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Reprise de Millénium

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Dès ce soir, le City Club reprend le film suédois de Niels Arden Oplev Millénium tous les soirs à 20h45. Millénium est le premier volet cinématographique adapté de la trilogie littéraire éponyme de Stieg Larsson, auteur décédé en 2004.

De Niels Arden Oplev, durée : 140 minutes, avec : Michael Nyqvist, Noomi Rapace, Emil Almén, Peter Andersson, Willie Andréason, Sofia Brattwall, Gösta Bredefeldt, David Dencik, Alexandra Eisenstein, Barbro Enberg, Lena Endre, Jacob Ericksson, Christian Fiedler, Ewa Fröling

Synopsis

Mikael Blomkvist est journaliste économique dans le magazine Millénium. Comdamné pour diffamation, il décide de prendre de la distance avec sa vie et son métier. Mais Henrik Vanger, grande figure de l’industrie suédoise, fait appel à lui afin d’enquêter sur un meurtre non élucidé, celui d’Harriet Vanger, nièce du grand homme et disparue à l’âge de seize ans.

Au cours de ses recherches, Blomkvist se rend compte que la famille Vanger semble cacher bien des haines et des secrets. Dans le cadre de don enquête, le journaliste est amené à rencontrer Lisbeth Salander. La jeune femme de vingt-quatre ans possède un don exceptionnel, celui de découvrir des informations introuvables.

Tous deux vont être amenés à se croiser dans une enquête qui va révéler beaucoup plus que ce que chacun aurait pu imaginer…

Critique de dvdrama.com

Le premier volet de la trilogie Millénium va diviser le public et la critique comme toute adaptation de best-seller ultra-populaire en Occident. Souffrant d’une transposition stricto sensu du roman d’origine, le film flirte par moments avec le ridicule. Certaines fidélités outrancières risquent donc de bloquer le regard des aficionados du roman et compromettre l’entreprise d’une pareille adaptation cinématographique. Toutefois, on peut se féliciter d’avoir une déclinaison cinématographique européenne risquée et honnête qui ne tombe pas dans la mièvrerie ni le misérabilisme. Le principal souci réside donc, une fois de plus, dans le manque d’appropriation du matériau d’origine par le réalisateur, afin d’en proposer une approche cinématographique digne de ce nom. La puissance évocatrice, la violence, et la profondeur psychologique du livre demeurent en substance dans sa déclinaison sur grand écran, mais le tout manque d’âme et d’audace picturale.

Nous gardons Fausta : La Teta Asustada de Claudia Llosa au programme en VO tous les soirs à 18h45 jusqu’à mardi 7 juillet y compris.

Sortie de Fausta : La Teta Asustada

Dès ce mercredi 17 juin à l’affiche du City Club le film de Claudia Llosa, Fausta : La Teta Asustada à toutes les séances.

Claudia Llosa à la Berlinale remporte l'Ours d'Or

Site officiel du film en espagnol
Dossier de presse en anglais à télécharger
La page IMDB du film
La page du film chez le distributeur suisse Trigon Film

Magaly Solier à Berlin, meilleure actrice hispano-américaine

Claudia Llosa, 32 ans, réalisatrice et Magaly Solier, qui incarne le personnage de Fausta

Rencontre avec le duo du film “La Teta Asustada”, Ours d’or à Berlin

LEMONDE.FR | 15.02.09 | 18h46 Mis à jour le 16.06.09 | 13h51

A l’heure où cet entretien est réalisé, samedi 14 février à 12 heures, personne ne se doute que La Teta Asustada, film qui a moins que d’autres suscité une unanimité critique, recevra quelques heures plus tard la récompense suprême. L’intervieweur moins que quiconque, qui désire simplement mieux connaître les ressorts d’un film qu’il admire, plutôt qu’il ne se pique d’avoir le nez creux (voir la désastreuse aventure Paul Schrader, vécue quelques jours plus tôt).

Les grands festivals de cinéma étant ce qu’ils sont, il y est toujours difficile de réussir un entretien, tout particulièrement avec deux interlocutrices et un interprète au milieu. Trop de stress, un temps cruellement compté, les collègues d’avant qui s’éternisent et ceux d’après qui piaffent d’impatience : on y glane ce qu’on peut, en projetant de terminer le chantier lors d’une hypothétique sortie du film en France, aucun distributeur n’ayant de fait acheté le film à l’heure de cet entretien. Huit heures plus tard, la situation est différente. En attendant le distributeur, voici la conversation, brute de décoffrage, telle qu’elle s’est déroulée.

Comment vous êtes-vous rencontrées ?

Claudia Llosa : Je faisais des repérages pour mon premier long métrage, Madeinusa, et je suis passé par le village natal de Magaly, Huanta, qui a été un des premiers villages conquis par le Sentier lumineux et l’un des derniers à être libéré. Je voulais assister à l’une de ces cérémonies spectaculaires du Christ articulé qui se donnent dans tous les villages de la région à l’occasion de la Pâque. Un Christ de taille humaine, avec des bras articulés qui lui donnent un effet de réel, est descendu de la Croix par le peuple. C’est là, sur les marches de l’église, que j’ai rencontré Magaly, qui vendait de la nourriture. Je l’ai trouvé immédiatement très attirante, très séduisante, et je me suis présentée à elle.

Magaly Solier : J’avais seize ans à l’époque et je n’avais aucune confiance en moi. Ma mère m’interdisait de parler aux étrangers et me disait que les Américains enlevaient les enfants. Mais Claudia m’a inspiré confiance et nous sommes restés en contact. Elle me téléphonait régulièrement à l’école. Ca a duré un an et un jour elle m’a dit de venir pour le casting.

Vouliez-vous devenir actrice alors ?

Magaly Solier : Je n’avais aucune idée de ce que c’était. Avant d’aller à Lima, j’ai cherché dans le dictionnaire la signification du mot casting. Jusqu’alors, j’avais envisagé de m’engager dans la police, ou d’être infirmière. Je voulais aussi être chanteuse, parce que je chante depuis l’âge de huit ans et que c’est ma véritable passion. Mais je savais que c’était un rêve lointain, surtout pour quelqu’un qui vient d’un milieu modeste.

Que font vos parents, comment envisagent-ils votre carrière ?

Magaly Solier : Ils sont paysans. Je crois qu’ils commencent à comprendre seulement maintenant ce que je fais.

Comment avez-vous vécu les atrocités auxquels fait allusion le film ?

Magaly Solier : Je devais avoir cinq ans à l’époque, mais ma mère m’a raconté ce qui s’est passé. Nous passions notre temps à fuir car les rebelles tuaient les hommes et violaient les femmes. Ma mère me portait dans des draps. Toutes les cicatrices que j’ai sur mon corps viennent de ces courses dans les champs. Ma mère m’a dit que je pleurais souvent et que c’était souvent un signe que les terroristes arrivaient.

Avez-vous composé les chansons du film ?

Magaly Solier : Claudia a écrit les paroles et j’ai composé la musique.

Quel est le statut de la langue quechua aujourd’hui au Pérou ?

Magaly Solier : C’est une langue qui disparaît petit à petit car elle est un signe de honte sociale. Déjà quand j’étais petite, ma mère ne voulait pas que je l’apprenne. Je la parlais avec ma grand-mère.

Claudia, comment avez-vous eu l’idée de ce film ?

Claudia Llosa : En lisant les témoignages des nombreuses femmes qui ont été violées durant ces événements. Et aussi la croyance populaire qu’elles transmettaient avec leur lait l’effroi de ce qu’elles avaient vécu à leurs nourrissons. C’est une idée très forte, à partir de laquelle j’ai créé le personnage de Fausta, l’enfant de cette peur, qu’interprète Magaly.


Ces événements sont à peine évoqués dans le film, où les personnages mentionnent simplement les terroristes. Mais les exactions n’étaient-elles pas commises aussi bien par la rébellion du Sentier lumineux que par les forces gouvernementales ?

Claudia Llosa : Oui, vous avez raison. Mais à l’époque, les choses étaient si violentes et si confuses qu’on ne savait jamais vraiment d’où venait le danger. La violence avait un double visage. C’est pour cela que j’évite d’aborder frontalement la chose dans mon film. Je ne veux pas désigner les coupables mais je veux montrer l’étendue du désastre qu’ils ont commis…

Propos recueillis par Jacques Mandelbaum
Source : Le Monde

Avant-Première de “Fausta : La Teta Asustada”

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Ours d’or 2009 à Berlin, le dernier film de la péruvienne Claudia Llosa (Madeinusa en 2006) Fausta : La Teta Asustada va sortir au City Club dès mercredi 17 juin. Avant sa sortie officielle, nous avons l’honneur d’annoncer que nous organisons une avant-première du film le vendredi 12 juin à 20h30 en présence de la réalisatrice qui pourra présenter son film au public, ainsi que répondre aux questions du public en fin de séance.

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Fausta souffre d’une maladie, le «lait de la douleur», qui se transmet par le lait maternel. Elle touche les femmes victimes de violences subies lors de la guerre civile menée par le Sentier Lumineux et l’armée péruvienne. Cette période est révolue, mais Fausta en porte encore les stigmates. A la mort de sa mère, Fausta se retrouve d’un coup sans protection pour affronter ses frayeurs et ses angoisses vis-à-vis du monde, et surtout des hommes, qui l’entourent.

La réalisatrice péruvienne Claudia Llosa appréhende de manière critique le passé oppressant de son pays: la commission de la vérité et de la réconciliation (CVR) mise en place au Pérou en 2001 a enregistré près de 70′000 assassinats ainsi que d’innombrables viols, enlèvements et violations des droits de l’homme pour la période allant de 1980 à 2000.

“La teta asustada” est un film au regard iconoclaste, suprenant, rafraïchissant, qui fait souffler un vent nouveau de liberté. Le film a été récompensé par l’Ours d’Or à la Berlinale de 2009. Source : Trigon le distributeur suisse du film

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