Monthly Archive for December, 2009

twits de la semaine

  • Le Concert de Radu Mihaileanu avec Mélanie Laurent c'est CE SOIR qu'il sort chez nous en exclusivité! http://bit.ly/7Elyhz #
  • http://www.pluslapourpersonne.ch un film suisse de Jean-Laurent Chautems, sortie en salles le 27.01 première à Soleure le 22.12 #
  • avis aux web 2 réseauteurs de CH romande: pour la sortie ciné de "plus là pour personne" une proj spéciale pour vous! dm si intéressé! #

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Sortie exclusive à Lausanne : “Le Concert”

Dès ce soir, vous pourrez venir découvrir le film acclamé à Paris dès sa sortie du réalisateur de Va, vis et deviens!, Radu Mihaileanu. Son nouveau film, le Concert, sort en exclusivité chez nous pour toute la région lausannoise!

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Attention aux horaires un peu particuliers pendant les fêtes :
Mercredi 23 : 18h et 20h45
Jeudi 24 : 18h
Vendredi 25 : 18h et20h45
Samedi 26 : 15h15, 18h et 20h45
Dimanche 27 : 15h15, 18h et 20h45
Lundi 28 15h15, 18h et 20h45
Mardi 29 15h15, 18h et 20h45

Quant à Baba’s Song de Wolfgang Panzer, si vous l’avez manqué au City, il est dès ce soir au cinéma Bellevaux!

Autour du film Le concert

C’est un projet qui a commencé en 2002 avant le tournage du magnifique et “césarisé” Va, vis et deviens. Approché par un producteur qui lui propose un synopsis qui raconte l’histoire d’un faux orchestre du Bolchoï qui débarque à Paris, le réalisateur d’origine roumaine décide de partir de cette idée et de l’adapter à sa sauce. Il part donc en Russie avec Alain-Michel Blanc avec qui il collabore. Ils vont rencontrer pendant ce séjour de deux semaines les personnes qui ont nourri les personnages du film Le concert.

Le concert est à voir comme une métaphore des rapports fondamentaux entre individu et collectivité, au coeur de la crise actuelle de cette société qui a atteint les limites de l’individualisme. Le morceau que l’orchestre interprète au concert, soit “Concert pour violon et orchestre de Tchaïkovski” représente à lui seul cette métaphore.

De Radu Mihaileanu. Avec Alexeï Guskov, Mélanie Laurent, François Berléand, Miou Miou. Durée 2h00. Frenetic. France (coproduction Roumanie et Belgique). 2008

Synopsis

A l’époque de Brejnev, Andrei Filipov était le plus grand chef d’orchestre d’Union soviétique et dirigeait le célèbre Orchestre du Bolchoï. Mais après avoir refusé de se séparer de ses musiciens juifs, dont son meilleur ami Sacha, il a été licencié en pleine gloire.
Trente ans plus tard, il travaille toujours au Bolchoï mais comme homme de ménage. Un soir, alors qu’Andrei est resté très tard pour astiquer le bureau du maître des lieux, il tombe sur un fax adressé à la direction du Bolchoï : il s’agit d’une invitation du Théâtre du Châtelet conviant l’orchestre officiel à venir jouer à Paris. Soudain, Andrei a une idée de folie : pourquoi ne pas réunir ses anciens copains musiciens, qui vivent aujourd’hui de petits boulots, et les emmener à Paris, en les faisant passer pour le Bolchoï ? L’occasion tant attendue de prendre enfin leur revanche…

Les propos de Radu Mihaileanu

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J’ai compris pendant le mixage que cette métaphore réside dans le choix même du concert qui occupe la fin du film : le Concert pour violon et orchestre de Tchaïkovski. Pour moi, il s’agit effectivement du rapport entre l’individu et la collectivité qui renvoie à la crise actuelle. On constate aujourd’hui qu’on a atteint le degré ultime de l’individualisme et que les êtres humains se sentent en porte-à-faux par rapport à notre monde: ils aimeraient conserver les droits fondamentaux de l’individu tout en revenant à une société un peu plus solidaire.[…] La crise semble le démontrer avec violence : le lien entre l’individu et collectivité doit être très fort et, pour trouver l’harmonie – ou le bonheur-, on doit essayer de jouer autant que possible à l’unisson.

A propos du sort des intellectuels et des artistes sous Brejnev évoqué par le film

Même si un tout petit vent de liberté s’était mis à souffler près de dix ans avant la Perestroïka, le pouvoir essayait encore de bâillonner les intellectuels. Car tout régime totalitaire a peur que le point de vue des intellectuels ne se propage aux masses et que ces dernières ne se soulèvent. Brejnev se méfiait notamment des juifs qui ont souvent pris la parole sur des questions sensibles et qui avaient des parents à l’étranger, susceptibles de relayer leur point de vue. C’est ainsi que Brejnev a chassé les musiciens juifs de l’orchestre du Bolchoï, tout comme les Russes qui les ont défendus. De même, le régime craignait les gitans, et les minorités en général, qui ne se soumettaient pas à son autorité. De fait, les gitans n’ont jamais obéi aux ordres dans aucun pays: ce sont les êtres humains les plus libres au monde. J’ai souhaité évoquer cette réalité en filigrane. En revanche, j’ai cherché à montrer qu’un geste à priori anodin – l’éviction du chef d’orchestre et des musiciens juifs – peut susciter un traumatisme terrible sur toute une génération qui peut mettre trente ans à s’en relever. C’est le cas de beaucoup de destins brisés de gens ordinaires des pays de l’Est.

Le thème du film : l’ultime harmonie… Mais qu’est-ce donc?

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Mélanie Laurent :

Dans mon métier, ce sont des moments de grâce. Par exemple, quand on a une scène à jouer et qu’on ne sait pas bien comment l’aborder, que le réalisateur vient vous dire un mot dans l’oreille, et que tout s’éclaircit; on joue la scène et cela ne vous appartient plus. J’ai l’impression que l’ultime harmonie, c’est quelque chose qui ne vous appartient plus et qui se produit à un sommet de perfection. C’est quelque chose qui n’est pas réfléchi et qu’on ne peut pas atteindre si on cherche à l’atteindre.

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Alexei Guskov :

Spontanément et sans beaucoup réfléchir – pour moi c’est l’amour. Ensuite, on peut penser qu’en amour il existe beaucoup de nuances. L’art, c’est sans doute une sorte d’amour. Depuis l’époque de la peinture murale, les gens arrivent à atteindre cette ultime harmonie en faisant quelque chose de nouveau et en se mettant au-dessus de la vie ordinaire.

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François Berléand :

C’est lorsque, dans un concert, il se produit une osmose absolument incroyable entre le public, le concertiste, l’orchestre et le morceau de musique.

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Miou Miou :

Je préfère ne pas le savoir.
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Critiques

Le monde.fr par Jean-Luc Douin

Parfois poussive, portée par une énergie typiquement slave, l’épopée trouve sa vraie raison d’être artistique dans ce dernier quart d’heure qui dénoue les nœuds de l’intrigue et sublime cette fameuse idée d’une “ultime harmonie”, illustrant l’instant magique où le violon entraîne l’orchestre, où l’individu et le collectif ne font qu’un.

En filigrane, on retrouve l’idée forte du cinéma de Radu Mihaileanu, fils d’un juif roumain ayant dû changer de nom pour survivre : celle de la fatalité de devoir se faire passer pour ce qu’on n’est pas afin d’imposer son identité. Train de vie, son premier film, retraçait le périple d’un groupe de juifs créant un faux train de déportés pour échapper aux nazis. Va, vis et deviens montrait un “tricheur”, gosse éthiopien réfugié au Soudan, que sa mère faisait passer pour juif afin de le faire bénéficier de l’opération Moïse grâce à laquelle huit mille falashas furent transférés en Israël…

En ces temps d’individualisme à tous crins, il conjugue ici son obsession de l’imposture rédemptrice avec une réflexion sur la beauté des combats solidaires.
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L’evene.fr par Matthieu Menossi

Derrière les apparences du simple divertissement grand public, le réalisateur évoque le souvenir douloureux de l’URSS de Brejnev il y a trente ans. De cette Russie humiliée et mise à terre. De ses intellectuels brimés, asphyxiés aujourd’hui bien décidés à se relever. Un désir incarné par cette envie désespérée qui anime Ivan, ancien chef d’orchestre du prestigieux Bolchoï, de se rendre à Paris, accompagné de ses anciens compagnons de partition, pour jouer Tchaïkovsky au Théâtre du Châtelet. A la douleur et aux cicatrices de l’oppression, Radu Mihaileanu oppose l’extravagance, l’autodérision et le burlesque.

Un face à face saisissant entre le soliste et l’orchestre, où chacun devra comprendre les dissonances de l’autre pour parvenir à jouer à l’unisson.
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Les Echos, par Adrien Gombeaud

Un tiers Buena Vista Social Club, un tiers Choristes, un tiers de Goodbye Lenine, un peu de rires, de nostalgie et de tendresse : Le Concert est un habile cocktail commercial, parfaitement exécuté. Radu Mihaileanu, auteur de Vas, vis et deviens, équilibre ses moqueries pour ne froisser personne. Les Russes sont des ploucs, les Français des acariâtres et la musique réconcilie tout le monde.
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Filmographie de Radu Mihaileanu

A lire

A voir

A écouter

Interprétation du concerto pour violon de Tchaikovski qui est le morceau du film, interprété par Yuri Simonov&Danubia So., Academy Grand Hall, Budapest, HUNGARY 1995

Sortie de Baba’s Song!

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Dès ce soir mercredi 16.12.09 nous sortons Baba’s Song de Wolfgang Panzer. Tous les soirs à 18h30 et 20h45, et en plus à 16h15 samedi 19 et dimanche 20. Il sera à l’affiche pendant une semaine au City Club, puis c’est le Cinéma Bellevaux qui le reprendra dès le 23 décembre, date de sortie du film Le Concert que nous auront en exclusivité lausannoise!

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Réalisateur : Wolfgang Panzer; scénario Wolfgang Panzer; avec : Franka Potente, Sila Bakali, Joseph Pamfo, Gilles Tschudi, Sabina Schneebeli; pays : Suisse; année : 2008; durée : 104; image : Edwin Horak; son: Michael Schlömer / François Musy / Gabriel Hafner; montage : Sara Pazienti; musique : Ben Michael Mankhamba, Colin Ali, Mildred Ligoya, Gift Msonekela, Elia Thomas, Sila Bakali; décors : Lisa Meier; costumes : Lisa Meier; langue : anglais sous-titré d/f; sortie prévue : 16.12.09; distribution suisse : Vega Distribution
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Synopsis

Baba (Sila Bakali) et Jo (Joseph Pamfo), deux enfants des rues africains, ne pourraient être plus différents l’un de l’autre, et pourtant leur amour commun de la musique leur permet de surmonter ensemble les conditions très rudes de la vie quotidienne au Malawi. Jo, un jeune réfugié dégourdi connaît les rues et leurs embrouilles. Sa langue bien pendue le sort de toutes les situations. Contrairement à lui, Baba n’articule plus un mot depuis la mort de ses parents, et ce n’est que lorsqu’il chante et fait de la musique qu’il sort de son mutisme et s’épanouit. Alors seulement, il peut oublier son quotidien difficile de sans abri, marqué par la maladie, la violence et la faim. Or il arrive qu’un jour Ben Michael, un musicien qui est aussi la plus grande star du pays, entend Baba jouer et qu’il est fasciné par ce jeune garçon. Ben aimerait lui venir en aide, mais le passé de Baba est en passe de le rattraper. En effet, avant d’avoir fait la connaissance de son copain Jo dans le camp de réfugiés, Baba était dans un orphelinat dont le directeur (Gilles Tschudi) voulait le vendre à Paula (Franka Potente) et son amie (Sabina Schneebeli) qui l’auraient emmené en Europe. Mais Baba s’est enfui. Lors d’un concert où il partage la vedette avec Ben, Baba est repéré par le directeur de l’orphelinat qui veut immédiatement l’emmener avec lui. Mais la musique et l’amitié seront les plus fortes.
Baba’s Song de Wolfgang Panzer (Broken Silence) est un voyage musical au coeur de l’âme africaine. Le film exprime la joie de vivre dans la vie quotidienne du Malawi d’aujourd’hui, l’un des pays les plus pauvres du monde.
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Voir le trailer en anglais

Télécharger le dossier de presse

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“Questions Nationales” en séance unique!

Cette semaine cinématographique (de mercredi 2 à mardi 8 décembre), nous gardons au programme Birdwatchers : la terre des hommes rouges de Marco Bechis, docu-fiction sur les Guarani-Kaiowà du Mato Grosso (Brésil) et leurs luttes pour récupérer leurs terres. Pour l’article complet sur ce blog, lire ceci.

Un événement exceptionnel en plus : lundi 7 décembre à 20h30, la projection unique en Suisse du film documentaire co-réalisé par Roger Boire et Jean-Pierre Roy Questions Nationales, en présence de Jean-Pierre Roy. “Questions Nationales” pose la question : “Pourquoi le Québec n’a-t-il pas réussi à devenir un Etat indépendant, comme espéré depuis les années 60?” et pour tenter d’y répondre, les réalisateurs se penchent sur les situations comparables de l’Ecosse au Royaume-Uni, ainsi que celle de la Catalogne en Espagne.

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De Roger Boire et Jean-Pierre Roy, avec Bernard Landry, Gilles Duceppe, Jonathan Valois, Louis Bernard, Stéphane Dion, Louis Balthazar, Guy Laforest, Jocelyn Létourneau, 92 min. , français/anglais/catalan, Production L’Oeil Fou inc. et Sortez-moi de ce film!, 2009

Synopsis

Un regard non partisan sur la question de la souveraineté du Québec.

Dans les années 60, certains politologues ont pu penser, et beaucoup de souverainistes ont espéré, que la province du Québec allait devenir un Etat indépendant avant l’an 2000. Depuis 50 ans, 111 pays sont devenus indépendants, mais pas le Québec. Pourquoi? Le film, en essayant de répondre à cette question, va jeter un regard curieux sur la situation de l’Ecosse au Royaume-Uni et sur celle de la Catalogne en Espagne, deux nations qui sont dans des situations comparables.

Source: le site officiel du film

Roger Boire et Jean-Pierre Roy, qui signent Questions nationales, donnent la parole à Bernard Landry [28e premier ministre du Québec de 2001 à 2003, parti québecois, NDLR] ainsi qu’à d’autres politiciens et penseurs d’ici – Gilles Duceppe, Jonathan Valois, Louis Bernard, Stéphane Dion, Louis Balthazar, Jocelyn Létourneau -, mais l’intérêt de leur film est d’abord dans la mise en parallèle de trois démarches. Le genre d’exercice qui plaît à Bernard Landry. “Ce sont trois démarches présentant des convergences et des différences, évidemment. En Catalogne, par exemple, je crois qu’il n’y a plus que 50 % de la population qui soit d’origine catalane. Ça nous donne une circonstance bien différente. En Écosse, la différence est moindre sur ce plan. Il faut dire que ce pays est moins ouvert que bien d’autres en matière d’immigration. Or la convergence est majeure: ces trois groupes humains constituent, indiscutablement, des nations”, soutient l’ancien premier ministre.

Source : Voir.ca, article de Tristan Malavoy-Racine “Bernard Landry, enfant de la patrie”

L’introduction du film Questions Nationales