Filmar au City : El Suizo et Dioses

Filmar en America Latina, le festival du cinéma d’Amérique latine, continue avec, au programme au cinéma City Club 2 films encore cette semaine!

Mercredi 19 novembre à 18h30 : El Suizo, Soupçons en Equateur, un film de Raymond Vouillamoz et David Rihs, coproduit par PointProd, Simple Production, Télévision Suisse Romande (Unité des films documentaires), SSR-Idée Suisse, RTBF (Télévision belge).

L’histoire : Gilbert Dufour, jeune Suisse expatrié en Equateur, présente tous les signes de la réussite professionnelle et familiale. En mai 2006. sa vie bascule. Il est accusé par la police de Quito d’avoir assassiné sa femme Mirka, disparue une semaine auparavant.
L’histoire d’une descente aus enfer. Traîné dans les geôles équatoriennes et devant les médias du pays, l’homme clame son innocence. Finalement libéré et disculpé, il vit aujourd’hui en Suisse avec ses trois enfants.

Une enquête à rebondissement, une immersion en Equateur, un destin d’homme. [Source : PointProd]

Jeudi 20 novembre à 20h45 : Dioses, de Josué Mendez, Pérou.

Diego et sa soeur Andrea ont passé l’été avant leur université dans la villa familiale sur la côte péruvienne avec leur père, un homme d’affaires aisé, ainsi que sa nouvelle fiancée beaucoup plus jeune. Déchiré entre l’amour extrême qu’il porte à sa soeur et sa relation difficile avec son père, Diego se bat pour trouver sa place au sein de la haute société péruvienne. Il passe ses jours et ses nuits avec ses amis, de fête en fête, où l’alcool, la drogue et l’argent coulent à flots.
C’est l’histoire d’une famille prise dans l’engrenage des mécanismes sociaux rigides de la haute classe péruvienne. Une chronique sur la décadence, l’hypocrisie et le conformisme dans un milieu frivole et hermétique, où les personnages se prennent pour des dieux, au-delà des règles, de la morale et du crédible.

Notes du réalisateur :
Dioses est une exploration de la vie quotidienne au sein d’un groupe social déterminé, celui de la haute classe péruvienne. Un groupe qui a décidé de s’isoler géographiquement et intellectuellement des profonds problèmes économiques et sociaux qui affectent le pays. C’est un groupe marginal, mais ce par décision propre. Ils ont préféré créer leur propre pays au sein du réel, un lieu où ils peuvent élever leurs enfants sans dangers et perpétuer ainsi la structure qui soutient l’ordre de tout.

Je sens qu’il existe une urgence pour traiter ce thème, une importance de montrer comment la misère morale, et pas seulement la misère économique, est présente dans ma société, et comment elle n’est pas caractéristique exclusivement des classes plus humbles, mais en plus c’est bien le même dilemme qui nous définit chacun et empêche notre société d’évoluer vers quelque chose de plus inclusif, accueillant et sincère. [Source : ]

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