Discours de Steve Jobs à la cérémonie de remise de diplômes de Stanford, juin 2005

Posted in informatique, pensée, sagesse on septembre 4th, 2007 by Virginie
Vidéo trouvée sur Youtube qui m’a marquée mais que je n’arrive pas à mettre ici, mais j’y travaille. Donc utilisez le lien, ça vaut la peine d’écouter ça (en anglais). Pour les non-anglophones et parce que ce que Steve Jobs raconte me paraît absolument crucial pour la vie, j’ai fait une traduction du discours.

Merci.

Je suis honoré d’être parmi vous en ce jour pour la remise des diplômes de l’une des meilleures universités du monde. En vérité, je n’ai jamais terminé l’Université, et ceci est pour moi l’expérience qui se rapproche le plus d’une remise de diplôme universitaire.

Aujourd’hui, je veux vous raconter trois histoires tirées de ma vie, et c’est tout. Rien de pompeux, simplement trois histoires.

La première histoire parle de relier des points.
J’ai arrêté mon cursus à l’Université de Reed à la fin des six premiers mois, mais je suis resté sur le campus en tant qu’auditeur libre, pendant encore 18 mois avant de m’en aller complètement.

Alors pourquoi ai-je arrêté?
Tout a commencé avant ma naissance. Ma mère biologique était une jeune étudiante non mariée, et elle a décidé de me donner à l’adoption. Pour elle, il était extrêmement important que je sois adopté par une famille de diplômés universitaires. Tout était prêt pour mon arrivée, je devais être adopté par un avocat et sa femme. Sauf que lorsque je suis arrivé, ils ont décidé au dernier moment qu’ils voulaient avoir une fille. Alors mes parents qui étaient sur liste d’attente ont reçu un appel au milieu de la nuit pour leur demander s’ils voulaient de ce petit garçon inattendu. Ils ont dit “Bien sûr”. Ma mère biologique s’est rendue compte plus tard que ma mère n’avait jamais terminé ses études et que mon père n’avait jamais même eu son bac.

Elle a d’abord refusé de signer les papiers d’adoption, puis quelques mois plus tard a changé d’avis lorsque mes parents ont fait la promesse de me permettre d’aller à l’université.
Ainsi fut le début de ma vie.

Et dix-sept ans plus tard, je suis allé à l’université, mais j’avais naïvement choisi une université presque aussi chère que celle de Stanford. Les économies de toute une vie de mes parents s’envolaient dans mes études. Après six mois, je n’y voyais pas de sens, je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire dans ma vie, et aucune idée de comment l’université pouvait m’aider à le savoir. Et moi, je dépensais tout l’argent que mes parents avaient économisé pendant toute leur vie. J’ai donc décidé d’arrêter en me convaincant que tout irait bien.

C’était assez effrayant à l’époque, mais en regardant en arrière, ce fut l’une des meilleures décisions que j’aie jamais prise.
Une fois avoir arrêté mes études, je pouvais cesser d’aller aux cours imposés qui ne m’intéressaient pas et commencer à suivre ceux qui m’intéressaient réellement. Tout n’était pas un cliché bohème : je n’avais pas de chambre dans un dortoir, alors je dormais dans les chambres de mes amis, par terre. Je ramenais les bouteilles de coca pour le dépôt de 5 cents qui me permettaient de m’acheter à manger, et je marchais 10 kilomètres à travers la ville tous les dimanches soir pour avoir le seul bon repas de la semaine au temple Hare Krishna. J’adorais ça. Et la plupart des événements que j’ai rencontrés pendant cette période m’auront été très utiles par la suite.

Laissez-moi vous donner un exemple. L’Université de Reed offrait à ce moment là ce qui était peut-être le meilleur cours de calligraphie du pays. A travers le campus, toutes les affiches, toutes les étiquettes de tous les tiroirs étaient calligraphiées à la perfection. Et comme j’avais arrêté et n’avais plus besoin d’aller aux cours normaux, j’ai décidé de prendre le cours de calligraphie pour apprendre à faire ça. J’ai appris des choses sur les caractères avec sérif et sans sérif, sur les variations d’espace entre différentes combinaisons de lettres, sur ce qui rend une magnifique calligraphie magnifique. Historique. Artistiquement subtile, d’une manière que la science ne peut saisir, et je trouvais cela fascinant. Rien de cela n’avait pourtant un vague espoir d’application pratique dans ma vie.

Mais dix ans plus tard, lorsque nous créions le premier ordinateur Macintosh, tout m’est revenu. Et nous avons tout utilisé dans la création du Mac. C’était le premier ordinateur avec une belle typographie. Si je n’étais jamais allé à ce cours de calligraphie en particulier à l’université, le Mac n’aurait jamais eu de caractères multiples ou de polices à espaces proportionnels. Et comme Windows a tout copié du Mac, il est presque sûr qu’aucun ordinateur personnel n’en aurait jamais eu. Si je n’avais jamais arrêté mes études, je n’aurais jamais pu aller à ce cours de calligraphie et les ordinateurs personnels pourraient ne pas avoir les merveilleuses typographies qu’ils ont. Il était bien évidemment impossible de faire les liens entre ces points en regardant vers l’avenir lorsque j’étais à l’université, mais tout était très clair dix ans plus tard, en regardant en arrière. De nouveau : on ne peut pas faire les liens entre les événements en regardant en avant; on ne peut le faire que rétroactivement. Il faut alors se fier à quelque chose, que ce soit au courage, au destin, à la vie, au karma, peu importe. Parce que croire que les “points” seront reliés au bout du compte vous donnera la confiance en vous pour suivre votre coeur, même si cela vous mène hors du chemin balisé, et cela fera toute la différence.

Ma deuxième histoire parle d’amour et de perte.
J’avais de la chance : j’avais trouvé ce que j’aimais faire, très tôt dans ma vie. Woz et moi avions lancé Apple dans le garage de mes parents quand j’avais vingt ans. Nous travaillions dur, et en dix ans, Apple était passée de deux personnes dans un garage à une compagnie qui valait 2 milliards de dollars, employant plus de 4000 personnes. Nous venions de mettre sur le marché notre plus belle création un an plus tôt, le Macintosh, et je venais d’avoir trente ans.

Et puis je me suis fait renvoyer. Comment peut-on se faire renvoyer d’une entreprise qu’on a créée? Et bien lorsque Apple s’est développée, nous avons engagé une personne que je trouvais très talentueuse pour diriger l’entreprise avec moi. Pendant la première année à peu près, tout s’est bien passé. Mais nos points de vue au sujet de l’avenir ont commencé à diverger. Et finalement, nous nous sommes brouillés, et le comité de direction s’est mis de son côté. J’avais trente ans, j’étais fini, et de manière très publique.

Ce qui avait été mon unique but pendant toute ma vie adulte avait disparu, et cela m’avait dévasté. Je ne savais pas vraiment quoi faire pendant quelques mois. Je pensais avoir manqué à mes devoirs face à l’ancienne génération d’entrepreneurs, que j’avais laissé tomber le bâton de relais alors qu’on me le passait. J’ai rencontré David Packard et Robert Noyce pour tenter de m’excuser d’avoir raté d’une manière aussi décevante. C’était un ratage tellement public que j’ai même songé à quitter la Valley. Mais une pensée à lentement émergé en moi : j’aimais toujours ce que je faisais. Les événements d’Apple n’y avaient rien changé. J’avais été rejeté, mais j’étais toujours amoureux.

J’ai donc décidé de tout recommencer. Je ne l’avais pas encore compris, mais être renvoyé d’Apple a été la meilleure chose qui me soit arrivée. Le poids du succès avait été remplacé par la légèreté d’être à nouveau un débutant, moins sûr de tout. Cela m’a donné la liberté d’entrer dans un des périodes les plus créatives de ma vie. Durant les 5 années suivantes, j’ai créé une entreprise du nom de Next, ainsi qu’une deuxième du nom de Pixar, et suis tombé amoureux d’une femme merveilleuse qui allait devenir ma femme. Pixar a créé le premier long-métrage d’animation généré par ordinateur au monde, Toy Story, et est maintenant le studio d’animation le plus talentueux du monde. Par un étrange concours de circonstances, Apple a acheté Next, et j’y suis retourné. La technologie développée chez Next est au coeur de la renaissance actuelle d’Apple, et Maureen et moi formons une famille merveilleuse ensemble.

Je suis certain que rien de tout cela ne serait arrivé si je n’avais pas été renvoyé de chez Apple. Le remède avait un goût amer, mais le patient en avait besoin. Parfois, la vie vous frappe en pleine figure. Ne perdez pas la foi. Je suis convaincu que la seule chose qui m’a fait continuer c’était que j’adorais ce que je faisais. Il faut absolument trouver ce que vous aimez. Et ceci est aussi vrai pour le travail que pour votre vie amoureuse. Le travail va remplir une grande partie de votre vie, et le seul moyen d’être pleinement satisfait, c’est de faire ce que vous pensez être un travail génial. Et le seul moyen de faire un travail génial, c’est d’aimer ce que vous faites. Si vous ne l’avez pas encore trouvé, continuez à chercher et ne faites pas de concession. Il en est de même avec les affaires de coeur : vous saurez quand vous l’aurez trouvé. Et comme toute bonne relation, les années qui passent la rendent encore meilleure. Alors continuez à chercher, et ne faites pas de concession.

Ma troisième histoire parle de la mort.
Lorsque j’avais dix-sept ans, j’ai lu une citation qui disait quelque chose comme : “Si tu vis chaque jour comme si c’était ton dernier, un jour tu auras certainement raison. ” Cela m’a fait réfléchir. Et depuis, pendant les dernières 33 ans, chaque matin je me suis regardé dans le miroir et me suis demandé : “et si c’était mon dernier jour, est-ce que je voudrais faire ce que je vais faire aujourd’hui?” Et à chaque fois que la réponse était “non” pendant trop de jours à la suite, je savais qu’il fallait que je change quelque chose.

Me rappeler que je serai bientôt mort est l’outil le plus important que j’aie trouvé pour m’aider à faire les grands choix dans ma vie. Parce que presque tout, toutes les attentes extérieures, la fierté, la peur d’être humilié ou d’échouer, toutes ces choses s’en vont face à la mort, et ne laissent que ce qui est vraiment important. Se rappeler que vous allez mourir est me meilleur moyen d’échapper au piège de croire que vous avez quelque chose à perdre. Vous êtes déjà à nu; alors il n’y a aucune raison de ne pas suivre votre coeur.

Il y a à peu près un an, l’on m’a diagnostiqué un cancer. J’ai passé un scanner à 7h30 du matin et il montrait clairement une tumeur dans mon pancréas. Je ne savais même pas ce qu’était un pancréas. Les médecins m’ont dit que c’était presque certain qu’il s’agissait là d’un type de cancer incurable, et que je n’avais plus que 3 à six mois à vivre. Mon médecin m’a donc conseillé de rentrer chez moi et de régler mes affaire, ce qui est une manière de dire pour les médecins “Préparez-vous à mourir. ” Cela signifie de raconter à vos enfants tout ce que vous pensiez avoir encore les dix prochaines années pour leur dire. Cela signifie de faire en sorte que tout soit réglé pour permettre de faciliter les choses à votre famille. Cela veut dire faire vos adieux.

J’ai vécu toute la journée avec ce diagnostic. Plus tard dans la soirée, ils m’ont fait une biopsie, faisant passer un endoscope dans ma gorge à travers mon estomac puis dans mes intestins, mettant une aiguille dans mon pancréas pour prélever quelques cellules de la tumeur. J’étais endormi, mais ma femme qui était là m’a dit que lorsqu’ils ont regardé les cellules dans le microscope, les médecins se sont mis à pleurer parce qu’il s’agissait en fait d’une forme rare de cancer du pancréas qui se soigne par chirurgie. J’ai eu l’opération, et heureusement, je vais bien maintenant.

Ceci était l’expérience la plus proche de la mort que j’aie vécue, et j’espère que je ne vais pas m’en rapprocher pour encore quelques dizaines d’années. Ayant survécu à cela, je peux désormais vous dire tout cela avec un peu plus d’assurance que lorsque la mort n’était qu’un concept purement intellectuel. Personne ne veut mourir. Même les personnes qui veulent aller au paradis ne veulent pas mourir pour l’atteindre. Mais pourtant, la mort est notre destination commune. Personne n’y a jamais échappé. Et parce que, comme il se doit, la mort est certainement la meilleure invention de la vie. C’est ce qui permet à la vie de changer. La mort efface le vieux pour faire une place à la jeunesse. Maintenant, les jeunes c’est vous. Mais un jour, et pas dans si longtemps, vous deviendrez graduellement les anciens et allez disparaître. Désolé d’être si dramatique, mais c’est vrai. Votre temps est limité, alors ne le gâchez pas à vivre la vie d’un autre. Ne vous laissez pas piéger par les dogmes qui vous font vivre avec les conséquences des pensées d’autres personnes. Ne laissez pas le bruit des opinions des autres noyer votre voix intérieure. Et le plus important : Ayez le courage de suivre votre coeur et vos intuitions. Ils savent déjà, d’une étrange manière, ce que vous voulez vraiment devenir. Tout le reste est secondaire.

Quand j’étais jeune, il y avait une publication géniale qui s’appelait The Whole Earth Catalog qui était une Bible pour ma génération. Cette publication avait été créée par un certain Stuart Brand, - pas loin d’ici à Menlo Park - , qui l’a animée par sa touche poétique. C’était vers la fin des années soixante, avant les ordinateurs personnels et la P.A.O (Publication Assistée par Ordinateur), ce qui veut dire que tout était fait à la machine à écrire, aux ciseaux, et avec des appareils Polaroid. C’était un peu comme un Google en papier recyclé, 35 ans avant que Google n’existe. C’était idéaliste, plein d’outils sympathiques, et de grandes notions. Stuart et Steve ont sorti plusieurs numéros du Whole Earth Catalog, puis ensuite, lorsqu’il avait fait son temps, ils ont sorti un numéro de clôture. C’était au milieu des années septante, et j’avais votre âge. Sur la couverture du dos du dernier numéro, il y avait une photographie d’une route de campagne à l’aube, le genre de route où vous feriez du stop si vous étiez assez aventureux. A côté de la photo, il y avait les mots : “restez affamés, restez simple d’esprit “, ce qui était leur message d’adieux à leur départ. “Reste affamé, reste simple d’esprit”, c’est ce que j’ai toujours voulu pour moi-même. Et maintenant, à vous qui êtes diplômés et neufs, je vous souhaite de rester affamés et de rester simples d’esprit.

Merci beaucoup à tous.

Et pourquoi faire partager ce discours? Quel rapport avec le cinéma?

Plusieurs rapports indirects, dont le fait que Steve Jobs ait créé Pixar qui est le studio d’animation qui a produit et conçu le premier film par ordinateur; le fait que Steve Jobs soit actuellement actionnaire majoritaire de Disney; le fait que sans le Macintosh, pas grand chose de tout cela n’aurait été possible (cinéma d’animation par ordinateur notamment)… et d’un point de vue plus personnel, la motivation première qui fait que je voulais absolument partager cette vidéo, c’est que ce discours répond à des questions que je me pose depuis des années.

Des questions telles que :

Comment faire des études universitaires quand on ne vient pas d’une famille d’universitaires?

Expérience faite, les problèmes majeurs proviennent du fait que personne n’est derrière nous pour nous motiver ou pour s’y intéresser vraiment. On passe un peu pour un “intello” chiant, qui n’a pas d’expérience de la vie.

Comment faire pour, sans se sentir coupable, ne pas pouvoir subvenir à ses besoins à 25 ans et devoir demander de l’argent à ses parents qui n’en ont pas beaucoup?

Solution : travailler comme une folle dans un cinéma jusqu’à l’épuisement et mettre en péril mes études. A ne pas suivre. Burn out suivi de dépression et de la certitude qu’on ne vaut rien et qu’on est capable de rien.

Qu’est-ce que j’aime faire dans la vie, et qu’est-ce que je veux faire?

Je sais que j’aime travailler dans le cinéma, j’aime l’art et la culture, l’écriture et la musique en particulier, mais concrètement, qu’est-ce que je veux faire??? D’après Steve Jobs, il faudrait plus s’écouter, faire ce qu’on aime pour être satisfait. Mais comment faire pour savoir ce qu’on aime quand on doit faire des choix ici et maintenant concernant si oui ou non on continue ses études, et comment les continuer sans à nouveau faire un burn out etc. ? Il faut avoir l’esprit au calme pour le faire, prendre du temps pour soi, ce qui n’est pas mon fort.

Comment faire ces choix qui peuvent changer le cours d’une vie?

Pas de réponse, mais des pistes données par le discours de Steve Jobs : ne pas avoir peur de l’échec, rien n’est irreversible, on peut recommencer. Il en est la preuve vivante. Merci Steve.

Et comment accepter que faire des études n’est pas forcément notre truc sans se sentir nul par rapport à nos amis et connaissances qui en ont fait?

A mon avis, il faut être en paix avec soi-même et réussir à se faire confiance. Se dire que les études ne sont pas la seule clé du succès, et qu’il y a des milliers d’autres moyens, ainsi que des qualités qu’on n’apprend pas à l’université. Il faut aussi trouver sa force, ses atouts, et les mettre en avant. Un autre sujet de réflexion, de méditation, mais en tout cas, des clés, des espoirs.

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Nouvelles pas très joyeuses des salles lausannoises

Posted in Annonces, Association, Ciné Qua Non, Cinémas, City Club, belecran, bellevaux, lausanne, sagesse on mai 11th, 2006 by Virginie

Il y a quelques semaines les cinémas défrayaient la chronique pour des questions syndicales : la situation précaire des employés de cinéma était mise en cause par UNIA notamment, et voilà que tout à coup tout le petit monde des cinémas, surtout à Lausanne, change de manière terrible et presque effrayante.

Pour ceux qui n’ont pas vu les journaux des deux semaines dernières : en gros, le Ciné Qua Non va fermer le 30 juin, et Europlex se fait racheter par encore plus gros que lui : Pathé… L’exploitant prend ainsi la première place au top des exploitants les plus importants en nombre de sièges en Suisse, devant Kitag. En septembre, Europlex ne sera plus.

La mort attendue mais tristement réelle désormais du Ciné Qua Non, faisant suite aux multiples fermetures de salles à écran unique par Europlex ces dernières années (Le Bourg, Le Lido, L’Athénée, L’Eldorado, L’ABC, Le Palace 1 et 2) ainsi que la fermeture du Richemont l’été dernier par ses propriétaires après une lutte pour trouver des films, c’est maintenant le tour de toutes les dernières salles de la ville qui peinent à joindre les deux bouts sans aide d’une association quelconque.

Il semblerait que l’avenir des salles uniques ou petits miniplexes du genre Zinéma ne soit possible que sous le mode de l’association. Tels Le Bellevaux, sauvé de la fermeture par l’Association BelEcran mais toujours pas dans les chiffres noirs, l’Oblò, et actuellement un projet pour sauver Le Capitole de Lucienne Schnegg qui se met en marche gentiment. A ce propos, si cela vous intéresse de vous joindre au projet, veuillez laisser un commentaire sur ce post afin que je puisse vous contacter et vous donner de plus amples informations.

Mais pour en revenir à la situation actuelle des cinémas, c’est une véritable crise des écrans, une situation où les multiplexes l’emportent joyeusement face aux indépendants qui ne peuvent plus avoir de films en exclusivité notamment. Il est clair que par exemple pour le Ciné Qua Non, contrairement à la missive des deux administrateurs de Cine Qua Non SA, la faute n’est pas uniquement celle des autres. Incriminant la Ville de Lausanne pour son manque de soutien au cinéma, les distributeurs pour ne plus leur donner d’exclusivité et le caractère “malfamé” du quartier de Bel Air, MM. Cattaneo et Steiner restent bien trop muets sur leurs responsabilités personnelles dans cette histoire.

Mais que dire de plus? Que c’est la faute à tout le monde et à personne en même temps, de toute façon nous ne saurons jamais vraiment ce qui s’est passé… Ce qui est évident, c’est que c’est la guerre pour survivre, que les petits crèvent et les gros rigolent!

Pour clore sur un post si triste et désabusé, je vous invite à aller voir vos films plutôt au Capitole que chez Europlex, à aller au Bellevaux, à devenir membre de BelEcran, ce qui vous permettra de payer votre place 10.- et aussi par la même occasion de soutenir un petit cinéma de quartier à la programmation très intéressante. Quant au City Club de Pully, c’est aussi le moment de se mobiliser pour lui, car nous ne savons pas très bien pour combien de temps il demeurera.

Agir pour sauver les salles, c’est y aller, en parler autour de vous, prendre conscience que la simplicité qu’offrent les multiplexes (on choisit sur place le film, etc.) ne fait que rendre encore plus difficile la survie des petites salles, qui ont besoin de spectateurs pour prouver aux distributeurs qu’ils en valent la peine!

Alors amis cinéphiles, mobilisez-vous!

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