23.12.09 Le Concert
!!!EXCLUSIVITE!!!
Numéro 1 à Paris dès sa sortie, Le concert de Radu Mihaileanu crée un véritable raz de marée. Le City Club est heureux de vous annoncer que ce film tant attendu sortira dans notre salle en exclusivité lausannoise dès le 23 décembre!
C’est un projet qui a commencé en 2002 avant le tournage du magnifique et “césarisé” Va, vis et deviens. Approché par un producteur qui lui propose un synopsis qui raconte l’histoire d’un faux orchestre du Bolchoï qui débarque à Paris, le réalisateur d’origine roumaine décide de partir de cette idée et de l’adapter à sa sauce. Il part donc en Russie avec Alain-Michel Blanc avec qui il collabore. Ils vont rencontrer pendant ce séjour de deux semaines les personnes qui ont nourri les personnages du film Le concert.
Le concert est à voir comme une métaphore des rapports fondamentaux entre individu et collectivité, au coeur de la crise actuelle de cette société qui a atteint les limites de l’individualisme. Le morceau que l’orchestre interprète au concert, soit “Concert pour violon et orchestre de Tchaïkovski” représente à lui seul cette métaphore.
Sortie en exclusivité lausannoise au City Club dès le 23 décembre
Dès le 23.12.09 LE CONCERT
Synopsis
A l’époque de Brejnev, Andrei Filipov était le plus grand chef d’orchestre d’Union soviétique et dirigeait le célèbre Orchestre du Bolchoï. Mais après avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, dont son meilleur ami Sacha, il a été licencié en pleine gloire.Trente ans plus tard, il travaille toujours au Bolchoï mais comme homme de ménage. Un soir, alors qu’Andrei est resté très tard pour astiquer le bureau du maître des lieux, il tombe sur un fax adressé à la direction du Bolchoï : il s’agit d’une invitation du Théâtre du Châtelet conviant l’orchestre officiel à venir jouer à Paris. Soudain, Andrei a une idée de folie : pourquoi ne pas réunir ses anciens copains musiciens, qui vivent aujourd’hui de petits boulots, et les emmener à Paris, en les faisant passer pour le Bolchoï ? L’occasion tant attendue de prendre enfin leur revanche…
Les propos de Radu Mihaileanu
J’ai compris pendant le mixage que cette métaphore réside dans le choix même du concert qui occupe la fin du film : le Concert pour violon et orchestre de Tchaïkovski. Pour moi, il s’agit effectivement du rapport entre l’individu et la collectivité qui renvoie à la crise actuelle. On constate aujourd’hui qu’on a atteint le degré ultime de l’individualisme et que les êtres humains se sentent en porte-à-faux par rapport à notre monde: ils aimeraient conserver les droits fondamentaux de l’individu tout en revenant à une société un peu plus solidaire.[…] La crise semble le démontrer avec violence : le lien entre l’individu et collectivité doit être très fort et, pour trouver l’harmonie – ou le bonheur-, on doit essayer de jouer autant que possible à l’unisson.
A propos du sort des intellectuels et des artistes sous Brejnev évoqué par le film
Même si un tout petit vent de liberté s’était mis à souffler près de dix ans avant la Perestroïka, le pouvoir essayait encore de bâillonner les intellectuels. Car tout régime totalitaire a peur que le point de vue des intellectuels ne se propage aux masses et que ces dernières ne se soulèvent. Brejnev se méfiait notamment des juifs qui ont souvent pris la parole sur des questions sensibles et qui avaient des parents à l’étranger, susceptibles de relayer leur point de vue. C’est ainsi que Brejnev a chassé les musiciens juifs de l’orchestre du Bolchoï, tout comme les Russes qui les ont défendus. De même, le régime craignait les gitans, et les minorités en général, qui ne se soumettaient pas à son autorité. De fait, les gitans n’ont jamais obéi aux ordres dans aucun pays: ce sont les êtres humains les plus libres au monde. J’ai souhaité évoquer cette réalité en filigrane. En revanche, j’ai cherché à montrer qu’un geste à priori anodin – l’éviction du chef d’orchestre et des musiciens juifs – peut susciter un traumatisme terrible sur toute une génération qui peut mettre trente ans à s’en relever. C’est le cas de beaucoup de destins brisés de gens ordinaires des pays de l’Est.
Le thème du film : l’ultime harmonie… Mais qu’est-ce donc?
Dans mon métier, ce sont des moments de grâce. Par exemple, quand on a une scène à jouer et qu’on ne sait pas bien comment l’aborder, que le réalisateur vient vous dire un mot dans l’oreille, et que tout s’éclaircit; on joue la scène et cela ne vous appartient plus. J’ai l’impression que l’ultime harmonie, c’est quelque chose qui ne vous appartient plus et qui se produit à un sommet de perfection. C’est quelque chose qui n’est pas réfléchi et qu’on ne peut pas atteindre si on cherche à l’atteindre.
Spontanément et sans beaucoup réfléchir – pour moi c’est l’amour. Ensuite, on peut penser qu’en amour il existe beaucoup de nuances. L’art, c’est sans doute une sorte d’amour. Depuis l’époque de la peinture murale, les gens arrivent à atteindre cette ultime harmonie en faisant quelque chose de nouveau et en se mettant au-dessus de la vie ordinaire.
C’est lorsque, dans un concert, il se produit une osmose absolument incroyable entre le public, le concertiste, l’orchestre et le morceau de musique.
Je préfère ne pas le savoir.
Critiques
Le monde.fr par Jean-Luc Douin
Parfois poussive, portée par une énergie typiquement slave, l’épopée trouve sa vraie raison d’être artistique dans ce dernier quart d’heure qui dénoue les nœuds de l’intrigue et sublime cette fameuse idée d’une “ultime harmonie”, illustrant l’instant magique où le violon entraîne l’orchestre, où l’individu et le collectif ne font qu’un.En filigrane, on retrouve l’idée forte du cinéma de Radu Mihaileanu, fils d’un juif roumain ayant dû changer de nom pour survivre : celle de la fatalité de devoir se faire passer pour ce qu’on n’est pas afin d’imposer son identité. Train de vie, son premier film, retraçait le périple d’un groupe de juifs créant un faux train de déportés pour échapper aux nazis. Va, vis et deviens montrait un “tricheur”, gosse éthiopien réfugié au Soudan, que sa mère faisait passer pour juif afin de le faire bénéficier de l’opération Moïse grâce à laquelle huit mille falashas furent transférés en Israël…En ces temps d’individualisme à tous crins, il conjugue ici son obsession de l’imposture rédemptrice avec une réflexion sur la beauté des combats solidaires.
L’evene.fr par Matthieu Menossi
Derrière les apparences du simple divertissement grand public, le réalisateur évoque le souvenir douloureux de l’URSS de Brejnev il y a trente ans. De cette Russie humiliée et mise à terre. De ses intellectuels brimés, asphyxiés aujourd’hui bien décidés à se relever. Un désir incarné par cette envie désespérée qui anime Ivan, ancien chef d’orchestre du prestigieux Bolchoï, de se rendre à Paris, accompagné de ses anciens compagnons de partition, pour jouer Tchaïkovsky au Théâtre du Châtelet. A la douleur et aux cicatrices de l’oppression, Radu Mihaileanu oppose l’extravagance, l’autodérision et le burlesque.Un face à face saisissant entre le soliste et l’orchestre, où chacun devra comprendre les dissonances de l’autre pour parvenir à jouer à l’unisson.
Les Echos, par Adrien Gombeaud
Un tiers Buena Vista Social Club, un tiers Choristes, un tiers de Goodbye Lenine, un peu de rires, de nostalgie et de tendresse : Le Concert est un habile cocktail commercial, parfaitement exécuté. Radu Mihaileanu, auteur de Vas, vis et deviens, équilibre ses moqueries pour ne froisser personne. Les Russes sont des ploucs, les Français des acariâtres et la musique réconcilie tout le monde.
Filmographie de Radu Mihaileanu
- 2009 Le concert
- 2005 Va, vis et deviens
- 1998 Train de vie
- 1993 Trahir
- 1980 Les quatre saisons
A lire
A voir
- Des images du making of sur la Place Rouge
- Des images du tournage en HD avec les répétitions de l’orchestre, l’avant-première du film au Châtelet, les impressions du gratin invité
- Le réalisateur parle des russes qui parlent français
A écouter
- Une interview du réalisateur sur France Bleue Isère
- La musique du film sur le site officiel
25.11.09 Birdwatchers – La Terre des Hommes Rouges
Réalisateur : Marco Bechis; pays : Brésil; avec : Claudio Santamaria, Alicelia Batista Cabreira, Chiara Caselli, Abrisio Da Silvia Pedro, Ademilson Concianza Verga, Ambrosio Vilhalva, Mateus Nachtergaele, Fabiane Pereira Da Silva, Eliane Juca Da Silva, Nelson Concianza, Leonardo Medeiros, Inéia Arce Gonçalves, Poli Fernandez Souza, Urbano Palacio; scénario : Marco Bechis, Luiz Bolognesi, coll. Lara Fremder; montage : Jacopo Quadri; musique : Domenico Zipoli (1688-1726), Andrea Guerra; image : Hélcio Alemão Nagamine; son : Gaspar Scheuer; équippement : Clóvis Bueno, Catarina Giargia; costumes : Catarina Giargia, Valeria Stefani; production : Gullane (Brazil), Classic (Italy); format : scope; durée : 108; langue : Guarani/Port.; sous-titres : d/f; distinctions : Unesco Prize, Mostra del Cinema Venezia 2008; sortie prévue : 25 novembre; distribution suisse : Trigon
A la suite d’un nouveau suicide parmi les membres de leur communauté, un groupe d’indiens Guarani-Kaiowà du Mato-Grosso, emmenés par Nadio et un vieux chaman, décide de retourner sur leurs terres ancestrales. Celles-ci sont devenues la propriété d’un riche fermier qui ne voit pas d’un bon œil cette troupe dépenaillée qui s’installe au bord de la route. Un de ses employés les surveillera depuis une caravane placée près du campement. Pendant ce temps, la vie s’organise, vaille que vaille. Le vieux chaman enseigne son savoir à son successeur désigné, Osvaldo, qui est tout aussi intéressé par la vespa, et la fille du fazendeiro qui se trouve dessus.
En plaçant son récit du point de vue des Indiens, l’Italo-Argentin Marco Bechis subvertit les clichés anthropologiques qui leur sont liés. Il nous livre ainsi un récit très réaliste pourtant teinté d’un humour corrosif qui évite tout misérabilisme.

- Lire l’article au sujet du film sur Derriere Le Hublot
- Télécharger le dossier de presse de Trigon
- Télécharger le flyer du film
















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