Monthly Archive for February, 2009

Le Festival du Film Vert : Programme

filmvertlogo

Le samedi 28 février, le City Club sera entre les mains du Festival du Film Vert avec 4 films exclusifs qui remplacent la programmation quotidienne. Voici en détail ce que vous y trouverez, et veuillez noter que comme tout est géré par les membres de l’Association du Film Vert qui ont leur propre billetterie et leurs propres tarifs, il est inutile d’amener vos abonnements Cinérive ou cartes BelEcran, les prix sont de toute manière sympas : 10.- la séance ou 25.- pour toute la journée (soit 4 films plus les animations et débats) !

filmvertaffiche500

C’est quoi le Festival du Film Vert?

Dès sa première édition à Orbe en février 2006, le Festival du Film Vert a eu pour but de faire découvrir des films de qualité sur le thème de l’environnement, du développement durable ou des relations Nord-Sud, tout en engageant une vraie discussion sur ces sujets complexes. Utilisant la vidéo pour médium, le Festival du Film Vert propose un choix de documentaires ou de reportages qui touchent de près à des problématiques écologiques actuelles, mais qui n’auraient que peu l’occasion d’être vus en dehors du festival. “Présenter des films de qualité mais portant sur des sujets en rapport avec l’écologie moins médiatisés, ou alors avec une approche différente, est l’objectif du Festival du Film Vert”. Les films présentés cette année abordent des sujets aussi variés que la reforestation au XIXème siècle, la mondialisation, les éoliennes, l’histoire du blé ou encore l’histoire incroyable de Bruno Manser, devenu Laki Penan dans la jungle de Bornéo.

La quatrième édition du Festival du Film Vert aura lieu dans 11 villes de Suisse romande, voici les dates :

Le programme détaillé du festival le samedi 28 février 2009 au City Club

14h00 Nos enfants nous accuseront, documentaire de Jean-Paul Jaud

enfants500

Après avoir parcouru les paysages sensoriels français avec sa série des Quatre Saisons pour…, Jean-Paul Jaud fixe l’objectif de sa caméra sur une tragédie environnementale : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole et les dégâts occadionnés sur la santé publique, notamment celle de nos enfants.
Le film Nos enfants nous accuseront raconte la courageuse initiative d’une municipalité du Gard qui décide de faire passer la cantine scolaire au bio, en finançant le surcoût sur le budget de la commune. Conscient du danger sanitaire qui menage une jeune génération exposée aux 76′000 tonnes de pesticides déversées chaque année dans notre pays, un maire décide de prendre le taureau par les cornes en donnant un exemple d’une portée politique sans comparaison. Alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur des dérives scandaleuses d’un système économique qui fait passer ses profist et ses intérêts avant la santé de la population.
Les différents intervenants du film, enfants, parents, enseignants, soignants, journalistes, paysans, élus, svientifiques, chercheurs, livrent leurs sensations, leurs analyses, leurs angoisses, leut colère, le fruit de leurs travaux à la caméra.

Chacun raconte son expérience, dénonce les abus, pose les problèmes, mais tous proposent des solutions, à condition que les différents organes de décision prennent leurs responsabilités. Des témoignages édifiants et bouleversants sur une réalité qu’il est urgent de maôtriser. Combien de maladies, de tumeurs, d’infirmités, de tragédies humaines sont-elles en train de proliférer sans que l’on ne fasse rien, ou si peu?

Le film commence à l’UNESCO, lors d’un colloque réunissant des sommités mondiales de la médecine, signataires de l’Appel de Paris. Un seul mot d’ordre : non pas se contenter de constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d’agir, pour que , demain, nos enfants ne nous accusent pas de les avoir abandonnés.

Un film au service d’une vérité qui blesse.

Source : Le site officiel du film

16h15 FLOW, For Love Of Water, documentaire de Irena Salina

flow500

L’eau est l’essence de la vie. Elle maintient chaque être vivant sur cette planête et sans elle, il n’y aurait rien. FLOW – le documentaire primé de Irena Salina, mène l’enquête sur ce que les experts pensent être le problème politico-environnemental numéro un du 21ème siècle : la crise mondiale de l’eau. La réalisatrice amène des pièces concrètes dans l’affaire de la privatisation grandissante de l’eau, dont les réserves mondiales, elles, diminuent. Dans la ligne de mire de la réalisatrice: la politique, la pollution, les droits humains, et l’émergence d’un cartel mondial de l’eau.

Les entretiens avec des chercheurs et des activistes font la lumière de manière intelligente une crise qui empire rapidement, tant à l’échelle de la planête qu’à celle de l’être humain. Le film présente quelques-uns des nombreux coupables (entreprises ou gouvernements) qui se cachent derrière la guerre de l’eau, tout en posant la question : “A-t-on le droit de posséder l’eau?”
Allant au-delà de la simple identification du problème, Flow donne aux spectateurs une approche sur les personnes et les institutions qui offrent des solutions pratiques à la crise de l’eau, présente les innovateurs de nouvelles technologies, qui amènent leur pierre à l’édifice d’un changement économique global pour le mieux.

Quelques faits sur l’eau :

  • Sur les 6 milliards de personnes sur la Terre, 1.1 milliards n’a pas accès à de l’eau potable sans risque (www.charitywater.org)
  • Il y a actuellement 51 produits contaminant l’eau connus que L’Agence Américaine de Protection de l’Environnement ne régule pas. (www.foodandwaterwatch.org)
  • Alors que l’Américain moyen utilise 150 gallons (567.7 litres) d’eau par jour, les habitants de pays en vie de développement n’en ont même pas 5. (www.charitywater.org)
  • Il y a plus de morts par maladie dans cette crise sanitaire de l’eau que par arme à feu. (http://www.water.org)
  • Selon le Conseil National des Ressources, une étude scientifique portant sur 1000 bouteilles de 103 marques d’eau minérale a montré qu’environ un tiers des bouteilles contenaient des produits chimiques synthétiques, des bactéries et de l’arsenic. (http://www.nrdc.org/)
  • L’eau est une industrie qui vaut quelque 400 milliards de dollars; la troisième après l’électricité et le pétrole. CBS News, FLOW
  • On estime qu’il y a entre 500′000 et 7 millions de personnes qui tombent malades chaque année en buvant de l’eau du robinet. Erik Olson, Directeur du personnel adjoint au Comité Environnemental et des Travaux Publics de Barbara Boxer (EPW), FLOW.
  • La réserve en eau de CAlifornie se tarit : il ne reste plus que 20 ans d’eau dans tout l’Etat. Maude Barlow, auteure de Blue Covenant et co-auteure de Blue Gold, représentante nationale du Conseil des Canadiens http://www.canadians.org/, FLOW.
  • L’on trouve plus de 116′000 produits chimiques crées par l’homme dans les systèmes de distribution d’eau publics. William Marks, auteur de Water Voices from Around the World, FLOW.
  • En Bolivie, presque un enfant sur 10 meurt avant l’âge de 5 ans. la plupart de ces décès sont liés à des maladies provenant du manque d’eau potable propre. Jim Schultz, fondateur du Centre pour la Démocratie de Bolivie, FLOW.
  • Il ne coûte aujourd’hui que 2 dollars par personne et par année pour 10 litres d’eau potable et propre par jour. Ashok Gadgil, Senior Staff Scientist au Laboratoire National Lawrence Berkeley National, FLOW.

18h00 Mâles en péril, reportage de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade

males500

Depuis 50 ans, la production de spermatozoïdes dans l’espèce humaine diminue en quantité et en qualité. Dans certains lieux, elle a déjà chuté de 50%. Pourquoi ? Le nombre de cancers du testicule ne cesse de croître dans les pays occidentaux. Une étude de 2004 montre que l’incidence de ce cancer a augmenté de 50% en 20 ans en France. Pourquoi ? Le nombre de malformations congénitales de l’appareil reproducteur masculin augmente également (non descente des testicules, micro pénis). Pourquoi ?
Des populations de poissons de certaines rivières se féminisent, de plus en plus de malformations sexuelles et de cas de stérilité sont observés chez les phoques, les oiseaux, les alligators, les grenouilles. Des études sur la faune montrent une dévirilisation croissante. Pourquoi ? Et si toutes ces observations avaient une origine commune ?

Aujourd’hui, du Danemark aux États-Unis en passant par la France, les scientifiques s’accordent pour lui attribuer une origine commune : des substances chimiques qui envahissent notre environnement et perturbent notre système endocrinien. Des études rigoureuses attestent que ces perturbateurs endocriniens ont des effets très néfastes sur le système reproductif masculin. On savait que les perturbateurs endocriniens, présents dans les pesticides, étaient responsables de la“féminisation” de nombreuses espèces sauvages (alligators, batraciens, poissons, oiseaux…). Il est aujourd’hui démontré que les êtres humains n’échappent pas au phénomène. Au premier rang des molécules incriminées, le bisphénol A et les phtalates, omniprésents dans notre quotidien : assouplissants du plastique, fixateurs de parfums, cosmétiques, meubles, emballages alimentaires, PVC, jouets, tee-shirts… À quand l’interdiction des substances suspectes au nom du principe de précaution et l’analyse des interactions qu’elles produisent ? Aux alertes scientifiques, les puissants lobbies industriels opposent une prétendue maîtrise des risques encourus.

En 2006, un tournant a pourtant eu lieu avec l’adoption par l’Union européenne de la directive Reach, qui oblige les industriels à prouver l’innocuité de leurs produits. Reste à l’appliquer. C’est aussi cette longue bataille pour remettre de l’ordre dans la “grande foire des aberrations sexuelles qu’est devenue la nature” que chronique ce film, remarquablement documenté.

Source : site officiel du film

20h00 Le monde selon Monsanto, documentaire de Marie-Monique Robin

monsanto500

Implantée dans quarante-six pays, Monsanto est devenue le leader mondial des OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle. Depuis sa création en 1901, la firme a accumulé des procès en raison de la toxicité de ses produits, mais se présente aujourd’hui comme une entreprise des « sciences de la vie » convertie aux vertus du développement durable.
A partir de documents inédits, de témoignages de victimes, de scientifiques et d’hommes politiques, Le monde selon Monsanto reconstitue la genèse d’un empire industriel qui à grand renfort de mensonges, de collusion avec l’administration américaine, de pressions et de tentatives de corruption est devenu le premier semencier du monde, permettant l’extension planétaire des cultures OGM sans aucun contrôle sérieux de leurs effets sur la nature et la santé humaine !

Monsanto et le débat

Monsanto, multinationale américaine née en 1901 à Saint-Louis, dans le Missouri, et d’abord spécialisée dans l’industrie chimique, est devenue en un peu plus d’un siècle le leader mondial des biotechnologies, en particulier sur le marché des organismes génétiquement modifiés (OGM). Elle détient les brevets de 90 % du maïs, du soja, du colza, ou du coton transgéniques cultivés dans le monde. Par le biais de rachats successifs, elle est en train de devenir le premier semencier de la planète et à terme, c’est la chaîne alimentaire toute entière qu’elle pourrait contrôler. Mais c’est d’abord avec le Round Up, son herbicide “total” (longtemps estampillé “biodégradable”) qu’elle a commencé, à partir de 1974, à conquérir le monde. On lui doit aussi des produits aussi variés que le terrible Agent Orange, massivement déversé sur le Viêt-nam par l’armée américaine, les PCB (pyralène en France, interdit au début des années 80), l’aspartame ou les hormones de croissance (interdites en Europe et au Canada). Monsanto, avertit Marie-Monique Robin, est l’une des entreprises “les plus controversées de l’ère industrielle”.

“Nourriture, santé, espoir” : sur son site, la firme de Saint-Louis promet une agriculture durable, aux rendements supérieurs, respectueuse de l’environnement. Journaliste d’investigation chevronnée, couronnée du Prix Albert-Londres en 1995, la réalisatrice a décidé de juger sur pièce, y compris en explorant le passé de l’entreprise. Sa première étape la mène à Anniston, en Alabama, où 40 % de la population, majoritairement noire, souffre de cancer. En 2002, Monsanto a été condamnée par la justice à lui verser 700 millions de dollars pour avoir dissimulé pendant des décennies la dangerosité des PCB…

Cobayes

Implacablement, d’Anniston jusqu’au Paraguay en passant par l’Inde, la Grande-Bretagne ou le Mexique, Marie-Monique Robin collecte des faits aussi alarmants qu’irréfutables et démonte point par point le discours de Monsanto. Elle démontre que, dans le dossier des OGM, les réglementations américaine et européenne ont été directement influencées, sans validation scientifique valable, par des alliés de la firme placés à des postes-clé au sein d’une administration tout sauf indépendante. Elle expose les stupéfiantes méthodes utilisées par la multinationale pour discréditer ses adversaires, mais aussi intimider les agriculteurs à domicile.

Elle laisse entrevoir enfin la catastrophe en germe dans les visées hégémoniques de Monsanto sur les semences du monde, dont les paysans indiens ou paraguayens subissent aujourd’hui les conséquences. “On ne devrait pas utiliser les citoyens comme des cobayes.” Pour avoir exprimé ses inquiétudes à propos des OGM sur un plateau de la BBC, le biologiste Arpad Pusztaï fut licencié du jour au lendemain.

Quelques années plus tard, Le monde selon Monsanto donne une ampleur planétaire à cet avertissement.

.

4ème édition du Festival du Film Vert le 28 février!

Home aux Césars!

Le film Home de la réalisatrice suisse Ursula Meier qui a dépassé les 45′000 entrées en Suisse romande sera à projeté à la 34ème Cérémonie des Césars qui aura lieu le 27 février au théâtre du Châtelet à Paris. Pour marquer le coup, Boxproduction organise des projections spéciales de Home dans deux salles de suisse romande le vendredi 27 février à 18h45 au Cinéma City Club de Pully, ainsi qu’au cinéma Scala à Genève.

Home est toujours au programme le samedi et dimanche à 16h15 au City Club cette semaine, et nous espèrons que le public va suivre le mouvement de cette médiatisation et venir en masse le voir avant qu’il ne disparaisse des écrans!

Infos twittées de la semaine

  • Sortie de Eden a l’ouest mercredi 11 à 18h15 et 20h30 tous les jours au city club #

Powered by Twitter Tools.

Eden à l’ouest de Costa-Gavras en exclusivité

Dès mercredi 11 février à la séance de 18h15 nous sortons le dernier film de Costa-Gavras Eden à l’Ouest.

En plein programme tous les jours de la semaine à 18h15 et 20h30, puis le samedi et dimanche en plus à 14h00.

cinemachpetitCritique de Xavier Reymond sur Cinéma.ch

Spécialiste ès films « à polémiques » (Amen, Le couperet), Costa-Gavras s’empare ici à bras le corps du problème du sort des clandestins en Europe, et s’emploie à le dénoncer avec autant de verve qu’un marchand de tapis dans un bazar de bas étage. Si cette stratégie agressive peut parfois fonctionner, un bon marchand de tapis devenant souvent riche, ce n’est malheureusement pas le cas ici, tant les stratégies de vente et le ton rebutent.

Ce n’est cependant pas la forme qui pose le plus grand problème. Costa-Gavras nous l’a déjà prouvé à maintes reprises, et le confirme encore aujourd’hui, il sait parfaitement rythmer un récit, choisir les bons plans, quitte à oser le kitsch comme dans les dernières images du film, ou utiliser à bon escient la maniabilité d’une caméra légère.
Non, l’irritation vient décidément du ton, et des stéréotypes érigés en choquantes vérités que le réalisateur nous inflige. Suivant le parcours d’Elias, un réfugié aux origines incertaines, le film dresse le portrait très partial d’une Europe uniforme et décadente, peuplée de bourgeois aux mœurs légères profitant tous à leur manière du dénuement des clandestins, que ce soit pour obtenir des faveurs sexuelles, se redonner bonne conscience en leur jetant une pièce ou les restes d’un repas, les exploiter dans des usines douteuses, ou même les utiliser comme substitut d’un psychiatre pour régler un deuil douloureux. Elias, dont les yeux vides reflètent bien le viol permanent dont il est victime, est projeté à la manière d’une boule de flipper dans ce continent hostile, rebondissant de manière aléatoire contre des personnages qui le prennent et le jettent comme un mouchoir en papier.

Traitée sur un mode plus fictionnel, cette histoire aurait pu séduire peut-être, mais le ton documentaire, l’ancrage fort dans la réalité imposés par Costa-Gavras décrédibilisent le propos du film et soulèvent le doute quant à la portée de son message. Certes, la situation des clandestins en Europe est scandaleuse, et la dénoncer avec fracas, comme le font de nombreuses associations, relève d’un acte citoyen essentiel, et contribue à faire lentement évoluer la situation, ou du moins à maintenir les consciences en éveil.
En revanche, mener le procès à charge d’une région entière, en incluant tous ses habitants dans un même panier (par ailleurs complètement hypothétique), sans apporter l’ombre d’un début de solution constructive au problème, ne peut qu’irriter et desservir la cause défendue. En effet, même au cinéma, dénoncer une situation démagogique avec un message démagogue, c’est se rabaisser à utiliser les armes de l’adversaire. Et lorsqu’en guise d’armes, Costa-Gavras décide de chausser ses plus lourds sabots, il ne reste plus qu’une échappatoire : la fuite.

La fiche complète du film

Nous gardons au programme uniquement samedi et dimanche 14 et 15 février à 16h30 Home de la réalisatrice suisse Ursula Meier.

Die Welle part au cinéma Bellevaux dès jeudi où vous pouvez toujours aller le découvrir.