“Mademoiselle Chambon” en reprise!

Dès mercredi 18, nous reprenons le film de Stéphane Brizé Mademoiselle Chambon, tous les soirs à 20h30, jusqu’à mardi 24 compris. Nous gardons Fish Tank (voir l’article détaillé) tous les soirs du 18 au 24 à 18h15, ainsi que Un dernier pour la route (voir l’article détaillé) samedi 21 et dimanche 22 à 16h00.

Mademoiselle Chambon

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De Stéphane BRIZE. Avec Vincent LINDON, Sandrine KIBERLAIN, Aure ATIKA.
Durée : 1h41 – Age légal 16 ans / suggéré dès 16 ans – XENIX FILMDISTRIBUTION 2008 – France

Synopsis

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Jean est quelqu’un de bien: un bon maçon, un bon fils, un bon père et un bon mari. Et dans son quotidien sans heurt, entre famille et travail, il croise la route de Mademoiselle Chambon, l’institutrice de son fils. Il est un homme de peu de mots, elle vient d’un monde différent…
Ils vont être dépassés par l’évidence des sentiments.

Critique de Thomas Sotinel sur Lemonde.fr

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[…]voici Vincent Lindon troublé par Sandrine Kiberlain. Ce maçon-là vient de loin, d’un roman d’Eric Holder paru en 1996 (J’ai lu). De toute façon, l’effet dramatique est intemporel, qui oppose la solidité des maisons à la fragilité des vies qui les habitent. Sur cette idée tout ordinaire, Stéphane Brizé et ses interprètes ont construit un film d’une grande délicatesse, qui assume parfaitement sa condition de spectacle tout en s’approchant au plus près de la vérité des sentiments.
Thomas Sotinel

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Les propos du réalisateur au sujet du film
L’adaptation cinématographique d’un roman est un exercice périlleux; Stéphane Brizé parle de ce travail effectué avec sa co-scénariste Florence Vignon.

[Stéphane Brizé]

Avec ses outils de romancier, [Eric Holder] parlait de ces personnes avec une fragilité et une émotion qui semblaient me dire : “Voilà ce que tu dois filmer, c’est à cela que tu dois oser te confronter”. Avec Florence Vignon, nous nous sommes alors mis au travail pour adapter ce livre. Et à l’arrivée, nous ne l’avons sans doute pas adapté. J’ai fait parvenir le scénario à Eric Holder lorsque nous avons achevé notre travail. En retour, il nous a écrit une très belle lettre dans laquelle il nous disait: “c’est moins une adaptation qu’un prolongement, qu’un enrichissement, qu’un dévoilement d’une émotion que le roman tâchait de transmettre”.

Je crois qu’il faut parfois savoir trahir un livre pour transformer le plus justement une émotion littéraire en émotion cinématographique. Nos outils de narration sont tellement différents qu’une adaptation littérale d’une œuvre est bien souvent une erreur. Enfin, c’était le cas pour ce roman. Il ne faut pas faire de généralités.

Le réalisateur dit ne pas vouloir faire passer de message spécifique au travers de ses films, mais plutôt vouloir capturer quelque chose; il s’attarde ici à un personnage, celui de Jean, qu’il décrit ainsi :

Lindon et KiberlainJean est un homme peu à l’aise avec les mots et l’expression des sentiments. Il est alors intéressant et émouvant de regarder comment il va réagir face à une émotion qui le submerge et un dilemme qui s’impose à lui. Partir ou rester, voilà le choix qu’il va avoir à faire, avec toutes les bonnes raisons qui peuvent pousser un être humain à agir d’une manière ou d’une autre.

Il y a juste tout un pan de lui-même qu’il ne connaît pas et qu’une rencontre fortuite va révéler en même temps qu’il verra vaciller l’ensemble de ses certitudes.


A lire

A voir

Les références musicales du film

Filmographie de Stéphane Brizé

twits de la semaine

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“Un prophète” en reprise au City!

Dès mercredi 11 novembre, nous reprenons Un prophète de Jacques Audiard, tous les soirs à 20h30. Fish Tank D’Andrea Arnold (UK) reste au programme tous les soirs à 18h15 et nous continuons aussi en supplémentaire samedi et dimanche à 16h00 Un dernier pour la route de Philippe Godeau. Pour les détails, voir l’article sur Fish Tank et l’article sur Un dernier pour la route.

Un prophète, tous les soirs à 20h30

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Avec Tahar RAHIM, Niels ARESTRUP, Adel BENCHERIF. Durée : 2h35 – Age légal 14 ans / suggéré dès 16 ans – FILMCOOPI ZURICH AG 2008 – France

Synopsis
Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena ne sait ni lire, ni écrire. À son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 19 ans. D’emblée, il tombe sous la coupe d’un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des “missions”, il s’endurcit et gagne la confiance des Corses.
Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau…

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Entretien avec Jacques Audiard

Comment en êtes-vous venu à raconter cette histoire ?
Ce qui nous intéressait avec mon co-scénariste, Thomas Bidegain, c’était de se demander comment à partir du sujet d’Abdel Raouf Dafri et Nicolas Peufaillit, nous allions créer une histoire de cinéma qui nous semblerait pertinente. Il fallait donc trouver une manière de faire résonner UN PROPHÈTE dans le champ contemporain. Nous voulions fabriquer des héros à partir de figures que l’on ne connaît pas, qui n’ont pas de représentation iconique au cinéma, comme les Arabes par exemple. En France, le cinéma a tendance à les mettre en scène uniquement dans des représentations naturalistes et sociologiques. Or, nous voulions faire un pur film de genre, un peu à la manière du western qui a mis en lumière des visages que l’on ne connaissait pas et qui les a transformés en héros.

A travers le personnage de Malik, le film véhicule l’idée que le savoir et la connaissance permettent d’accéder au pouvoir.
Oui et c’est ce qui est le plus intéressant. Ce type de personnage casse l’idée générale qu’il n’y a pas que les « sanguins à gros bras » qui l’emportent. En suivant le parcours de Malik, on observe un cerveau en action, un cerveau qui donne des preuves d’adaptabilité phénoménale que le personnage va d’abord utiliser dans des comportements opportunistes, « sauver sa peau », survivre pour ensuite améliorer son sort et enfin accéder à un autre niveau, au pouvoir.

Comment avez-vous structuré votre désir d’ériger Malik en héros ?
En partie à travers l’image des Arabes dans le cinéma qui est soit nulle, en les représentant en terroristes, soit simplement naturaliste en ne faisant que coller à la réalité sociale. Ces postulats m’ont très vite amené à la question du choix des comédiens. Pour le rôle de Malik, il fallait quelqu’un d’extrêmement polymorphe et qui correspond parfaitement à la thématique de l’identité sur laquelle le film repose. C’est un jeune homme qui n’a pas d’histoire et qui va s’en écrire une sous nos yeux. Très tôt, nous avons su que ce récit-là ne pouvait pas tenir s’il était incarné par des acteurs identifiables, des « têtes connues », justement parce qu’il s’agit d’une histoire d’accession à la visibilité.

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Y avait-il également l’envie de décloisonner le cinéma français ?
C’était inhérent au projet. Je n’ai pas une filmographie considérable, je n’ai réalisé que cinq films. J’ai travaillé avec Matthieu Kassovitz, Vincent Cassel, Romain Duris, et d’autres acteurs vraiment formidables, mais après DE BATTRE MON CŒUR S’EST ARRÊTÉ, j’avais envie d’inconnus. Cette idée allait de pair avec la conscience que le cinéma a une inscription sociale forte. Et que s’il ne parle pas du monde tel qu’il est, s’il ne capte pas le monde qui défile, je ne sais pas à quoi il sert. Quand je dis ça, ce n’est pas polémique, c’est juste que mon truc est d’inscrire de la fiction dans ce qui semblerait être de la réalité. Je pense qu’aujourd’hui, en France, le cinéma est incroyablement réducteur de ce point de vue là. Je ne sais pas de quelle réalité le cinéma français parle. Pour ma part, si je dois me concentrer sur mes proches et mes semblables, on va vite faire le tour. Encore une fois, je parle juste de ma boutique, les autres font exactement ce qu’ils veulent. Donc oui, le projet du film était de décloisonner autant le casting que de prendre en compte le fait que le monde change et que les figures héroïques doivent évoluer. A mon sens, il y a de nouvelles mythologies à bâtir sur de nouveaux visages et de nouveaux parcours.

Est-ce que, selon vous, UN PROPHÈTE est un film moral ?
Oui, ce qui aurait été immoral, c’est d’en faire un personnage sans conscience. Or il a conscience du bien et du mal, il le sait dans sa chair, car justement, on lui a fait du mal.

Est-ce que vous étiez conscient en faisant UN PROPHÈTE de faire un film qui s’ancre dans la culture populaire ?
C’est ce dont j’avais envie. Pour autant, nous souhaitions faire un anti SCARFACE. Pour moi, les névropathes sont de purs crétins et ne peuvent être en aucun cas des objets d’identification. L’ascension d’un fou furieux ne m’intéresse absolument pas. En revanche, un film comme LA HAINE de Matthieu Kassovitz a permis de capter quelque chose auquel je suis sensible. Si UN PROPHÈTE va parfois sur le même terrain, c’est volontaire. Il y a un manque que ces deux films cherchent à dénoncer.

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Morceaux choisis du dossier de presse.

Filmographie du réalisateur

La critique de Jacques Mandelbaum sur Lemonde.fr “Un Prophète” : la prison, une école de la vie, selon jacques Audiard

Cette semaine : “l’Affaire Farewell” et “Un dernier pour la route” en reprise

Dès mercredi 4 novembre, en plus de Fish Tank qui est prolongé d’une semaine (tous les soirs à 18:15 et dimanche 8 à 14:00 en plus), le City Club reprend L’Affaire Farewell (tous les soirs à 20:30) et Un dernier pour la route (samedi 7 et dimanche 8 à 16:15) en attendant les sorties annoncées sur la page “Prochainement” de ce blog.

Dès mercredi 4.11.09 tous les jours à 20:30 L’affaire Farewell de Christian CARION

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Avec Guillaume CANET, Emir KUSTURICA, Willem DAFOE.
Durée : 1h53 – Age légal 10 ans / suggéré dès 14 ans – PATHE FILMS A.G. 2008 – France

La critique de Thomas Sotinel sur Lemonde.fr

S’il est un genre qui ne s’est jamais acclimaté en France, c’est bien le film d’espionnage. La fortune d’OSS 117 (la parodie, pas l’original), repose d’ailleurs sur cette incompatibilité. Elle garantit au moins à L’Affaire Farewell le mérite de l’originalité. L’intérêt du film de Christian Carion ne s’arrête pas là. Récit d’une affaire qui affaiblit considérablement les services soviétiques dans les années qui précédèrent la fin de l’URSS, L’Affaire Farewell est portée par un scénario précis (qu’on aurait tort de prendre pour la relation des faits historiques) qui nourrit un duo d’acteurs inspirés, par ailleurs tous deux réalisateurs, Guillaume Canet et Emir Kusturica.

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Au début des années 1980, Pierre Froment (Canet), jeune ingénieur en poste à Moscou pour une multinationale française, est contacté par un homme qui se présente comme un colonel du KGB, Grigoriev (Kusturica). Ce dernier se déclare prêt à communiquer aux services français des informations qui permettront au camp occidental de neutraliser la campagne de pillage des secrets industriels qui avait déjà donné à l’URSS le Tupolev 144 et la navette Bourane. Dans la réalité, l’obtention de ces secrets, dévoilés par le colonel Vetrov – qu’on avait affublé du nom de code “Farewell” -, permit à François Mitterrand de démontrer à Ronald Reagan qu’il était un bon Occidental, malgré la présence de ministres communistes dans son gouvernement.

Christian Carion a rebaptisé tous les personnages de cette affaire, à l’exception des chefs d’Etat. Philippe Magnan et Fred Ward qui jouent les présidents français et américain sont grimés pour ressembler à leurs modèles dont ils reprennent les mimiques et les intonations. Cette esquisse sommaire, un peu caricaturale, du grand jeu planétaire est là pour faire ressortir la folle ambition du petit colonel, les conséquences telluriques de sa décision, mais aussi la vanité de son projet.
Sans ce personnage démesuré, et sans Emir Kusturica, L’Affaire Farewell s’écroulerait peut-être sous le poids de son ambition. Mais le metteur en scène du Temps des Gitans occupe tout l’espace de fiction du film, gonflant son bureaucrate de la Loubianka jusqu’à lui prêter des proportions shakespeariennes. Idéaliste, il refuse tout autre paiement que quelques bouteilles de cognac et des disques de Queen pour son fils, un adolescent qui a fait son deuil du socialisme dans un seul pays, et ne rêve que de Walkman et de Levi’s. Grigoriev se donne le vertige face à l’ampleur des destructions qu’il s’apprête à causer. Et plus le monde change autour de lui, en partie à cause de lui, plus il se détruit lui-même, mettant son mariage et sa famille en danger, se précipitant dans les bras de ses poursuivants.

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Transformation

Le petit ingénieur français est tout son contraire. D’abord dépassé par le fardeau, houspillé par une épouse que ses mensonges ne trompent pas, il prend peu à peu goût au jeu de l’espionnage. Guillaume Canet négocie cette transformation avec subtilité, aidé, pour définir la médiocrité initiale de son personnage, par les modes vestimentaires et capillaires de 1981. Plus tard, le scénario lui prête des aspirations à l’héroïsme un peu moins convaincantes.

Si la trajectoire de Grigoriev reste fascinante du début à la fin du film, la dernière partie de L’Affaire Farewell n’est pas tout à fait à la hauteur de son début. Christian Carion prend un plaisir manifeste à aller et venir entre un Moscou d’avant McDonald’s et les boîtes de nuit pour oligarques et la Maison Blanche (reconstituée) et l’Elysée (c’est le vrai).
Dans les faits, l’affaire Farewell s’est terriblement compliquée. La CIA remit en cause la fiabilité de la source (qui avait signalé la présence de taupes au sein de l’agence américaine), estimant que le comportement de Vetrov trahissait une santé mentale défaillante. A ce moment, on dirait que Christian Carion répugne à explorer plus avant la formidable ambiguïté du traître russe, laissant à son acteur toute la charge de ce travail.

Sur le coup, cette faiblesse apparaît à peine, parce que le récit – qui s’éloigne de plus en plus de l’exactitude historique – continue d’avancer vite, et parce qu’on reste sous le charme de cette invitation, inhabituelle dans le cinéma français, à construire de la fiction sur notre passé récent.

Thomas Sotinel

Auteur du livre Des secrets si bien gardés, Vincent Nouzille résume l’affaire Farewell sur son blog

Officier de renseignement modèle progressivement désillusionné par le système soviétique, Vetrov (interprété dans le film par Emir Kusturica) prit contact début 1981 avec des amis français de Thomson-CSF, qu’il avait connus dans les années 60 à Paris, afin de livrer des documents à la DST [NDLR: Direction de la Surveillance du Territoire], le service de contre-espionnage français.

Dans un premier temps, un des ingénieurs de Thomson (interprété par Guillaume Canet), du nom de Xavier Ameil, assuma les premiers rendez-vous à Moscou, avant de laisser la place, en mai 1981, à un professionnel du renseignement, “PF”, attaché militaire adjoint à l’ambassade de France à Moscou. Au total, près de 4000 documents soviétiques furent transmis à la DST. Grâce à cette taupe au sein du KGB, les Français découvrirent des pans entiers du dispositif de pillage scientifique et technologique des Soviétiques à l’Ouest.

Le président François Mitterrand en informa le président Ronald Reagan lors du sommet d’Ottawa en juillet 1981. La CIA et la DST travaillèrent sur l’ensemble des informations collectées, découvrant les faiblesses technologiques de l’URSS, dont ils surent tirer parti. Farewell disparut un jour de février 1982 à Moscou, arrêté pour une affaire de meurtre d’un milicien et de tentative d’assassinat de sa maîtresse. Condamné à 12 ans de goulag, Vetrov ne fut démasqué qu’en 1983 comme “traître”, après l’expulsion par François Mitterrand de 47 “diplomates” russes en poste à Paris. Farewell fut exécuté.

Liens proposés par Vincent Nouzille :

Encore plus d’infos :

A voir

La bande annonce du film

Reportage : L’affaire Farewell : rencontre avec Xavier Ameil montre un homme plein d’humilité qui qualifie son rôle dans l’affaire de “facteur qui reçoit des lettres et les redistribue”, se récriant vivement de son image médiatique telle que l’ “espion tourangeau qui a changé le monde”. Ça ne correspond pas du tout à ce que j’ai fait!… J’ai simplement fait sortir des documents top secrets qui ont servi à précipiter la chute du Mur de Berlin.” (Xavier Ameil)

Affaire Farewell : les vrais secrets par lesinfos.com.
Vincent Nouzille, journaliste et auteur du livre Des secrets si bien gardés a enquêté sur l’histoire et pense que “c’est l’affaire d’espionnage la plus importante du XX ème siècle parce qu’elle a permis aux occidentaux de savoir ce que le KGB savait sur eux. ” Le journaliste et écrivain explique le contexte social et parle notamment du climat de paranoïa qui régnait à Moscou pendant la guerre froide au début des années 80 où la crainte d’une attaque nucléaire américaine était persistante. L’élection de Ronald Reagan à la présidence des USA ne faisant qu’accentuer cette peur.

Vincent Nouzille parle aussi des conséquences de l’affaire Farewell :

  1. Réchauffement des relations entre la France et les USA
  2. L’utilisation par les USA de ces informations pour piéger des technologies qu’ils “laissent filer” en URSS.
  3. Une ambiance délétère au sein du KGB, et une image du colonel Vertov ambigüe, traître et héros, qui contribue à mener à la perestroïka et à la dissolution de l’empire soviétique.

Samedi 7.11.09 et dimanche 8.11.09 à 16:15 Un dernier pour la route de Philippe Godeau

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Avec François Cluzet, Mélanie Thierry, Michel Vuillermoz
Durée : 1h47 – Age légal 10 ans / suggéré dès 14 ans – JMH DISTRIBUTIONS S.A. 2009 – France

La Critique de David A. sur dvdrama

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Journaliste et patron d’une agence de presse, Hervé est au bout du rouleau. Las de sa dépendance à l’alcool et des dégâts que celle-ci a causé au sein de sa propre famille, il décide d’entamer une cure de désintoxication dans un centre spécialisé au bord du lac Léman. Sur place il y rencontre d’autres malades qui tentent eux aussi d’échapper à l’étau de la boisson. Il partage sa chambre avec Pierre, très grand buveur atteint d’une cirrhose et avec qui il se lie très vite d’amitié. Il y rencontre aussi Magali, une jeune femme de vingt-trois ans qui l’intrigue. Ils côtoient également Carol et Marc, ses deux thérapeutes anciens malades alcooliques eux-aussi. Si l’alcool est désigné comme l’ennemi commun, chacun doit faire face à ses propres démons, son propre passé, ses propres expériences. Le premier ennemi de chacun est soi-même et Hervé doit lui aussi commencer par reconnaître sa maladie avant d’entamer un lent processus de reconstruction, loin des siens et de son travail. Sur le chemin il prendra la pleine mesure des dégâts causés.

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Adapté du livre éponyme écrit par Hervé Chabalier lui-même, grand reporter et directeur de l’agence Capa, Le dernier pour la route s’offre comme un témoignage au quotidien d’une lutte contre un ennemi intime, cette maîtresse insatiable et destructrice selon les propres mots de l’auteur, qu’est l’alcool. Le film commence par ces fameux derniers verres avant le voyage vers cette institution de désintoxication, volontairement placée loin de tout dans un paysage grandiose qui permet aux patients de retrouver un certain équilibre. Privé de sorties et de téléphone dans un premier temps, les cinq semaines de programme sont vécues tout d’abord douloureusement. La perte des repères, certes, mais surtout l’impossibilité de consommer ne serait-ce que quelques gouttes d’alcool, sont les premiers obstacles auxquels sont confrontés les patients. Des obstacles surmontés par la thérapie de groupe notamment. Reconstruire des liens avec son entourage là où, souvent, l’isolation était devenue la seule solution pour boire sans sentir le regard culpabilisant d’autrui.

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Porté par l’interprétation sobre mais juste de François Cluzet et par celle radicale de Mélanie Thierry dans le rôle d’une jeune paumée qui ne peut que se résoudre à détruire son corps pour se sentir davantage libre, le film affronte ce sujet délicat, et pour beaucoup encore tabou, sans moralisme ni démagogie bien pensante. Le film ne traite pas tant de l’alcool lui-même que des victimes dont l’alcool a pris en main la vie, le destin, le sort. Des êtres qui sont désormais incapables de composer sans la moindre goutte, des êtres qui pour quelques sensations de bonheur ont renoncé sans s’en apercevoir à tout ce qui les entoure. La dépendance est une prison sans barreau mais une prison qui isole l’individu sans ménagement.

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Non sans quelques maladresses de mise en scène (les scènes caméra à l’épaule des moments critiques de la vie d’Hervé ou encore l’insistance des gros plans sur les verres pour démontrer l’obsession), le film accumule les jeux de regards pour tisser les enjeux de la thérapie ; regards d’Hervé sur lui-même, le regard des thérapeutes sur les patients, le regard des patients entre eux, le regard de l’épouse sur son mari, le regard du fils sur son père, etc. Des regards terribles, parfois accusateurs, mais aussi des regards compréhensifs et indulgents, des regards d’amitiés et des regards amoureux. Hervé, le journaliste, l’observateur, porte désormais un autre regard sur le monde, celui d’une victime contre une guerre plus silencieuse mais bien réelle que son corps a dû mener contre la dépendance.

David A.

Le site officiel du film

La bande annonce du film

twits de la semaine

  • !!! dernier jour demain pour "Polanski : Wanted and Desired" et "Je suis heureux que ma mère soit vivante" #
  • RT @vivipfeif: Fish Tank de Andrea Arnold (UK) dès mercredi en VOst 18:15 et 20:45 et 15:45 SA+DI #

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Fish Tank dès mercredi

De Andrea ARNOLD. Avec Katie JAVIS, Kierston WAREING, Michael FASSBANDER. Prix du jury – Festival de Cannes 2009. Edinburgh 2009 : Meilleure actrice Katie Jarvis. Durée : 2h04 – Age légal 14 ans / suggéré dès 16 ans – PATHE FILMS A.G. 2009 – UK

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La critique de Gérard Crespo sur Avoir-Alire.com

Le second film coup de poing de Andrea Arnold est le portrait magnifique d’une adolescente à la dérive. Un film qui s’inscrit dans la meilleure mouvance du cinéma social anglais.

L’argument : Mia, 15 ans, adolescente à problème, a été exclue du collège et est rejetée par ses amis. Un jour d’été, sa mère rentre à la maison en compagnie d’un inconnu, Connor, qui promet de faire leur bonheur…

Notre avis : Nous avions gardé de Andrea Arnold l’excellent souvenir de Red Road, qui croisait les univers de Loach et Antonioni dans un saisissant portrait de vengeance. Fish Tank est du même niveau mais la cinéaste a le mérite de ne pas proposer un copié collé de son précédent opus, même si elle reprend (ce qui est logique pour un auteur) certains de ses thèmes : comme Jackie, Mia surveille, complote, prémédite et voudra réparer un outrage douloureux.

Andrea Arnold dépeint à merveille l’univers des petits pavillons populaires, dans la lignée du meilleur cinéma social anglais : no man’s land sinistre, restaurants glauques dans lesquels des jeunes filles se livrent à de tristes bouts d’essai de strip-tease, pubs abritant une faune fêtarde mais désœuvrée. La caméra de Arnold traque le danger, installe une tension qui ne quittera jamais l’écran : hostilité de Mia envers son beau-père, puis rapports équivoques entre eux ; épisode fascinant avec la fillette, dans lequel le malheur que l’on croit arriver (plan sur un tronc d’arbre, saut dans l’eau) est constamment contourné, la réalisatrice jouant avec les clichés pour mieux explorer d’autres pistes narratives. On songe aux Dardenne, dans cette volonté de suivre au plus près les personnages, et le désarroi de Mia fait écho à la douleur intériorisée de Rosetta. Mais c’est de nouveau à Loach qu’on se réfèrera : jamais depuis Family Life (1971) le portrait d’une adolescente de la société anglaise n’avait été cerné avec autant de justesse. Katie Jarvis lui prête sa sensibilité et son charisme, et la jeune actrice fut un temps donnée favorite (avec Giovanna Mezzogiorno) pour le Prix d’interprétation cannois, avant le couronnement de Charlotte Gainsbourg. À ses côtés, Michael Fassbender (Hunger), compose un personnage de séducteur charnel et troublant. Fait rarissime, les deux premiers longs métrages de Andrea Arnold ont obtenu un Prix du Jury à Cannes : peut-on y voir une reconnaissance définitive de ses pairs ?

Gérard Crespo

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Pour plus d’informations sur le film :

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Critique de Jean-Nicolas Berniche sur Evene.fr

Red Road était une claque, Fish Tank un véritable coup de poing dans la figure. Repartie de la Croisette en 2006 avec un prix du Jury amplement mérité et une réputation établie, Andrea Arnold n’avait alors rien montré de l’étendue de son talent. Fish Tank est une oeuvre incroyablement maîtrisée : l’immersion dans l’Essex prolétaire et paumé est totale, l’observation d’une génération sans avenir effrayante. Si le point de départ est moins grave que celui de Red Road, la lente plongée dans l’univers de Mia (Katie Jarvis) et Joanne (Kierston Wareing) est irrémédiable. Andrea Arnold montre le quotidien de ses héroïnes sans complaisance – un appart minable, fish tank (“aquarium”) pour êtres humains. Semblables à des cobayes, les personnages évoluent et se cognent à la vie. Si ça fonctionne aussi bien à l’écran, ce n’est pas uniquement grâce à ces plans saisissants, ces couleurs omniprésentes mais fatalement passées, cette caméra aussi instable que les personnages ; l’efficacité du cinéma d’Andrea Arnold doit se chercher ailleurs, dans sa démarche fortement proche de celle de Ken Loach. Katie Jarvis, actrice non professionnelle de 17 ans repérée sur un quai de gare, se voit ainsi proposer un premier rôle pour lequel elle ne lira le scénario que par petits bouts, au fur et à mesure du tournage. Coup de poker pour la cinéaste, risquer le jeu d’acteur pour l’authenticité. Au final, en allant même jusqu’à confronter la jeune actrice au charismatique et pro Michael Fassbender, le réalisme est frappant, la tension palpable. ‘Fish Tank’, film profondément noir et humain, y gagne terriblement, et Andrea Arnold signe une des oeuvres majeures du cinéma anglais engagé de ces dernières années.

Polanski : Wanted and Desired

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Suite à l’arrestation du célebrissime réalisateur Roman Polanski lors du Festival du film de Zurich, Le City Club projette le documentaire Polanski : Wanted and Desired et se montre en phase avec l’actualité. Que l’on soit pour la libération de ce Monsieur ou pas, ce film a le mérite de montrer les abus qui ont été commis par la presse et les médias autour de ce personnage bien mystérieux, que le public, du coup, a tendance à amalgamer à ses personnages et climats dépeints dans ses films (Rosemary’s Baby, Répulsion>…).
Un sujet sensible, un homme quelque peu insaisissable : toute la matière est là pour donner à ce documentaire un intérêt tout particulier.

Critique du site avoir aVoir-alire.com à lire ici

Ce portrait en creux de Roman Polanski est surtout un moyen de dénoncer le harcèlement moral des médias et de la justice envers un cinéaste controversé dans sa vie privée. Intéressant, mais formellement limité.

L’argument : Biopic non autorisé revenant sur l’enfance polonaise du réalisateur Roman Polanski lors de l’Holocauste. Il suivra également l’assassinat de sa femme, l’actrice Sharon Tate, enceinte de huit mois, par Charles Manson en 1969 puis son accusation pour viol sur une mineure de 13 ans en 1977. Roman Polanski n’a depuis plus foulé le sol américain.

Notre avis : En réalisant dans les années 60 Le bal des vampires, Roman Polanski ne pouvait pas imaginer à quel point ce titre allait être prémonitoire. Effectivement, ce réalisateur très populaire a toujours intrigué les foules et les médias, fascinés par l’aura sulfureuse du personnage. Marqué par l’extermination de ses parents durant la Seconde guerre mondiale, puis par le tragique assassinat de sa femme enceinte Sharon Tate par Charles Manson, Polanski se fait sans cesse photographier dans les années 70 avec de jeunes filles tout juste sorties de la puberté. Ceci jusqu’au scandale qui éclate en 1977. Accusé d’avoir abusé sexuellement d’une gamine de 13 ans, le cinéaste est victime d’une cabale médiatique et judiciaire qui le pousse à fuir les Etats-Unis où, encore aujourd’hui, il n’a pas le droit de mettre le pied sous peine d’incarcération.

Perdue entre l’affabulation des uns et les mensonges des autres, la réalisatrice Marina Zenovich tente avec ce documentaire de mettre la vérité à jour et de faire toute la lumière sur les motivations de chaque acteur du drame. Intention louable qui ne dédouane pas Polanski de l’acte consommé avec cette mineure, mais qui intente clairement un procès au lynchage médiatique et judiciaire qu’a eu à subir le metteur en scène. Certes coupable d’avoir cédé à une pulsion incontrôlable – on ne croit pas une seule seconde à la théorie de son ignorance de la loi américaine, d’autant qu’il est également interdit de coucher avec une mineure en Europe – l’acharnement des médias et du juge tient du harcèlement moral. Au final, la documentariste fait davantage le procès d’un système judiciaire qui ne laisse aucune chance aux accusés et des journalistes qui, pour vendre leur papier, sont prêts à oublier toute déontologie. En cela, wanted and desired est un métrage accablant qui insiste sur les dysfonctionnements de la justice américaine. Ne cherchant pas à disculper le cinéaste, elle ne fait que dénoncer les exactions commises à son encontre par bon nombre de personnes bien sous tous rapports.

On regrettera juste que l’ensemble s’apparente davantage à un reportage télévisé du style Complément d’enquête et que l’auteur se contente d’une forme peu cinématographique pour traiter un sujet à la lisière du sensationnalisme d’une certaine presse people. Il est toujours délicat de dénoncer un système lorsqu’on utilise ses méthodes pour parvenir à ses fins.

Virgile Dumez

Libérons Polanski, Article de Michel Contat paru dans L’illustré no 41 2009 p54 à télécharger en pdf Article de L’Illustré

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Infos twittées de la semaine

  • Sortie du docu “Polanski : Wanted and Desired” de Marina Zenovich VO[EN] dès 7.10 à 18h30 et 20h45 en semaine et 16h15 en plus le week end #

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Infos twittées de la semaine

  • RT @vivipfeif: yay on sort *enfin* “Patti Smith : Dream Of Life” au @cityclub ce soir à 20h45!!! depuis le temps qu’on l’attendait!!! #

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Bancs Publics dès ce soir au City!

Tous les soirs à 18h30 et 20h45, avec une séance supplémentaire dimanche 12 juillet à 16h15

Bancs Publics, un film de Bruno Podalydès au cinéma le 8 Juillet 2009 avec : Florence Muller, Ridan, Samir Guesmi, Bruno Podalydès, Olivier Gourmet, Patrick Ligardes, Laure Calamy, Chantal Lauby, Emeline Bayart, Hippolyte Girardot, Michel Vuillermoz, Josiane Balasko, Thierry Lhermitte, Micheline Dax, Bernard Campan, Julie Depardieu, Pierre Arditi, Claude Rich, Michel Aumont, Didier Bourdon, Nicole Garcia, Vincent Elbaz, Mathieu Amalric, Elie Semoun, Jean-Noël Brouté, Emmanuelle Devos, Chiara Mastroianni, Eric Elmosnino, Isabelle Candelier, Philippe Uchan, Pascal Légitimus, Guilaine Londez, Amira Casar, Michael Lonsdale, Catherine Deneuve, Bruno Solo, Benoît Poelvoorde.

Critique de Le Monde.fr

II semblerait que Bruno Podalydès se soit fait la main avec des films d’entreprise pour Air France. Faut-il en conclure qu’il tient de cette formation son goût pour l’humour planant ? En tout cas, ce garçon folâtre tient dans le cinéma français, entre vacances en famille (Liberté Oléron, 2001) et polar à l’ancienne (Le Mystère de la chambre jaune, 2003), et avec le soutien régulier de son acteur de frère (Denis), une place légère comme une crème fouettée. Ce n’est pas fréquent. Son nouveau film est le point d’orgue d’une trilogie versaillaise qui comprend déjà Versailles-rive gauche, en 1991, et Dieu seul me voit (Versailles-chantier), en 1998.

Bancs publics (Versailles-rive droite) commence par un gag : l’interminable générique filmé dans le RER voit défiler les noms d’environ quatre-vingts acteurs français, venus de tous horizons et de toutes époques, pour former la plus vaste réunion de famille du cinéma qu’on ait vu depuis longtemps. Cette blague donne le ton d’un film qui flirte avec l’utopie d’une société apaisée et solidaire, contrepoint de celle dans laquelle nous vivons. On ne voit donc pas pourquoi il faudrait bouder son plaisir.

TOUT SE DÉTRAQUE

L’action est en trois parties. La première a lieu dans une petite entreprise versaillaise. Trois secrétaires au coeur vacant et à la langue fourchue remarquent sous la fenêtre de l’immeuble d’en face une large banderole noire portant, comme un appel au secours, l’inscription “homme seul”. L’appel se répand comme une traînée de poudre au bureau, qui envoie une délégation sur place, menée par Lucie (Florence Muller). Laquelle trouve voisinage insolite (Micheline Dax, Julie Depardieu, Thierry Lhermitte) et porte close.

Le deuxième acte commence à la pause-déjeuner, prise au square de Francine, où se croisent les échantillons d’une humanité florissante : deux vieux qui jouent au backgammon (Michel Aumont et Claude Rich), un ex-cancre devenu jogger (Vincent Elbaz), un père stressé (Mathieu Amalric), de jeunes mères à landau (Chiara Mastroianni et Emmanuelle Devos), des capitaines de maquettes de bateau (Didier Bourdon et Marcel Loshouarn), on en passe et des meilleures. Il ne se passe par ailleurs rien de notable, si ce n’est le rassemblement bon enfant de ces vedettes déguisées en messieurs et dames Tout-le-Monde.

Tout se détraque de manière burlesque au troisième acte, qui a lieu dans la boutique Bricodream, avec ses vendeurs plus incompétents les uns que les autres – dont Denis Podalydès -, confrontés à une flopée de clients maniaco-dépressifs (Pascal Légitimus, Benoît Poelvoorde…).

Le film retombe in extremis sur ses pattes en révélant l’identité de “l’homme seul”, de sorte que chaque spectateur pourra se réjouir avec lui. Il pourra même continuer le rêve, visiter l’exposition que l’hôtel de ville de Versailles consacre, jusqu’au 12 juillet, à Bruno Podalydès. Ou revoir tous ses films dans un cinéma de la ville, le bien nommé Cyrano.

Film français de Bruno Podalydès avec Denis Podalydès, Hippolyte Girardot, Florence Muller, Michel Vuillermoz, Pierre Arditi, Chantal Lauby. (1 h 52.)
Jacques Mandelbaum