Le samedi 28 février, le City Club sera entre les mains du Festival du Film Vert avec 4 films exclusifs qui remplacent la programmation quotidienne. Voici en détail ce que vous y trouverez, et veuillez noter que comme tout est géré par les membres de l’Association du Film Vert qui ont leur propre billetterie et leurs propres tarifs, il est inutile d’amener vos abonnements Cinérive ou cartes BelEcran, les prix sont de toute manière sympas : 10.- la séance ou 25.- pour toute la journée (soit 4 films plus les animations et débats) !
C’est quoi le Festival du Film Vert?
Dès sa première édition à Orbe en février 2006, le Festival du Film Vert a eu pour but de faire découvrir des films de qualité sur le thème de l’environnement, du développement durable ou des relations Nord-Sud, tout en engageant une vraie discussion sur ces sujets complexes. Utilisant la vidéo pour médium, le Festival du Film Vert propose un choix de documentaires ou de reportages qui touchent de près à des problématiques écologiques actuelles, mais qui n’auraient que peu l’occasion d’être vus en dehors du festival. “Présenter des films de qualité mais portant sur des sujets en rapport avec l’écologie moins médiatisés, ou alors avec une approche différente, est l’objectif du Festival du Film Vert”. Les films présentés cette année abordent des sujets aussi variés que la reforestation au XIXème siècle, la mondialisation, les éoliennes, l’histoire du blé ou encore l’histoire incroyable de Bruno Manser, devenu Laki Penan dans la jungle de Bornéo.
La quatrième édition du Festival du Film Vert aura lieu dans 11 villes de Suisse romande, voici les dates :
- Le 27 et 28.02 à Porrentruy
- Le 28.02 à Bussigny à la Salle Jura
- Le 28.02 à Martigny
- Le 28.02 à Nyon à la Salle Communale
- Le 28.02 à Orbe au Cinéma Urba
- Le 28.02 à Pully au Cinéma City Club
- Le 7.03 à Aubonne au Cinéma Rex
- Le 7.03 à Couvet au Cinéma Colisée
- Le 7 et 8.03 à Echallens
- Le 7.03 à Lausanne au Cinéma Atlantic
- Le 7.03 à Vernier, à la Nouvelle Ecole Allemande de Genève
Le programme détaillé du festival le samedi 28 février 2009 au City Club
14h00 Nos enfants nous accuseront, documentaire de Jean-Paul Jaud
Après avoir parcouru les paysages sensoriels français avec sa série des Quatre Saisons pour…, Jean-Paul Jaud fixe l’objectif de sa caméra sur une tragédie environnementale : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole et les dégâts occadionnés sur la santé publique, notamment celle de nos enfants.
Le film Nos enfants nous accuseront raconte la courageuse initiative d’une municipalité du Gard qui décide de faire passer la cantine scolaire au bio, en finançant le surcoût sur le budget de la commune. Conscient du danger sanitaire qui menage une jeune génération exposée aux 76′000 tonnes de pesticides déversées chaque année dans notre pays, un maire décide de prendre le taureau par les cornes en donnant un exemple d’une portée politique sans comparaison. Alerter l’opinion et les pouvoirs publics sur des dérives scandaleuses d’un système économique qui fait passer ses profist et ses intérêts avant la santé de la population.
Les différents intervenants du film, enfants, parents, enseignants, soignants, journalistes, paysans, élus, svientifiques, chercheurs, livrent leurs sensations, leurs analyses, leurs angoisses, leut colère, le fruit de leurs travaux à la caméra.Chacun raconte son expérience, dénonce les abus, pose les problèmes, mais tous proposent des solutions, à condition que les différents organes de décision prennent leurs responsabilités. Des témoignages édifiants et bouleversants sur une réalité qu’il est urgent de maôtriser. Combien de maladies, de tumeurs, d’infirmités, de tragédies humaines sont-elles en train de proliférer sans que l’on ne fasse rien, ou si peu?
Le film commence à l’UNESCO, lors d’un colloque réunissant des sommités mondiales de la médecine, signataires de l’Appel de Paris. Un seul mot d’ordre : non pas se contenter de constater les ravages, mais trouver tout de suite les moyens d’agir, pour que , demain, nos enfants ne nous accusent pas de les avoir abandonnés.
Un film au service d’une vérité qui blesse.
Source : Le site officiel du film
16h15 FLOW, For Love Of Water, documentaire de Irena Salina
L’eau est l’essence de la vie. Elle maintient chaque être vivant sur cette planête et sans elle, il n’y aurait rien. FLOW – le documentaire primé de Irena Salina, mène l’enquête sur ce que les experts pensent être le problème politico-environnemental numéro un du 21ème siècle : la crise mondiale de l’eau. La réalisatrice amène des pièces concrètes dans l’affaire de la privatisation grandissante de l’eau, dont les réserves mondiales, elles, diminuent. Dans la ligne de mire de la réalisatrice: la politique, la pollution, les droits humains, et l’émergence d’un cartel mondial de l’eau.
Les entretiens avec des chercheurs et des activistes font la lumière de manière intelligente une crise qui empire rapidement, tant à l’échelle de la planête qu’à celle de l’être humain. Le film présente quelques-uns des nombreux coupables (entreprises ou gouvernements) qui se cachent derrière la guerre de l’eau, tout en posant la question : “A-t-on le droit de posséder l’eau?”
Allant au-delà de la simple identification du problème, Flow donne aux spectateurs une approche sur les personnes et les institutions qui offrent des solutions pratiques à la crise de l’eau, présente les innovateurs de nouvelles technologies, qui amènent leur pierre à l’édifice d’un changement économique global pour le mieux.Quelques faits sur l’eau :
- Sur les 6 milliards de personnes sur la Terre, 1.1 milliards n’a pas accès à de l’eau potable sans risque (www.charitywater.org)
- Il y a actuellement 51 produits contaminant l’eau connus que L’Agence Américaine de Protection de l’Environnement ne régule pas. (www.foodandwaterwatch.org)
- Alors que l’Américain moyen utilise 150 gallons (567.7 litres) d’eau par jour, les habitants de pays en vie de développement n’en ont même pas 5. (www.charitywater.org)
- Il y a plus de morts par maladie dans cette crise sanitaire de l’eau que par arme à feu. (http://www.water.org)
- Selon le Conseil National des Ressources, une étude scientifique portant sur 1000 bouteilles de 103 marques d’eau minérale a montré qu’environ un tiers des bouteilles contenaient des produits chimiques synthétiques, des bactéries et de l’arsenic. (http://www.nrdc.org/)
- L’eau est une industrie qui vaut quelque 400 milliards de dollars; la troisième après l’électricité et le pétrole. CBS News, FLOW
- On estime qu’il y a entre 500′000 et 7 millions de personnes qui tombent malades chaque année en buvant de l’eau du robinet. Erik Olson, Directeur du personnel adjoint au Comité Environnemental et des Travaux Publics de Barbara Boxer (EPW), FLOW.
- La réserve en eau de CAlifornie se tarit : il ne reste plus que 20 ans d’eau dans tout l’Etat. Maude Barlow, auteure de Blue Covenant et co-auteure de Blue Gold, représentante nationale du Conseil des Canadiens http://www.canadians.org/, FLOW.
- L’on trouve plus de 116′000 produits chimiques crées par l’homme dans les systèmes de distribution d’eau publics. William Marks, auteur de Water Voices from Around the World, FLOW.
- En Bolivie, presque un enfant sur 10 meurt avant l’âge de 5 ans. la plupart de ces décès sont liés à des maladies provenant du manque d’eau potable propre. Jim Schultz, fondateur du Centre pour la Démocratie de Bolivie, FLOW.
- Il ne coûte aujourd’hui que 2 dollars par personne et par année pour 10 litres d’eau potable et propre par jour. Ashok Gadgil, Senior Staff Scientist au Laboratoire National Lawrence Berkeley National, FLOW.
18h00 Mâles en péril, reportage de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade
Depuis 50 ans, la production de spermatozoïdes dans l’espèce humaine diminue en quantité et en qualité. Dans certains lieux, elle a déjà chuté de 50%. Pourquoi ? Le nombre de cancers du testicule ne cesse de croître dans les pays occidentaux. Une étude de 2004 montre que l’incidence de ce cancer a augmenté de 50% en 20 ans en France. Pourquoi ? Le nombre de malformations congénitales de l’appareil reproducteur masculin augmente également (non descente des testicules, micro pénis). Pourquoi ?
Des populations de poissons de certaines rivières se féminisent, de plus en plus de malformations sexuelles et de cas de stérilité sont observés chez les phoques, les oiseaux, les alligators, les grenouilles. Des études sur la faune montrent une dévirilisation croissante. Pourquoi ? Et si toutes ces observations avaient une origine commune ?Aujourd’hui, du Danemark aux États-Unis en passant par la France, les scientifiques s’accordent pour lui attribuer une origine commune : des substances chimiques qui envahissent notre environnement et perturbent notre système endocrinien. Des études rigoureuses attestent que ces perturbateurs endocriniens ont des effets très néfastes sur le système reproductif masculin. On savait que les perturbateurs endocriniens, présents dans les pesticides, étaient responsables de la“féminisation” de nombreuses espèces sauvages (alligators, batraciens, poissons, oiseaux…). Il est aujourd’hui démontré que les êtres humains n’échappent pas au phénomène. Au premier rang des molécules incriminées, le bisphénol A et les phtalates, omniprésents dans notre quotidien : assouplissants du plastique, fixateurs de parfums, cosmétiques, meubles, emballages alimentaires, PVC, jouets, tee-shirts… À quand l’interdiction des substances suspectes au nom du principe de précaution et l’analyse des interactions qu’elles produisent ? Aux alertes scientifiques, les puissants lobbies industriels opposent une prétendue maîtrise des risques encourus.
En 2006, un tournant a pourtant eu lieu avec l’adoption par l’Union européenne de la directive Reach, qui oblige les industriels à prouver l’innocuité de leurs produits. Reste à l’appliquer. C’est aussi cette longue bataille pour remettre de l’ordre dans la “grande foire des aberrations sexuelles qu’est devenue la nature” que chronique ce film, remarquablement documenté.
Source : site officiel du film
20h00 Le monde selon Monsanto, documentaire de Marie-Monique Robin
Implantée dans quarante-six pays, Monsanto est devenue le leader mondial des OGM, mais aussi l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle. Depuis sa création en 1901, la firme a accumulé des procès en raison de la toxicité de ses produits, mais se présente aujourd’hui comme une entreprise des « sciences de la vie » convertie aux vertus du développement durable.
A partir de documents inédits, de témoignages de victimes, de scientifiques et d’hommes politiques, Le monde selon Monsanto reconstitue la genèse d’un empire industriel qui à grand renfort de mensonges, de collusion avec l’administration américaine, de pressions et de tentatives de corruption est devenu le premier semencier du monde, permettant l’extension planétaire des cultures OGM sans aucun contrôle sérieux de leurs effets sur la nature et la santé humaine !Monsanto et le débat
Monsanto, multinationale américaine née en 1901 à Saint-Louis, dans le Missouri, et d’abord spécialisée dans l’industrie chimique, est devenue en un peu plus d’un siècle le leader mondial des biotechnologies, en particulier sur le marché des organismes génétiquement modifiés (OGM). Elle détient les brevets de 90 % du maïs, du soja, du colza, ou du coton transgéniques cultivés dans le monde. Par le biais de rachats successifs, elle est en train de devenir le premier semencier de la planète et à terme, c’est la chaîne alimentaire toute entière qu’elle pourrait contrôler. Mais c’est d’abord avec le Round Up, son herbicide “total” (longtemps estampillé “biodégradable”) qu’elle a commencé, à partir de 1974, à conquérir le monde. On lui doit aussi des produits aussi variés que le terrible Agent Orange, massivement déversé sur le Viêt-nam par l’armée américaine, les PCB (pyralène en France, interdit au début des années 80), l’aspartame ou les hormones de croissance (interdites en Europe et au Canada). Monsanto, avertit Marie-Monique Robin, est l’une des entreprises “les plus controversées de l’ère industrielle”.
“Nourriture, santé, espoir” : sur son site, la firme de Saint-Louis promet une agriculture durable, aux rendements supérieurs, respectueuse de l’environnement. Journaliste d’investigation chevronnée, couronnée du Prix Albert-Londres en 1995, la réalisatrice a décidé de juger sur pièce, y compris en explorant le passé de l’entreprise. Sa première étape la mène à Anniston, en Alabama, où 40 % de la population, majoritairement noire, souffre de cancer. En 2002, Monsanto a été condamnée par la justice à lui verser 700 millions de dollars pour avoir dissimulé pendant des décennies la dangerosité des PCB…
Cobayes
Implacablement, d’Anniston jusqu’au Paraguay en passant par l’Inde, la Grande-Bretagne ou le Mexique, Marie-Monique Robin collecte des faits aussi alarmants qu’irréfutables et démonte point par point le discours de Monsanto. Elle démontre que, dans le dossier des OGM, les réglementations américaine et européenne ont été directement influencées, sans validation scientifique valable, par des alliés de la firme placés à des postes-clé au sein d’une administration tout sauf indépendante. Elle expose les stupéfiantes méthodes utilisées par la multinationale pour discréditer ses adversaires, mais aussi intimider les agriculteurs à domicile.
Elle laisse entrevoir enfin la catastrophe en germe dans les visées hégémoniques de Monsanto sur les semences du monde, dont les paysans indiens ou paraguayens subissent aujourd’hui les conséquences. “On ne devrait pas utiliser les citoyens comme des cobayes.” Pour avoir exprimé ses inquiétudes à propos des OGM sur un plateau de la BBC, le biologiste Arpad Pusztaï fut licencié du jour au lendemain.
Quelques années plus tard, Le monde selon Monsanto donne une ampleur planétaire à cet avertissement.
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