Archive for the 'Non classé' Category

Nouveaux horaires de projection!

Attention attention, veuillez prendre note que la séance de 20h45 a été supprimée en semaine et que les horaires des séances pour le film “Le concert” qui reste à l’affiche ont radicalement changé!

Les voici:

!!!Attention Nouveaux Horaires!!!
!!!EN EXCLUSIVITE LAUSANNOISE!!!

Le Concert

Me 3 18h30
Je 4 18h30
Ve 5 18h30 et 21h00
Sa 6 16h00, 18h30 et 21h00
Di 7 16h00 et 18h30
Lu 8 18h30
Ma 9 18h30

A tout bientôt!

Sortie de Baba’s Song!

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Dès ce soir mercredi 16.12.09 nous sortons Baba’s Song de Wolfgang Panzer. Tous les soirs à 18h30 et 20h45, et en plus à 16h15 samedi 19 et dimanche 20. Il sera à l’affiche pendant une semaine au City Club, puis c’est le Cinéma Bellevaux qui le reprendra dès le 23 décembre, date de sortie du film Le Concert que nous auront en exclusivité lausannoise!

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Réalisateur : Wolfgang Panzer; scénario Wolfgang Panzer; avec : Franka Potente, Sila Bakali, Joseph Pamfo, Gilles Tschudi, Sabina Schneebeli; pays : Suisse; année : 2008; durée : 104; image : Edwin Horak; son: Michael Schlömer / François Musy / Gabriel Hafner; montage : Sara Pazienti; musique : Ben Michael Mankhamba, Colin Ali, Mildred Ligoya, Gift Msonekela, Elia Thomas, Sila Bakali; décors : Lisa Meier; costumes : Lisa Meier; langue : anglais sous-titré d/f; sortie prévue : 16.12.09; distribution suisse : Vega Distribution
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Synopsis

Baba (Sila Bakali) et Jo (Joseph Pamfo), deux enfants des rues africains, ne pourraient être plus différents l’un de l’autre, et pourtant leur amour commun de la musique leur permet de surmonter ensemble les conditions très rudes de la vie quotidienne au Malawi. Jo, un jeune réfugié dégourdi connaît les rues et leurs embrouilles. Sa langue bien pendue le sort de toutes les situations. Contrairement à lui, Baba n’articule plus un mot depuis la mort de ses parents, et ce n’est que lorsqu’il chante et fait de la musique qu’il sort de son mutisme et s’épanouit. Alors seulement, il peut oublier son quotidien difficile de sans abri, marqué par la maladie, la violence et la faim. Or il arrive qu’un jour Ben Michael, un musicien qui est aussi la plus grande star du pays, entend Baba jouer et qu’il est fasciné par ce jeune garçon. Ben aimerait lui venir en aide, mais le passé de Baba est en passe de le rattraper. En effet, avant d’avoir fait la connaissance de son copain Jo dans le camp de réfugiés, Baba était dans un orphelinat dont le directeur (Gilles Tschudi) voulait le vendre à Paula (Franka Potente) et son amie (Sabina Schneebeli) qui l’auraient emmené en Europe. Mais Baba s’est enfui. Lors d’un concert où il partage la vedette avec Ben, Baba est repéré par le directeur de l’orphelinat qui veut immédiatement l’emmener avec lui. Mais la musique et l’amitié seront les plus fortes.
Baba’s Song de Wolfgang Panzer (Broken Silence) est un voyage musical au coeur de l’âme africaine. Le film exprime la joie de vivre dans la vie quotidienne du Malawi d’aujourd’hui, l’un des pays les plus pauvres du monde.
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Voir le trailer en anglais

Télécharger le dossier de presse

“Birdwatchers: la terre des hommes rouges”

Dès mercredi 25 novembre, le City passe en plein programme une fiction de Marco Bechis, Birdwatchers: la terre des hommes rouges. Ce film traite de a condition des indiens Guaranis et s’appuie sur la triste réalité du quotidien de ces aborigènes qui n’ont plus guère que quelques petites parcelles de terres pour vivre, de loin pas assez pour chasser et se nourrir.

On a beaucoup parlé des Indiens Guaranis en anthropologie, de leur système social, politique, notamment au travers de Pierre Clastres ou Jean William Lapierre, dont les visions sont bien différentes. Cependant, les problèmes actuels touchant la société des Guaranis liés au manque de terres ne nous sont pas si familiers. La malnutrition est le pire fléau des quelque 30′000 Guaranis survivants qui se battent pour récupérer leurs terres, actions appelées retomadas .

Dès mercredi tous les soirs à 18h30 et 20h45. Samedi et dimanche, une séance supplémentaire à 16h15.

Birdwatchers – La Terre des Hommes Rouges

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Réalisateur : Marco Bechis; pays : Brésil; avec : Claudio Santamaria, Alicelia Batista Cabreira, Chiara Caselli, Abrisio Da Silvia Pedro, Ademilson Concianza Verga, Ambrosio Vilhalva, Mateus Nachtergaele, Fabiane Pereira Da Silva, Eliane Juca Da Silva, Nelson Concianza, Leonardo Medeiros, Inéia Arce Gonçalves, Poli Fernandez Souza, Urbano Palacio; scénario : Marco Bechis, Luiz Bolognesi, coll. Lara Fremder; montage : Jacopo Quadri; musique : Domenico Zipoli (1688-1726), Andrea Guerra; image : Hélcio Alemão Nagamine; son : Gaspar Scheuer; équippement : Clóvis Bueno, Catarina Giargia; costumes : Catarina Giargia, Valeria Stefani; production : Gullane (Brazil), Classic (Italy); format : scope; durée : 108; langue : Guarani/Port.; sous-titres : d/f; distinctions : Unesco Prize, Mostra del Cinema Venezia 2008; sortie prévue : 25 novembre; distribution suisse : Trigon
Les Hommes Rouges

Synopsis

A la suite d’un nouveau suicide parmi les membres de leur communauté, un groupe d’indiens Guarani-Kaiowà du Mato-Grosso, emmenés par Nadio et un vieux chaman, décide de retourner sur leurs terres ancestrales. Celles-ci sont devenues la propriété d’un riche fermier qui ne voit pas d’un bon œil cette troupe dépenaillée qui s’installe au bord de la route. Un de ses employés les surveillera depuis une caravane placée près du campement. Pendant ce temps, la vie s’organise, vaille que vaille. Le vieux chaman enseigne son savoir à son successeur désigné, Osvaldo, qui est tout aussi intéressé par la vespa, et la fille du fazendeiro qui se trouve dessus.

En plaçant son récit du point de vue des Indiens, l’Italo-Argentin Marco Bechis subvertit les clichés anthropologiques qui leur sont liés. Il nous livre ainsi un récit très réaliste pourtant teinté d’un humour corrosif qui évite tout misérabilisme.

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Des faits :

Une réalité difficile

La colonisation sanglante qui a décimé une grande partie de la population indigène a aussi causé use dispersion des communautés et réduit de façon drastique la taille de leurs territoires. Les Guaranis vivent donc loin de leur tekoha [les guaranis appellent aujourd'hui les endroits où ils vivent "tekoha". Tekoha signifie donc l'endroit physique – la terre, la forêt, les champs, l'eau, la faune, la flore, les remèdes, etc. – où le "teko" ou "manière d'être", concept de vie des Guaranis, se réalise. Source ], confinés dans de tout petits terrains, ou pire, sans terres du tout.

Le peuple Guarani de tout le continent a pu être témoin depuis l’invasion de ses terres du profit fait par les fermiers et les multinationales exploitant les ressources naturelles de leur territoire. Alors qu’eux vivent dans une situation que les organismes internationaux appellent un génocide, des milliards de bénéfices sont dégagés par les récoltes de soja, de canne à sucre et de cellulose, en minerai précieux et par la privatisation de la nature en vue de développer le tourisme.

Malgré leur statut de population indigène la plus importante du Brésil, ils sont aussi les moins reconnus par l’état, notamment en ce qui concerne leur droit à la terre. En moyenne, un Guarani ne possède que moins d’un demi hectare. 95% de leurs terres traditionnelles ne sont toujours pas reconnues à travers le pays.

Entre 2003 et 2005, sans terres à cultiver et d’où tirer leur alimentation, les Guaranis ont déploré 183 de leurs enfants de moins de cinq ans pour cause de malnutrition. C’est le chiffre le plus important parmi les peuples indigènes du Brésil.

Poussés à vivre dans des huttes improvisées le long de l’autoroute et confinés dans des territoires trop petits, la violence explose. Les meurtres et les suicides au Mato Grosso do Sul ont le plus fait parler d’eux.

Une étude du Conseil Missionnaire des Problèmes Indigènes (CIMI) élaborée entre 2003 et 2005 a recensé 68 suicides; selon des études anthropologiques, ces suicides sont aussi liés au manque de terres et de perspective de vie pour les jeunes. Durant cette période, on a recensé 60 meurtres au sein des Guaranis.

Ces meurtres sont généralement des assassinats de chefs guaranis commandités par les fermiers ou résultant de conflits internes entre Guaranis qui se disputent l’autorité sur les communautés et les petites parcelles de terrains sur lesquels ils vivent. Ces conflits sont enflammés par les intérêts économiques des groupes envahisseurs qui occupent les terres traditionnelles du peuple Guarani et qui refusent de les quitter.

Les enseignants Guaranis jouent un rôle important dans le processus actuel de lutte. Ce sont eux qui aident à interpréter le monde qui les entoure et à former, grâce à une éducation inter-culturelle, de nouveaux chefs conscients de leur histoire, de leur culture et de leurs droits garantis par la constitution fédérale.

Au Brésil, les Guaranis utilisent des moyens traditionnels d’organisation dans leur lutte pour leurs droits. La réappropriation des terres se fait avec la participation de toute la communauté. Ce sont souvent les femmes qui mènent ces luttes pour les terres, puisque plus directement touchées dans leur quotidien par les besoins que crée un manque de terres cultivables, comme le manque de nourriture pour leurs enfants.

Où qu’ils se trouvent, les Guaranis poursuivent leur lutte pour conserver leurs terres, comme la réapropriation du terrain Moro dis Cavalos dans l’Etat de Santa Catarina, Nhanderu Marangatu sur le Mato Grosso do Sul et le Tupinikim/Guarani dans l’Espirito Santo.

Nos terres ont été envahies, nos terres ont été volées, nos territoires ont rétréci et nous n’avons plus de moyens de survivre. Nous voulons parler à Votre Sainteté de notre misère et de notre tristesse causée par les assassinats de nos chefs, froidement tués par ceux qui ont pris nos terres. Terre qui pour nous représente la vie et la survie dans ce grand Brésil que l’on qualifie de chrétien.

Saint Père, nous plaçons grand espoir et confiance en votre visite dans notre pays. Emmenez nos cris et nos voix avec vous vers d’autres territoires qui ne sont pas les nôtres pour que le monde nous écoute, pour qu’une population plus humaine se batte pour nous, parce que notre peuple, notre nation indigène, est en train de disparaître au Brésil.

Discours donné par Marçal Tupã-i au Pape Jean-Paul II en 1980 à Manaus. Ce grand chef Guarani était très important dans la lutte pour les terres et a été assassiné trois ans plus tard dans la région de Marangatu dans l’état de Mato Grosso do Sul par des hommes de mains d’une ferme. Jusqu’à maintenant, personne n’a été puni pour ce crime, et la région de Marangato pour laquelle Marçal se battait n’a pas été définitivement reconnue par l’Etat Brésilien.

Texte traduit de l’anglais par Virginie (admin) trouvé sur “Guarani People, Great People”, un site qui s’engage pour une aide solidaire envers les Guarani.
Un site à consulter absolument pour comprendre les enjeux ainsi que les moyens de changer la situation des Guaranis Un avenir pour les Guaranis
Le site de Survival International Mouvement pour les Peuples Indigènes

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Voir le trailer en version originale sous-titrée

“Un prophète” en reprise au City!

Dès mercredi 11 novembre, nous reprenons Un prophète de Jacques Audiard, tous les soirs à 20h30. Fish Tank D’Andrea Arnold (UK) reste au programme tous les soirs à 18h15 et nous continuons aussi en supplémentaire samedi et dimanche à 16h00 Un dernier pour la route de Philippe Godeau. Pour les détails, voir l’article sur Fish Tank et l’article sur Un dernier pour la route.

Un prophète, tous les soirs à 20h30

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Avec Tahar RAHIM, Niels ARESTRUP, Adel BENCHERIF. Durée : 2h35 – Age légal 14 ans / suggéré dès 16 ans – FILMCOOPI ZURICH AG 2008 – France

Synopsis
Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena ne sait ni lire, ni écrire. À son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 19 ans. D’emblée, il tombe sous la coupe d’un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des “missions”, il s’endurcit et gagne la confiance des Corses.
Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau…

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Entretien avec Jacques Audiard

Comment en êtes-vous venu à raconter cette histoire ?
Ce qui nous intéressait avec mon co-scénariste, Thomas Bidegain, c’était de se demander comment à partir du sujet d’Abdel Raouf Dafri et Nicolas Peufaillit, nous allions créer une histoire de cinéma qui nous semblerait pertinente. Il fallait donc trouver une manière de faire résonner UN PROPHÈTE dans le champ contemporain. Nous voulions fabriquer des héros à partir de figures que l’on ne connaît pas, qui n’ont pas de représentation iconique au cinéma, comme les Arabes par exemple. En France, le cinéma a tendance à les mettre en scène uniquement dans des représentations naturalistes et sociologiques. Or, nous voulions faire un pur film de genre, un peu à la manière du western qui a mis en lumière des visages que l’on ne connaissait pas et qui les a transformés en héros.

A travers le personnage de Malik, le film véhicule l’idée que le savoir et la connaissance permettent d’accéder au pouvoir.
Oui et c’est ce qui est le plus intéressant. Ce type de personnage casse l’idée générale qu’il n’y a pas que les « sanguins à gros bras » qui l’emportent. En suivant le parcours de Malik, on observe un cerveau en action, un cerveau qui donne des preuves d’adaptabilité phénoménale que le personnage va d’abord utiliser dans des comportements opportunistes, « sauver sa peau », survivre pour ensuite améliorer son sort et enfin accéder à un autre niveau, au pouvoir.

Comment avez-vous structuré votre désir d’ériger Malik en héros ?
En partie à travers l’image des Arabes dans le cinéma qui est soit nulle, en les représentant en terroristes, soit simplement naturaliste en ne faisant que coller à la réalité sociale. Ces postulats m’ont très vite amené à la question du choix des comédiens. Pour le rôle de Malik, il fallait quelqu’un d’extrêmement polymorphe et qui correspond parfaitement à la thématique de l’identité sur laquelle le film repose. C’est un jeune homme qui n’a pas d’histoire et qui va s’en écrire une sous nos yeux. Très tôt, nous avons su que ce récit-là ne pouvait pas tenir s’il était incarné par des acteurs identifiables, des « têtes connues », justement parce qu’il s’agit d’une histoire d’accession à la visibilité.

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Y avait-il également l’envie de décloisonner le cinéma français ?
C’était inhérent au projet. Je n’ai pas une filmographie considérable, je n’ai réalisé que cinq films. J’ai travaillé avec Matthieu Kassovitz, Vincent Cassel, Romain Duris, et d’autres acteurs vraiment formidables, mais après DE BATTRE MON CŒUR S’EST ARRÊTÉ, j’avais envie d’inconnus. Cette idée allait de pair avec la conscience que le cinéma a une inscription sociale forte. Et que s’il ne parle pas du monde tel qu’il est, s’il ne capte pas le monde qui défile, je ne sais pas à quoi il sert. Quand je dis ça, ce n’est pas polémique, c’est juste que mon truc est d’inscrire de la fiction dans ce qui semblerait être de la réalité. Je pense qu’aujourd’hui, en France, le cinéma est incroyablement réducteur de ce point de vue là. Je ne sais pas de quelle réalité le cinéma français parle. Pour ma part, si je dois me concentrer sur mes proches et mes semblables, on va vite faire le tour. Encore une fois, je parle juste de ma boutique, les autres font exactement ce qu’ils veulent. Donc oui, le projet du film était de décloisonner autant le casting que de prendre en compte le fait que le monde change et que les figures héroïques doivent évoluer. A mon sens, il y a de nouvelles mythologies à bâtir sur de nouveaux visages et de nouveaux parcours.

Est-ce que, selon vous, UN PROPHÈTE est un film moral ?
Oui, ce qui aurait été immoral, c’est d’en faire un personnage sans conscience. Or il a conscience du bien et du mal, il le sait dans sa chair, car justement, on lui a fait du mal.

Est-ce que vous étiez conscient en faisant UN PROPHÈTE de faire un film qui s’ancre dans la culture populaire ?
C’est ce dont j’avais envie. Pour autant, nous souhaitions faire un anti SCARFACE. Pour moi, les névropathes sont de purs crétins et ne peuvent être en aucun cas des objets d’identification. L’ascension d’un fou furieux ne m’intéresse absolument pas. En revanche, un film comme LA HAINE de Matthieu Kassovitz a permis de capter quelque chose auquel je suis sensible. Si UN PROPHÈTE va parfois sur le même terrain, c’est volontaire. Il y a un manque que ces deux films cherchent à dénoncer.

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Morceaux choisis du dossier de presse.

Filmographie du réalisateur

La critique de Jacques Mandelbaum sur Lemonde.fr “Un Prophète” : la prison, une école de la vie, selon jacques Audiard

Polanski : Wanted and Desired

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Suite à l’arrestation du célebrissime réalisateur Roman Polanski lors du Festival du film de Zurich, Le City Club projette le documentaire Polanski : Wanted and Desired et se montre en phase avec l’actualité. Que l’on soit pour la libération de ce Monsieur ou pas, ce film a le mérite de montrer les abus qui ont été commis par la presse et les médias autour de ce personnage bien mystérieux, que le public, du coup, a tendance à amalgamer à ses personnages et climats dépeints dans ses films (Rosemary’s Baby, Répulsion>…).
Un sujet sensible, un homme quelque peu insaisissable : toute la matière est là pour donner à ce documentaire un intérêt tout particulier.

Critique du site avoir aVoir-alire.com à lire ici

Ce portrait en creux de Roman Polanski est surtout un moyen de dénoncer le harcèlement moral des médias et de la justice envers un cinéaste controversé dans sa vie privée. Intéressant, mais formellement limité.

L’argument : Biopic non autorisé revenant sur l’enfance polonaise du réalisateur Roman Polanski lors de l’Holocauste. Il suivra également l’assassinat de sa femme, l’actrice Sharon Tate, enceinte de huit mois, par Charles Manson en 1969 puis son accusation pour viol sur une mineure de 13 ans en 1977. Roman Polanski n’a depuis plus foulé le sol américain.

Notre avis : En réalisant dans les années 60 Le bal des vampires, Roman Polanski ne pouvait pas imaginer à quel point ce titre allait être prémonitoire. Effectivement, ce réalisateur très populaire a toujours intrigué les foules et les médias, fascinés par l’aura sulfureuse du personnage. Marqué par l’extermination de ses parents durant la Seconde guerre mondiale, puis par le tragique assassinat de sa femme enceinte Sharon Tate par Charles Manson, Polanski se fait sans cesse photographier dans les années 70 avec de jeunes filles tout juste sorties de la puberté. Ceci jusqu’au scandale qui éclate en 1977. Accusé d’avoir abusé sexuellement d’une gamine de 13 ans, le cinéaste est victime d’une cabale médiatique et judiciaire qui le pousse à fuir les Etats-Unis où, encore aujourd’hui, il n’a pas le droit de mettre le pied sous peine d’incarcération.

Perdue entre l’affabulation des uns et les mensonges des autres, la réalisatrice Marina Zenovich tente avec ce documentaire de mettre la vérité à jour et de faire toute la lumière sur les motivations de chaque acteur du drame. Intention louable qui ne dédouane pas Polanski de l’acte consommé avec cette mineure, mais qui intente clairement un procès au lynchage médiatique et judiciaire qu’a eu à subir le metteur en scène. Certes coupable d’avoir cédé à une pulsion incontrôlable – on ne croit pas une seule seconde à la théorie de son ignorance de la loi américaine, d’autant qu’il est également interdit de coucher avec une mineure en Europe – l’acharnement des médias et du juge tient du harcèlement moral. Au final, la documentariste fait davantage le procès d’un système judiciaire qui ne laisse aucune chance aux accusés et des journalistes qui, pour vendre leur papier, sont prêts à oublier toute déontologie. En cela, wanted and desired est un métrage accablant qui insiste sur les dysfonctionnements de la justice américaine. Ne cherchant pas à disculper le cinéaste, elle ne fait que dénoncer les exactions commises à son encontre par bon nombre de personnes bien sous tous rapports.

On regrettera juste que l’ensemble s’apparente davantage à un reportage télévisé du style Complément d’enquête et que l’auteur se contente d’une forme peu cinématographique pour traiter un sujet à la lisière du sensationnalisme d’une certaine presse people. Il est toujours délicat de dénoncer un système lorsqu’on utilise ses méthodes pour parvenir à ses fins.

Virgile Dumez

Libérons Polanski, Article de Michel Contat paru dans L’illustré no 41 2009 p54 à télécharger en pdf Article de L’Illustré

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Juventude em marcha / En avant Jeunesse

Juventude em marcha / en avant jeunesse de Pedro Costa (2006, Portugal – Suisse – France, 2h35 Avec Ventura, Beatriz Duarte, Vanda Duarte, Gustavo Sumpta, Cila Cardoso) sera en projection unique au City Club le mercredi 24 juin à 20h00, en présence de Freddy Buache qui va présenter le film au public.

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Sur le film :

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Critiques

Sans renoncer à son exigence au niveau des arts plastiques, à ses fascinants plans fixes dans lesquels le temps reste en suspens, Costa sculpte le verbe documentaire de la forme littéraire et parvient à faire en sorte que ses acteurs qui ne sont pas des professionnels du cinéma s’expriment avec une diction presque mythique. (LeMonde)

Le grand cinéaste portugais revient avec un film tourné en numérique composé de plans fixes aux personnages mouvants qu’on croirait composés dans un atelier du début de la Renaissance, de perspectives incroyables, et aussi de lumières obliques créant des ombres profondes comme sur les photos de chanteurs de jazz. (Les Inrokuptibles)

Un monument, un de ces rares films qui montrent de quoi le cinéma est capable de faire à un moment donné de son histoire esthétique et de son évolution technique. Le cinéaste portugais filme ses personnages comme un tableau politique (…), sans artifice, sans se préoccuper à les embellir, rehaussant tout simplement l’humanité dans toute sa splendeur, authenticité et véracité (Les Cahiers du Cinéma)
En avant jeunesse fait la peinture du rêve impossible de refondation d’un collectif disloqué par la logique des sociétés occidentales. Isolés des autres par les blanches parois de leurs nouveaux logements standardisés, les habitants de Fontainhas survivent. Des morts-vivants en sursis, comme Vanda, la guerrière trash autour de laquelle gravitait un petit monde, et qui carbure désormais à la méthadone. Elle a eu une fille, mais pas le droit de l’élever. Bouffie, elle fait des ménages, passe le plus clair de son temps allongée sur son lit devant la télé. “J’ai l’impression d’être en deuil de moi-même”, dit-elle à Ventura.

Trop grand pour les embrasures de porte des petites cages à lapin dans lesquelles on veut le parquer, Ventura fait vibrer chaque endroit de sa présence, de son verbe envoûtant, de la longue et dure histoire d’ouvrier émigré dont il est chargé. Il est celui qui panse les plaies, écoute, invente une belle lettre d’amour pour l’ouvrier vivant loin de chez lui. Extrait de la critique de Isabelle Regnier pour Le Monde

Filmar au City : El Suizo et Dioses

Filmar en America Latina, le festival du cinéma d’Amérique latine, continue avec, au programme au cinéma City Club 2 films encore cette semaine!

Mercredi 19 novembre à 18h30 : El Suizo, Soupçons en Equateur, un film de Raymond Vouillamoz et David Rihs, coproduit par PointProd, Simple Production, Télévision Suisse Romande (Unité des films documentaires), SSR-Idée Suisse, RTBF (Télévision belge).

L’histoire : Gilbert Dufour, jeune Suisse expatrié en Equateur, présente tous les signes de la réussite professionnelle et familiale. En mai 2006. sa vie bascule. Il est accusé par la police de Quito d’avoir assassiné sa femme Mirka, disparue une semaine auparavant.
L’histoire d’une descente aus enfer. Traîné dans les geôles équatoriennes et devant les médias du pays, l’homme clame son innocence. Finalement libéré et disculpé, il vit aujourd’hui en Suisse avec ses trois enfants.

Une enquête à rebondissement, une immersion en Equateur, un destin d’homme. [Source : PointProd]

Jeudi 20 novembre à 20h45 : Dioses, de Josué Mendez, Pérou.

Diego et sa soeur Andrea ont passé l’été avant leur université dans la villa familiale sur la côte péruvienne avec leur père, un homme d’affaires aisé, ainsi que sa nouvelle fiancée beaucoup plus jeune. Déchiré entre l’amour extrême qu’il porte à sa soeur et sa relation difficile avec son père, Diego se bat pour trouver sa place au sein de la haute société péruvienne. Il passe ses jours et ses nuits avec ses amis, de fête en fête, où l’alcool, la drogue et l’argent coulent à flots.
C’est l’histoire d’une famille prise dans l’engrenage des mécanismes sociaux rigides de la haute classe péruvienne. Une chronique sur la décadence, l’hypocrisie et le conformisme dans un milieu frivole et hermétique, où les personnages se prennent pour des dieux, au-delà des règles, de la morale et du crédible.

Notes du réalisateur :
Dioses est une exploration de la vie quotidienne au sein d’un groupe social déterminé, celui de la haute classe péruvienne. Un groupe qui a décidé de s’isoler géographiquement et intellectuellement des profonds problèmes économiques et sociaux qui affectent le pays. C’est un groupe marginal, mais ce par décision propre. Ils ont préféré créer leur propre pays au sein du réel, un lieu où ils peuvent élever leurs enfants sans dangers et perpétuer ainsi la structure qui soutient l’ordre de tout.

Je sens qu’il existe une urgence pour traiter ce thème, une importance de montrer comment la misère morale, et pas seulement la misère économique, est présente dans ma société, et comment elle n’est pas caractéristique exclusivement des classes plus humbles, mais en plus c’est bien le même dilemme qui nous définit chacun et empêche notre société d’évoluer vers quelque chose de plus inclusif, accueillant et sincère. [Source : ]