Monthly Archive for July, 2009

Infos twittées de la semaine

  • RT @vivipfeif: yay on sort *enfin* “Patti Smith : Dream Of Life” au @cityclub ce soir à 20h45!!! depuis le temps qu’on l’attendait!!! #

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Bancs Publics dès ce soir au City!

Tous les soirs à 18h30 et 20h45, avec une séance supplémentaire dimanche 12 juillet à 16h15

Bancs Publics, un film de Bruno Podalydès au cinéma le 8 Juillet 2009 avec : Florence Muller, Ridan, Samir Guesmi, Bruno Podalydès, Olivier Gourmet, Patrick Ligardes, Laure Calamy, Chantal Lauby, Emeline Bayart, Hippolyte Girardot, Michel Vuillermoz, Josiane Balasko, Thierry Lhermitte, Micheline Dax, Bernard Campan, Julie Depardieu, Pierre Arditi, Claude Rich, Michel Aumont, Didier Bourdon, Nicole Garcia, Vincent Elbaz, Mathieu Amalric, Elie Semoun, Jean-Noël Brouté, Emmanuelle Devos, Chiara Mastroianni, Eric Elmosnino, Isabelle Candelier, Philippe Uchan, Pascal Légitimus, Guilaine Londez, Amira Casar, Michael Lonsdale, Catherine Deneuve, Bruno Solo, Benoît Poelvoorde.

Critique de Le Monde.fr

II semblerait que Bruno Podalydès se soit fait la main avec des films d’entreprise pour Air France. Faut-il en conclure qu’il tient de cette formation son goût pour l’humour planant ? En tout cas, ce garçon folâtre tient dans le cinéma français, entre vacances en famille (Liberté Oléron, 2001) et polar à l’ancienne (Le Mystère de la chambre jaune, 2003), et avec le soutien régulier de son acteur de frère (Denis), une place légère comme une crème fouettée. Ce n’est pas fréquent. Son nouveau film est le point d’orgue d’une trilogie versaillaise qui comprend déjà Versailles-rive gauche, en 1991, et Dieu seul me voit (Versailles-chantier), en 1998.

Bancs publics (Versailles-rive droite) commence par un gag : l’interminable générique filmé dans le RER voit défiler les noms d’environ quatre-vingts acteurs français, venus de tous horizons et de toutes époques, pour former la plus vaste réunion de famille du cinéma qu’on ait vu depuis longtemps. Cette blague donne le ton d’un film qui flirte avec l’utopie d’une société apaisée et solidaire, contrepoint de celle dans laquelle nous vivons. On ne voit donc pas pourquoi il faudrait bouder son plaisir.

TOUT SE DÉTRAQUE

L’action est en trois parties. La première a lieu dans une petite entreprise versaillaise. Trois secrétaires au coeur vacant et à la langue fourchue remarquent sous la fenêtre de l’immeuble d’en face une large banderole noire portant, comme un appel au secours, l’inscription “homme seul”. L’appel se répand comme une traînée de poudre au bureau, qui envoie une délégation sur place, menée par Lucie (Florence Muller). Laquelle trouve voisinage insolite (Micheline Dax, Julie Depardieu, Thierry Lhermitte) et porte close.

Le deuxième acte commence à la pause-déjeuner, prise au square de Francine, où se croisent les échantillons d’une humanité florissante : deux vieux qui jouent au backgammon (Michel Aumont et Claude Rich), un ex-cancre devenu jogger (Vincent Elbaz), un père stressé (Mathieu Amalric), de jeunes mères à landau (Chiara Mastroianni et Emmanuelle Devos), des capitaines de maquettes de bateau (Didier Bourdon et Marcel Loshouarn), on en passe et des meilleures. Il ne se passe par ailleurs rien de notable, si ce n’est le rassemblement bon enfant de ces vedettes déguisées en messieurs et dames Tout-le-Monde.

Tout se détraque de manière burlesque au troisième acte, qui a lieu dans la boutique Bricodream, avec ses vendeurs plus incompétents les uns que les autres – dont Denis Podalydès -, confrontés à une flopée de clients maniaco-dépressifs (Pascal Légitimus, Benoît Poelvoorde…).

Le film retombe in extremis sur ses pattes en révélant l’identité de “l’homme seul”, de sorte que chaque spectateur pourra se réjouir avec lui. Il pourra même continuer le rêve, visiter l’exposition que l’hôtel de ville de Versailles consacre, jusqu’au 12 juillet, à Bruno Podalydès. Ou revoir tous ses films dans un cinéma de la ville, le bien nommé Cyrano.

Film français de Bruno Podalydès avec Denis Podalydès, Hippolyte Girardot, Florence Muller, Michel Vuillermoz, Pierre Arditi, Chantal Lauby. (1 h 52.)
Jacques Mandelbaum

Infos twittées de la semaine

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Reprise de Millénium

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Dès ce soir, le City Club reprend le film suédois de Niels Arden Oplev Millénium tous les soirs à 20h45. Millénium est le premier volet cinématographique adapté de la trilogie littéraire éponyme de Stieg Larsson, auteur décédé en 2004.

De Niels Arden Oplev, durée : 140 minutes, avec : Michael Nyqvist, Noomi Rapace, Emil Almén, Peter Andersson, Willie Andréason, Sofia Brattwall, Gösta Bredefeldt, David Dencik, Alexandra Eisenstein, Barbro Enberg, Lena Endre, Jacob Ericksson, Christian Fiedler, Ewa Fröling

Synopsis

Mikael Blomkvist est journaliste économique dans le magazine Millénium. Comdamné pour diffamation, il décide de prendre de la distance avec sa vie et son métier. Mais Henrik Vanger, grande figure de l’industrie suédoise, fait appel à lui afin d’enquêter sur un meurtre non élucidé, celui d’Harriet Vanger, nièce du grand homme et disparue à l’âge de seize ans.

Au cours de ses recherches, Blomkvist se rend compte que la famille Vanger semble cacher bien des haines et des secrets. Dans le cadre de don enquête, le journaliste est amené à rencontrer Lisbeth Salander. La jeune femme de vingt-quatre ans possède un don exceptionnel, celui de découvrir des informations introuvables.

Tous deux vont être amenés à se croiser dans une enquête qui va révéler beaucoup plus que ce que chacun aurait pu imaginer…

Critique de dvdrama.com

Le premier volet de la trilogie Millénium va diviser le public et la critique comme toute adaptation de best-seller ultra-populaire en Occident. Souffrant d’une transposition stricto sensu du roman d’origine, le film flirte par moments avec le ridicule. Certaines fidélités outrancières risquent donc de bloquer le regard des aficionados du roman et compromettre l’entreprise d’une pareille adaptation cinématographique. Toutefois, on peut se féliciter d’avoir une déclinaison cinématographique européenne risquée et honnête qui ne tombe pas dans la mièvrerie ni le misérabilisme. Le principal souci réside donc, une fois de plus, dans le manque d’appropriation du matériau d’origine par le réalisateur, afin d’en proposer une approche cinématographique digne de ce nom. La puissance évocatrice, la violence, et la profondeur psychologique du livre demeurent en substance dans sa déclinaison sur grand écran, mais le tout manque d’âme et d’audace picturale.

Nous gardons Fausta : La Teta Asustada de Claudia Llosa au programme en VO tous les soirs à 18h45 jusqu’à mardi 7 juillet y compris.