, Le monde selon Monsanto reconstitue la genèse d’un empire industriel qui à grand renfort de mensonges, de collusion avec l’administration américaine, de pressions et de tentatives de corruption est devenu le premier semencier du monde, permettant l’extension planétaire des cultures OGM sans aucun contrôle sérieux de leurs effets sur la nature et la santé humaine !Monsanto et le débat
Monsanto, multinationale américaine née en 1901 à Saint-Louis, dans le Missouri, et d’abord spécialisée dans l’industrie chimique, est devenue en un peu plus d’un siècle le leader mondial des biotechnologies, en particulier sur le marché des organismes génétiquement modifiés (OGM). Elle détient les brevets de 90 % du maïs, du soja, du colza, ou du coton transgéniques cultivés dans le monde. Par le biais de rachats successifs, elle est en train de devenir le premier semencier de la planète et à terme, c’est la chaîne alimentaire toute entière qu’elle pourrait contrôler. Mais c’est d’abord avec le Round Up, son herbicide “total” (longtemps estampillé “biodégradable”) qu’elle a commencé, à partir de 1974, à conquérir le monde. On lui doit aussi des produits aussi variés que le terrible Agent Orange, massivement déversé sur le Viêt-nam par l’armée américaine, les PCB (pyralène en France, interdit au début des années 80), l’aspartame ou les hormones de croissance (interdites en Europe et au Canada). Monsanto, avertit Marie-Monique Robin, est l’une des entreprises “les plus controversées de l’ère industrielle”.
“Nourriture, santé, espoir” : sur son site, la firme de Saint-Louis promet une agriculture durable, aux rendements supérieurs, respectueuse de l’environnement. Journaliste d’investigation chevronnée, couronnée du Prix Albert-Londres en 1995, la réalisatrice a décidé de juger sur pièce, y compris en explorant le passé de l’entreprise. Sa première étape la mène à Anniston, en Alabama, où 40 % de la population, majoritairement noire, souffre de cancer. En 2002, Monsanto a été condamnée par la justice à lui verser 700 millions de dollars pour avoir dissimulé pendant des décennies la dangerosité des PCB…
Cobayes
Implacablement, d’Anniston jusqu’au Paraguay en passant par l’Inde, la Grande-Bretagne ou le Mexique, Marie-Monique Robin collecte des faits aussi alarmants qu’irréfutables et démonte point par point le discours de Monsanto. Elle démontre que, dans le dossier des OGM, les réglementations américaine et européenne ont été directement influencées, sans validation scientifique valable, par des alliés de la firme placés à des postes-clé au sein d’une administration tout sauf indépendante. Elle expose les stupéfiantes méthodes utilisées par la multinationale pour discréditer ses adversaires, mais aussi intimider les agriculteurs à domicile.
Elle laisse entrevoir enfin la catastrophe en germe dans les visées hégémoniques de Monsanto sur les semences du monde, dont les paysans indiens ou paraguayens subissent aujourd’hui les conséquences. “On ne devrait pas utiliser les citoyens comme des cobayes.” Pour avoir exprimé ses inquiétudes à propos des OGM sur un plateau de la BBC, le biologiste Arpad Pusztaï fut licencié du jour au lendemain.
Quelques années plus tard, Le monde selon Monsanto donne une ampleur planétaire à cet avertissement.
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Le film Home de la réalisatrice suisse Ursula Meier qui a dépassé les 45′000 entrées en Suisse romande sera à projeté à la 34ème Cérémonie des Césars qui aura lieu le 27 février au théâtre du Châtelet à Paris. Pour marquer le coup, Boxproduction organise des projections spéciales de Home dans deux salles de suisse romande le vendredi 27 février à 18h45 au Cinéma City Club de Pully, ainsi qu’au cinéma Scala à Genève.
Home est toujours au programme le samedi et dimanche à 16h15 au City Club cette semaine, et nous espèrons que le public va suivre le mouvement de cette médiatisation et venir en masse le voir avant qu’il ne disparaisse des écrans!
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Cette semaine deux films en sortie exclusive au City Club!
Au début des années 60, une jeune Allemande de l’Est tombe amoureuse d’un officier de marine cubain et le suit jusqu’à La Havane. Avec la révolution cubaine, sans qualifications spécifiques et presque malgré elle, Monika Krause devient la figure-phare de la libération sexuelle sur l’île de Fidel Castro. Au pays du machisme-roi, elle parle de la satisfaction sexuelle des femmes, s’engage en faveur de l’avortement et de la contraception, et lutte contre la discrimination des homosexuels. Brisant les tabous, son surnom la rendra célèbre dans tout le pays : “Monika, la reina del condón” – la reine du préservatif. Appréciée et honorée par les uns, elle s’attirera la foudre et le mépris des autres.
Proche des milieux dirigeants, le mari de Monika cautionne de moins en moins le rôle endossé par sa femme, et leur union finit par voler en éclats. Après la chute du mur de Berlin, Monika fuit vers l’Allemagne, accompagnée de ses enfants. De retour à Cuba 15 ans plus tard, les fils retrouvent leur père et les lieux de leur enfance, et décident d’entamer des recherches : les Cubains se souviennent-ils de “la reina del condón”?
Un film sur la gloire et la chute d’une famille, sur une réalité sociale et des idéaux, sur les tabous et les préjugés. Un film sur une militante au cœur vaillant, des machos invétérés et la vie amoureuse dans les Caraïbes.
Elle ne l’a pas cherché. C’est arrivé comme ça. Des regards à la dérobée, une attirance. Pourtant, il n’était pas prévu que ça arrive.Inge a dépassé les 60 ans. Elle est mariée depuis 30 ans et aime son mari. Mais Inge est attirée par cet homme plus âgé, Karl, qui a déjà 76 ans.
Le coup de foudre. L’amour physique. Et d’un coup, elle se sent comme une jeune fille…
Au fur et à mesure que je les traite et que je les mets en ligne, voici les images de ce week-end sur Flickr!
Photographe : Régis Pfeiffer
Les 50 ans du cinéma City Club ont laissé des traces dans les différents médias romands, j’en fais une liste non-exhaustive pour l’instant, qui risque de se rallonger au fur et à mesure.
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Le programme
| Heure | Ve 28.11 | Sa 29.11 | Di 30.11 |
|---|---|---|---|
| 11h00 | La Citadelle Humanitaire | ||
| 14h00 | Film à l'affiche | ||
| 16h15 | Film à l'affiche | La Reina del Condon | |
| 18h00 | Apéritif officiel | ||
| 18h30 | Film à l'affiche | Les Gosses de Tokyo | Wolke 9 |
| 20h45 | Die Welle | Film à l'affiche | |
| 21h00 | Lars and the Real Girl |
20h45 Avant-Première! Die Welle (”La Vague”) de Dennis Gansel, Allemagne, 1h41
Plus d’informations sur le site du distributeur du film, Rialto
Synopsis :
Pendant une semaine d’atelier, un professeur de collège propose à ses élèves une expérience ayant pour but de leur expliquer comment fonctionne un régime totalitaire. Commence alors un jeu de rôles aux conséquences tragiques. Au bout de quelques jours, ce qui avait débuté par des notions inoffensives telles que la discipline et l’esprit communautaire, devient alors un véritable mouvement : LA VAGUE. Le 3e jour, les étudiants commencent à exclure et persécuter ceux qui n’ont pas rallié leur cause. Quand le conflit éclate et tombe dans la violence lors d’un match de water-polo, le professeur décide de mettre fin à l’expérience. Mais il est trop tard. LA VAGUE est incontrôlable.
Bande-annonce (en anglais)
18h00 Apéritif officiel de la manifestation
Présentation du nouveau projet de transformation du City et des musiciens présents pour l’accompagnement du film de 18h30.
Pour en savoir plus sur le projet CityClub : Trois fonctions pour une salle, téléchargez le dossier complet et visitez la page de l’association sur le blog!
18h30 L’événement! Umare te wa mita keredo (Les gosses de Tokyo), film muet de Jasujiro Ozu, Japon,1932, 1h29, avec accompagnement “live”
Plus d’informations chez le distributeur du film, Trigon.
Critique par Martial Knaebel :
Les gosses de Tokyo de Ozu en tournée Après une illustration musicale spécialement composée pour l’occasion et une première enthousiaste à Locarno, Christoph Baumann, Dieter Ulrich, Jacques Siron et Isa Wiss vont mettre en musique « Les gosses de Tokyo », le chef d’œuvre du cinéma muet réalisé par Yasujiro Ozu en 1932, à travers toute la Suisse. Une oeuvre de jeunesse inspirée du cinéma burlesque dont Ozu était un fervent admirateur – situations cocasses, grimaces, bagarres, accumulation et répétitions de gags –, influencé par les desiderata des studios de cinéma de Tokyo, mais avec déjà un langage et une sensibilité uniques qui font de l’histoire de ces deux gosses en révolte contre leur père. Un film jubilatoire, un bijou de finesse comique.
Les Gosses de Tokyo et un des premiers longs-métrages de Yasujiro Ozu. Un film drôle et tendre qui porte en germe l’oeuvre à venir du grand cinéaste japonais, où flotte un insondable mystère. La scène d’ouverture de Gosses de Tokyo (1932) est révélatrice. Un père et ses deux enfants s’apprêtent à emménager dans la banlieue de Tokyo lorsque soudain leur voiture s’embourbe. Les aléas de la vie. Mais cette scène symbolise également ce que le cinéaste n’aura de cesse de développer dans la suite de son oeuvre. Montrer des héros, ou plus justement, des anti-héros, embourbés dans la routine de la vie quotidienne. Il les met en scène de manière quasi minimaliste, dans un cadre extrêmement perfectionné et avec un minimum de mouvements d’appareils. Il atteint ainsi ce que les analystes de son oeuvre considèrent comme le « mystère » Ozu. Une oeuvre de jeunesse inspirée du cinéma burlesque dont Ozu était un fervent admirateur – situations cocasses, grimaces, bagarres, accumulation et répétitions de gags, influencé par les desiterata des studios de cinéma de Tokyo, mais avec déjà un langage et une sensibilité uniques qui font de l’histoire de ces deux gosses en révolte contre leur père un film jubilatoire, un bijou de finesse comique. Les deux gamins de 8 et 10 ans, souffre-douleur d’un chef de bande, décident de faire l’école buissonnière. Vertement réprimandés par leur père, ils s’aperçoivent que celui-ci, simple employé, est obligé de se soumettre à l’autorité de son patron jusqu’à se ridiculiser devant lui. Aussitôt les deux enfants entament une grève de la faim. Car si devenir quelqu’un d’important dans la société, comme le prêche le père, revient à faire des courbettes devant son chef, alors à quoi bon.
Extraits à visionner :
20h45 Avant-Première! Lars and The Real Girl (Une fiancée pas comme les autres) de Craig Gillepsie,USA/Canada, 1h42
Plus d’informations sur le site du distributeur, Rialto
Synopsis
Timide et introverti, Lars vit seul dans le garage aménagé de son frère Gus et de sa belle-soeur Karin, dans un petit village du Middlewest. Quand il leur annonce qu’il a enfin rencontré une jeune fille et qu’elle va bientôt lui rendre visite, Gus et Karin sont soulagés et très impatients de faire sa connaissance. Loin des clichés, le portrait bouleversant d’une réinsertion sociale.
Lars Lindstrom (Ryan Gosling) est un solitaire timide qui refuse même à son frère Gus (Paul Schneider) et à Karin (Emily Mortimer), sa belle-sœur attentionnée, toute participation à sa vie recluse dans un petit appartement au garage derrière la maison de ses parents. Jusqu’au jour où – ô surprise – Lars leur présente Bianca, sa nouvelle petite amie: pour lui, une Brésilienne éblouissante, pour Gus et Karin – de toute évidence et sans aucun doute possible – une poupée de silicone grandeur nature!
Désemparés, ces derniers demandent conseil à la doctoresse Dagmar (Patricia Clarkson) qui pose un diagnostic surprenant: Lars ne peut être aidé que si eux ainsi que toute la communauté traitent Bianca comme une personne réellement vivante. La superbe créature ne tarde pas à occuper le centre de la vie publique et à inciter les membres de la communauté à commettre des actes extraordinaires. Un film coup de cœur de toute première.
Bande-annonce :
11h00 Séance en présence des réalisateurs et des témoins André Rochat et Carlos Bauverd! La citadelle humanitaire, documentaire de Frédéric Gonseth et Catherine Azad, Suisse, 1h40
Synopsis
Rude tâche que celle d’”humaniser” la guerre. Et rude choc que celui des Mig contre le vieux fusil des tribus féodales. Qu’espère ce Suisse brandissant dans le désert arabique le célèbre drapeau rouge à croix blanche…? L’envoi de dizaines de délégués et de médecins suisses, allemands, français, dans la guerre civile qui se déroule au coeur du Yémen moyenâgeux, durant les années 60, est l’action la plus spectaculaire et la plus efficace menée par le Comité International de la Croix-Rouge à l’époque où il est encore seul en scène et où on ne parle pas encore d’ONG. Racontée par ceux-là même qui ont mené cette action au péril de leur vie, à commencer par le chef de mission André Rochat, cette aventure nous conduit du désert aux coulisses du pouvoir humanitaire et aux sources du combat pour la dignité humaine, dans un décor de citadelles aussi vieilles que la Bible, restées partiellement intactes jusqu’à aujourd’hui.
Carnet de préparation au tournage par Catherine Azad :
Crâne lisse sous son chapeau, complet noir, silhouette longiligne… » C’est ainsi qu’apparaît André Rochat à Catherine Azad lorsqu’elle le rencontre en août 2005 dans les locaux des éditions de l’Aire. L’ancien délégué du CICR est venu y présenter son livre L’homme à la croix. Cinq cent pages pour huit années de mission humanitaire au Moyen Orient. Trois quart d’heure pour en parler. L’évocation du Yémen ramène Claudine Azad en 1988. Des souvenirs qu’elle croyait enterrés à jamais resurgissent. Car entre la violence permanente faite à la population féminine, les lois tribales et les ravages du qat, ce pays traversé avec Frédéric Gonseth et leur fille âgée de 6 ans ne lui avait guère plu. Difficile, par conséquent, de partager l’enthousiasme de son compagnon face au récit d’André Rochat. D’autant moins que ce dernier lui apparaît comme « un être raide, imbu de lui-même, militariste et difficile d’accès ». Elle accompagne tout de même le réalisateur au premier rendez-vous fixé avec ce « Lawrence d’Arabie » vaudois. Si l’homme les électrise tous deux et que le projet de documentaire est lancé, elle s’imagine mal établir un véritable dialogue avec lui. Les heures d’interviews défilent, difficiles, puis gagnent bientôt en profondeur. « André-le-Conquérant-1er » baisse la garde, l’émotion point, Catherine Azad « commence enfin à apprécier cette immense aventure politique, historique, humaine qu’a été le Yémen des années 60 ». C’est sur l’aventure qu’aura été, pour elle, ce documentaire que Catherine Azad revient dans ce bref carnet. Sur la découverte de cet homme étonnant, sur son propre retour au Yémen de Sanaa à Aden, sur ses racines pakistanaises enfouies et avec lesquelles, qui sait, elle renouera peut-être un jour.
Pierres d’islam de Catherine Azad dans le collectif : Rencontre, Editions de l’Aire, Vevey, 2008
Bande-annonce
16h15 Séance en présence des réalisateurs et Apéritif « Mojito » offert par Look Now à l’issue de la projection! La Reina del Condon, documentaire de Silvana Ceschi et Reto Stamm, Suisse, 1h16
Synopsis
Au début des années 60, une jeune Allemande de l’Est tombe amoureuse d’un officier de marine cubain et le suit jusqu’à La Havane. Avec la révolution cubaine, sans qualifications spécifiques et presque malgré elle, Monika Krause devient la figure-phare de la libération sexuelle sur l’île de Fidel Castro. Au pays du machisme-roi, elle parle de la satisfaction sexuelle des femmes, s’engage en faveur de l’avortement et de la contraception, et lutte contre la discrimination des homosexuels. Brisant les tabous,
son surnom la rendra célèbre dans tout le pays : “Monika, la reina del condón” – la reine du préservatif. Appréciée et honorée par les uns, elle s’attirera la foudre et le mépris des autres. Proche des milieux dirigeants, le mari de Monika cautionne de moins en moins le rôle endossé par sa femme, et leur union finit par voler en éclats. Après la chute du mur de Berlin, Monika fuit vers l’Allemagne, accompagnée de ses enfants. De retour à Cuba 15 ans plus tard, les fils retrouvent leur père et les lieux de leur enfance, et décident d’entamer des recherches : les Cubains se souviennent-ils de “la reina del condón”?Un film sur la gloire et la chute d’une famille, sur une réalité sociale et des idéaux, sur les tabous et les préjugés. Un film sur une militante au cœur vaillant, des machos invétérés et la vie amoureuse dans les Caraïbes.
Bande-annonce
18h30 Avant-première! Wolke 9 (7e Ciel), film d’Andreas Dresen, Allemagne, 1h36 (Prix Tudor d’interprétation féminine à Ursula Werner, cinéma Tous Ecrans 2008, Genève et Prix coup de coeur du jury Un Certain Regard, Festival de Cannes 2008)
Plus d’informations sur le site officiel du film
Synopsis
Elle ne l’a pas cherché. C’est juste arrivé comme ça. Des
regards à la dérobée, une attirance. Pourtant, il n’était pas prévu que ça arrive. Inge a dépassé les 60 ans. Elle est mariée depuis 30 ans et aime son mari. Mais Inge est attirée par cet
homme plus âgé, Karl, qui a déjà 76 ans.Le coup de foudre. L’amour physique. Et d’un seul coup, elle
se sent à nouveau comme une jeune fille…
Bande-annonce
Crédit photos du City Club utilisées sur cette page ainsi que sur le dossier de presse et le flyer de l’événement : Vincent Philbert, dont les photos sont en ligne sur Flickr et sous licence Creative Commons.
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