Dernière mise à jour du site, merci Wordpress!

Posted in cinéma suisse, informatique, lausanne on mars 2nd, 2008 by Virginie

Pour tous les lecteurs de ce blog qui ne bouge pas beaucoup depuis quelques mois, voici quelques explications :
Ce site est fier d’être propulsé par Wordpress, ce qui simplifie énormément la vie de sa rédactrice, mais qui lui a causé quelques soucis, notamment en ce qui concerne la publication de vidéos. Impossible d’intégrer les lecteurs exportables que ce soit de Youtube, Dailymotion ou de quoi que ce soit d’autre, alors que je ne conçois pas un blog sur le cinéma sans vidéo.

En bref, le code “embed” se faisait “manger” dès la sauvegarde, ne restait plus que le lien vers la vidéo. Steph qui en sait long sur Wordpress et toutes ses subtilités, m’a beaucoup aidée à tenter d’identifier d’où pouvait provenir cet étrange problème, qui semblait ne toucher que mon brave Derrière Le Hublot. Nous avons ainsi remarqué que la publication vidéo était possible en passant directement par la base de données (php!myadmin), mais que dès que l’éditeur Wordpress intervenait, ce n’était plus possible. En désespoir de cause, nous avons fait appel à l’équipe Wordpress France qui a planché sur la chose et qui a pu réparer les soucis : en gros, une mise-à-jour d’une ancienne version à une version beaucoup plus récente s’est mal passée et à fait disparaître certaines “capabilities” que je ne peux malheureusement pas mieux expliciter… MAis un grand et chaleureux merci à Xavier et Amaury qui ont fait tant pour Derrière Le Hublot!

Désormais, la publication vidéo fonctionne bien, et je vais inaugurer la chose en mettant ici le court-métrage de Sébastien Baudet auquel j’ai apporté une petite contribution, de la relecture du script à la figuration, à la conception du dossier de presse et à la traduction en anglais.

Ce court-métrage est passé notamment au Time Film Festival le vendredi 15 juin 2007 sur la Place de l’Europe à Lausanne, ainsi qu’aux Utopiales de Nantes, pour la 8ème édition, qui a eu lieu du 31 octobre au 4 novembre 2007.

Consultez le dossier de presse en PDF pour de plus amples informations.

Ecrit, réalisé et produit par Sébastien Baudet, de Manafilm Production, avec Stéphanie E. Kohler.


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Discours de Steve Jobs à la cérémonie de remise de diplômes de Stanford, juin 2005

Posted in informatique, pensée, sagesse on septembre 4th, 2007 by Virginie
Vidéo trouvée sur Youtube qui m’a marquée mais que je n’arrive pas à mettre ici, mais j’y travaille. Donc utilisez le lien, ça vaut la peine d’écouter ça (en anglais). Pour les non-anglophones et parce que ce que Steve Jobs raconte me paraît absolument crucial pour la vie, j’ai fait une traduction du discours.

Merci.

Je suis honoré d’être parmi vous en ce jour pour la remise des diplômes de l’une des meilleures universités du monde. En vérité, je n’ai jamais terminé l’Université, et ceci est pour moi l’expérience qui se rapproche le plus d’une remise de diplôme universitaire.

Aujourd’hui, je veux vous raconter trois histoires tirées de ma vie, et c’est tout. Rien de pompeux, simplement trois histoires.

La première histoire parle de relier des points.
J’ai arrêté mon cursus à l’Université de Reed à la fin des six premiers mois, mais je suis resté sur le campus en tant qu’auditeur libre, pendant encore 18 mois avant de m’en aller complètement.

Alors pourquoi ai-je arrêté?
Tout a commencé avant ma naissance. Ma mère biologique était une jeune étudiante non mariée, et elle a décidé de me donner à l’adoption. Pour elle, il était extrêmement important que je sois adopté par une famille de diplômés universitaires. Tout était prêt pour mon arrivée, je devais être adopté par un avocat et sa femme. Sauf que lorsque je suis arrivé, ils ont décidé au dernier moment qu’ils voulaient avoir une fille. Alors mes parents qui étaient sur liste d’attente ont reçu un appel au milieu de la nuit pour leur demander s’ils voulaient de ce petit garçon inattendu. Ils ont dit “Bien sûr”. Ma mère biologique s’est rendue compte plus tard que ma mère n’avait jamais terminé ses études et que mon père n’avait jamais même eu son bac.

Elle a d’abord refusé de signer les papiers d’adoption, puis quelques mois plus tard a changé d’avis lorsque mes parents ont fait la promesse de me permettre d’aller à l’université.
Ainsi fut le début de ma vie.

Et dix-sept ans plus tard, je suis allé à l’université, mais j’avais naïvement choisi une université presque aussi chère que celle de Stanford. Les économies de toute une vie de mes parents s’envolaient dans mes études. Après six mois, je n’y voyais pas de sens, je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire dans ma vie, et aucune idée de comment l’université pouvait m’aider à le savoir. Et moi, je dépensais tout l’argent que mes parents avaient économisé pendant toute leur vie. J’ai donc décidé d’arrêter en me convaincant que tout irait bien.

C’était assez effrayant à l’époque, mais en regardant en arrière, ce fut l’une des meilleures décisions que j’aie jamais prise.
Une fois avoir arrêté mes études, je pouvais cesser d’aller aux cours imposés qui ne m’intéressaient pas et commencer à suivre ceux qui m’intéressaient réellement. Tout n’était pas un cliché bohème : je n’avais pas de chambre dans un dortoir, alors je dormais dans les chambres de mes amis, par terre. Je ramenais les bouteilles de coca pour le dépôt de 5 cents qui me permettaient de m’acheter à manger, et je marchais 10 kilomètres à travers la ville tous les dimanches soir pour avoir le seul bon repas de la semaine au temple Hare Krishna. J’adorais ça. Et la plupart des événements que j’ai rencontrés pendant cette période m’auront été très utiles par la suite.

Laissez-moi vous donner un exemple. L’Université de Reed offrait à ce moment là ce qui était peut-être le meilleur cours de calligraphie du pays. A travers le campus, toutes les affiches, toutes les étiquettes de tous les tiroirs étaient calligraphiées à la perfection. Et comme j’avais arrêté et n’avais plus besoin d’aller aux cours normaux, j’ai décidé de prendre le cours de calligraphie pour apprendre à faire ça. J’ai appris des choses sur les caractères avec sérif et sans sérif, sur les variations d’espace entre différentes combinaisons de lettres, sur ce qui rend une magnifique calligraphie magnifique. Historique. Artistiquement subtile, d’une manière que la science ne peut saisir, et je trouvais cela fascinant. Rien de cela n’avait pourtant un vague espoir d’application pratique dans ma vie.

Mais dix ans plus tard, lorsque nous créions le premier ordinateur Macintosh, tout m’est revenu. Et nous avons tout utilisé dans la création du Mac. C’était le premier ordinateur avec une belle typographie. Si je n’étais jamais allé à ce cours de calligraphie en particulier à l’université, le Mac n’aurait jamais eu de caractères multiples ou de polices à espaces proportionnels. Et comme Windows a tout copié du Mac, il est presque sûr qu’aucun ordinateur personnel n’en aurait jamais eu. Si je n’avais jamais arrêté mes études, je n’aurais jamais pu aller à ce cours de calligraphie et les ordinateurs personnels pourraient ne pas avoir les merveilleuses typographies qu’ils ont. Il était bien évidemment impossible de faire les liens entre ces points en regardant vers l’avenir lorsque j’étais à l’université, mais tout était très clair dix ans plus tard, en regardant en arrière. De nouveau : on ne peut pas faire les liens entre les événements en regardant en avant; on ne peut le faire que rétroactivement. Il faut alors se fier à quelque chose, que ce soit au courage, au destin, à la vie, au karma, peu importe. Parce que croire que les “points” seront reliés au bout du compte vous donnera la confiance en vous pour suivre votre coeur, même si cela vous mène hors du chemin balisé, et cela fera toute la différence.

Ma deuxième histoire parle d’amour et de perte.
J’avais de la chance : j’avais trouvé ce que j’aimais faire, très tôt dans ma vie. Woz et moi avions lancé Apple dans le garage de mes parents quand j’avais vingt ans. Nous travaillions dur, et en dix ans, Apple était passée de deux personnes dans un garage à une compagnie qui valait 2 milliards de dollars, employant plus de 4000 personnes. Nous venions de mettre sur le marché notre plus belle création un an plus tôt, le Macintosh, et je venais d’avoir trente ans.

Et puis je me suis fait renvoyer. Comment peut-on se faire renvoyer d’une entreprise qu’on a créée? Et bien lorsque Apple s’est développée, nous avons engagé une personne que je trouvais très talentueuse pour diriger l’entreprise avec moi. Pendant la première année à peu près, tout s’est bien passé. Mais nos points de vue au sujet de l’avenir ont commencé à diverger. Et finalement, nous nous sommes brouillés, et le comité de direction s’est mis de son côté. J’avais trente ans, j’étais fini, et de manière très publique.

Ce qui avait été mon unique but pendant toute ma vie adulte avait disparu, et cela m’avait dévasté. Je ne savais pas vraiment quoi faire pendant quelques mois. Je pensais avoir manqué à mes devoirs face à l’ancienne génération d’entrepreneurs, que j’avais laissé tomber le bâton de relais alors qu’on me le passait. J’ai rencontré David Packard et Robert Noyce pour tenter de m’excuser d’avoir raté d’une manière aussi décevante. C’était un ratage tellement public que j’ai même songé à quitter la Valley. Mais une pensée à lentement émergé en moi : j’aimais toujours ce que je faisais. Les événements d’Apple n’y avaient rien changé. J’avais été rejeté, mais j’étais toujours amoureux.

J’ai donc décidé de tout recommencer. Je ne l’avais pas encore compris, mais être renvoyé d’Apple a été la meilleure chose qui me soit arrivée. Le poids du succès avait été remplacé par la légèreté d’être à nouveau un débutant, moins sûr de tout. Cela m’a donné la liberté d’entrer dans un des périodes les plus créatives de ma vie. Durant les 5 années suivantes, j’ai créé une entreprise du nom de Next, ainsi qu’une deuxième du nom de Pixar, et suis tombé amoureux d’une femme merveilleuse qui allait devenir ma femme. Pixar a créé le premier long-métrage d’animation généré par ordinateur au monde, Toy Story, et est maintenant le studio d’animation le plus talentueux du monde. Par un étrange concours de circonstances, Apple a acheté Next, et j’y suis retourné. La technologie développée chez Next est au coeur de la renaissance actuelle d’Apple, et Maureen et moi formons une famille merveilleuse ensemble.

Je suis certain que rien de tout cela ne serait arrivé si je n’avais pas été renvoyé de chez Apple. Le remède avait un goût amer, mais le patient en avait besoin. Parfois, la vie vous frappe en pleine figure. Ne perdez pas la foi. Je suis convaincu que la seule chose qui m’a fait continuer c’était que j’adorais ce que je faisais. Il faut absolument trouver ce que vous aimez. Et ceci est aussi vrai pour le travail que pour votre vie amoureuse. Le travail va remplir une grande partie de votre vie, et le seul moyen d’être pleinement satisfait, c’est de faire ce que vous pensez être un travail génial. Et le seul moyen de faire un travail génial, c’est d’aimer ce que vous faites. Si vous ne l’avez pas encore trouvé, continuez à chercher et ne faites pas de concession. Il en est de même avec les affaires de coeur : vous saurez quand vous l’aurez trouvé. Et comme toute bonne relation, les années qui passent la rendent encore meilleure. Alors continuez à chercher, et ne faites pas de concession.

Ma troisième histoire parle de la mort.
Lorsque j’avais dix-sept ans, j’ai lu une citation qui disait quelque chose comme : “Si tu vis chaque jour comme si c’était ton dernier, un jour tu auras certainement raison. ” Cela m’a fait réfléchir. Et depuis, pendant les dernières 33 ans, chaque matin je me suis regardé dans le miroir et me suis demandé : “et si c’était mon dernier jour, est-ce que je voudrais faire ce que je vais faire aujourd’hui?” Et à chaque fois que la réponse était “non” pendant trop de jours à la suite, je savais qu’il fallait que je change quelque chose.

Me rappeler que je serai bientôt mort est l’outil le plus important que j’aie trouvé pour m’aider à faire les grands choix dans ma vie. Parce que presque tout, toutes les attentes extérieures, la fierté, la peur d’être humilié ou d’échouer, toutes ces choses s’en vont face à la mort, et ne laissent que ce qui est vraiment important. Se rappeler que vous allez mourir est me meilleur moyen d’échapper au piège de croire que vous avez quelque chose à perdre. Vous êtes déjà à nu; alors il n’y a aucune raison de ne pas suivre votre coeur.

Il y a à peu près un an, l’on m’a diagnostiqué un cancer. J’ai passé un scanner à 7h30 du matin et il montrait clairement une tumeur dans mon pancréas. Je ne savais même pas ce qu’était un pancréas. Les médecins m’ont dit que c’était presque certain qu’il s’agissait là d’un type de cancer incurable, et que je n’avais plus que 3 à six mois à vivre. Mon médecin m’a donc conseillé de rentrer chez moi et de régler mes affaire, ce qui est une manière de dire pour les médecins “Préparez-vous à mourir. ” Cela signifie de raconter à vos enfants tout ce que vous pensiez avoir encore les dix prochaines années pour leur dire. Cela signifie de faire en sorte que tout soit réglé pour permettre de faciliter les choses à votre famille. Cela veut dire faire vos adieux.

J’ai vécu toute la journée avec ce diagnostic. Plus tard dans la soirée, ils m’ont fait une biopsie, faisant passer un endoscope dans ma gorge à travers mon estomac puis dans mes intestins, mettant une aiguille dans mon pancréas pour prélever quelques cellules de la tumeur. J’étais endormi, mais ma femme qui était là m’a dit que lorsqu’ils ont regardé les cellules dans le microscope, les médecins se sont mis à pleurer parce qu’il s’agissait en fait d’une forme rare de cancer du pancréas qui se soigne par chirurgie. J’ai eu l’opération, et heureusement, je vais bien maintenant.

Ceci était l’expérience la plus proche de la mort que j’aie vécue, et j’espère que je ne vais pas m’en rapprocher pour encore quelques dizaines d’années. Ayant survécu à cela, je peux désormais vous dire tout cela avec un peu plus d’assurance que lorsque la mort n’était qu’un concept purement intellectuel. Personne ne veut mourir. Même les personnes qui veulent aller au paradis ne veulent pas mourir pour l’atteindre. Mais pourtant, la mort est notre destination commune. Personne n’y a jamais échappé. Et parce que, comme il se doit, la mort est certainement la meilleure invention de la vie. C’est ce qui permet à la vie de changer. La mort efface le vieux pour faire une place à la jeunesse. Maintenant, les jeunes c’est vous. Mais un jour, et pas dans si longtemps, vous deviendrez graduellement les anciens et allez disparaître. Désolé d’être si dramatique, mais c’est vrai. Votre temps est limité, alors ne le gâchez pas à vivre la vie d’un autre. Ne vous laissez pas piéger par les dogmes qui vous font vivre avec les conséquences des pensées d’autres personnes. Ne laissez pas le bruit des opinions des autres noyer votre voix intérieure. Et le plus important : Ayez le courage de suivre votre coeur et vos intuitions. Ils savent déjà, d’une étrange manière, ce que vous voulez vraiment devenir. Tout le reste est secondaire.

Quand j’étais jeune, il y avait une publication géniale qui s’appelait The Whole Earth Catalog qui était une Bible pour ma génération. Cette publication avait été créée par un certain Stuart Brand, - pas loin d’ici à Menlo Park - , qui l’a animée par sa touche poétique. C’était vers la fin des années soixante, avant les ordinateurs personnels et la P.A.O (Publication Assistée par Ordinateur), ce qui veut dire que tout était fait à la machine à écrire, aux ciseaux, et avec des appareils Polaroid. C’était un peu comme un Google en papier recyclé, 35 ans avant que Google n’existe. C’était idéaliste, plein d’outils sympathiques, et de grandes notions. Stuart et Steve ont sorti plusieurs numéros du Whole Earth Catalog, puis ensuite, lorsqu’il avait fait son temps, ils ont sorti un numéro de clôture. C’était au milieu des années septante, et j’avais votre âge. Sur la couverture du dos du dernier numéro, il y avait une photographie d’une route de campagne à l’aube, le genre de route où vous feriez du stop si vous étiez assez aventureux. A côté de la photo, il y avait les mots : “restez affamés, restez simple d’esprit “, ce qui était leur message d’adieux à leur départ. “Reste affamé, reste simple d’esprit”, c’est ce que j’ai toujours voulu pour moi-même. Et maintenant, à vous qui êtes diplômés et neufs, je vous souhaite de rester affamés et de rester simples d’esprit.

Merci beaucoup à tous.

Et pourquoi faire partager ce discours? Quel rapport avec le cinéma?

Plusieurs rapports indirects, dont le fait que Steve Jobs ait créé Pixar qui est le studio d’animation qui a produit et conçu le premier film par ordinateur; le fait que Steve Jobs soit actuellement actionnaire majoritaire de Disney; le fait que sans le Macintosh, pas grand chose de tout cela n’aurait été possible (cinéma d’animation par ordinateur notamment)… et d’un point de vue plus personnel, la motivation première qui fait que je voulais absolument partager cette vidéo, c’est que ce discours répond à des questions que je me pose depuis des années.

Des questions telles que :

Comment faire des études universitaires quand on ne vient pas d’une famille d’universitaires?

Expérience faite, les problèmes majeurs proviennent du fait que personne n’est derrière nous pour nous motiver ou pour s’y intéresser vraiment. On passe un peu pour un “intello” chiant, qui n’a pas d’expérience de la vie.

Comment faire pour, sans se sentir coupable, ne pas pouvoir subvenir à ses besoins à 25 ans et devoir demander de l’argent à ses parents qui n’en ont pas beaucoup?

Solution : travailler comme une folle dans un cinéma jusqu’à l’épuisement et mettre en péril mes études. A ne pas suivre. Burn out suivi de dépression et de la certitude qu’on ne vaut rien et qu’on est capable de rien.

Qu’est-ce que j’aime faire dans la vie, et qu’est-ce que je veux faire?

Je sais que j’aime travailler dans le cinéma, j’aime l’art et la culture, l’écriture et la musique en particulier, mais concrètement, qu’est-ce que je veux faire??? D’après Steve Jobs, il faudrait plus s’écouter, faire ce qu’on aime pour être satisfait. Mais comment faire pour savoir ce qu’on aime quand on doit faire des choix ici et maintenant concernant si oui ou non on continue ses études, et comment les continuer sans à nouveau faire un burn out etc. ? Il faut avoir l’esprit au calme pour le faire, prendre du temps pour soi, ce qui n’est pas mon fort.

Comment faire ces choix qui peuvent changer le cours d’une vie?

Pas de réponse, mais des pistes données par le discours de Steve Jobs : ne pas avoir peur de l’échec, rien n’est irreversible, on peut recommencer. Il en est la preuve vivante. Merci Steve.

Et comment accepter que faire des études n’est pas forcément notre truc sans se sentir nul par rapport à nos amis et connaissances qui en ont fait?

A mon avis, il faut être en paix avec soi-même et réussir à se faire confiance. Se dire que les études ne sont pas la seule clé du succès, et qu’il y a des milliers d’autres moyens, ainsi que des qualités qu’on n’apprend pas à l’université. Il faut aussi trouver sa force, ses atouts, et les mettre en avant. Un autre sujet de réflexion, de méditation, mais en tout cas, des clés, des espoirs.

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Site en re-construction

Posted in Annonces, informatique on septembre 18th, 2006 by Virginie

Le changement de look ne s’étant pas passé sans problèmes, notamment à cause de mes lacunes en code et en CHMOD, certains liens ne fonctionnent plus, les archives ne sont plus disponibles etc… Je planche depuis hier sur l’affaire avec beaucoup d’aide de Steph (merci encore!!!) et cela devrait bientôt être résolu!

Au cas où vous avez des problèmes similaires en changeant votre thème sous Wordpress (les autorisations qui ne fonctionnent pas pour le modifier), lisez ceci.

L’entrée en jeu du numérique

Posted in Ciné Numérique, Cinémas, DVD, informatique, projection, technique, vidéo on mars 3rd, 2006 by Virginie

Vu par hasard sur Nouvo, l’émission de la TSR qui nous parle de technologie et de média, un petit reportage sur la rapide avancée du cinéma numérique dans les salles.

Un exploitant de Bülach a fait le pas d’équiper une de ses salles en numérique, plus précisément ce qu’on appelle le “cinéma D” ou “tout numérique”, dans lequel le film même y est ptojeté numériquement, sans que la pellicule n’intervienne à aucun moment du programme. La plupart des salles de Suisse sont depuis août 2005 équipées de projecteurs numériques pour tout ce qui concerne la publicité, mais en aucun cas le film lui-même, qui demeure en 35 millimètres, mis à part quelques petites productions dont le budget n’a pas permis de tirer une ou plusieurs copies pellicule. Cette période “transitoire” s’appelle le cinéma E (pour Electronique).

Le premier pas concret dans l’ère numérique a donc été fait par la publicité, ce qui a ouvert les yeux des encore récemment sceptiques opérateurs. Je parlerai dans un autre article des difficultés rencontrées par ces derniers face à la vidéo; mais ce qu’il faut savoir pour l’instant, c’est que bien peu d’entre eux sont formés pour être capables de s’adapter facilement à cette révolution, et que la volonté de s’y mettre n’y est pas non plus.

spots 35 millimètres

Il faut cependant faire la différence entre le cinéma E (du type de la projection des publicités) et le cinéma D, tout numérique : la raison pour laquelle les films ne sont pas projetés actuellement par les mêmes projecteurs numériques que ceux des publicités et que la pellicule subsiste encore, tient au fait que la qualité d’image n’est pas assez bonne. Les beamers fournis par Cinecom sont de bonne qualité pour de la projection sur des écrans de taille moyenne, mais vous l’aurez certainement remarqué, sur les grands écrans le résultat n’est pas très beau : pixels, trame… A moins d’utiliser les projecteurs “HD Cinema”, spécialement construits à cet effet et quatre fois plus chers que nos vieux projecteurs 35 millimètres, la qualité en termes de résolution, de finesse et de couleurs est toujours meilleure en pellicule.

Il est cependant vrai que ce cinéma E est un premier pas dans l’ère du numérique, il est la transition un peu problématique car pas très au point et forcément un peu pénible à regarder.

Ainsi les plus refractaires devront s’adapter, sous peine de ne plus trouver leur place dans un univers cinématographique en mutation. Si pour l’instant nous en sommes toujours à tester la nouvelle technologie numérique, et qu’elle demeure impensablement hors de prix pour les exploitants, il n’en est pas moins certain que ce n’est qu’une question de temps. Le temps que les prix baissent, et le temps de répondre à certaines question comme “qui va payer l’équipement des salles?”. C’est effectivement le problème épineux, car il est évident que ceux qui vont économiser le plus d’argent avec le numérique, ce sont les distributeurs de films, dont les frais d’envois des copies vont être nettement diminués.

Dans les premiers temps, certes, le support qui va demeurer physique, comme on nous l’explique dans Nouvo, sous forme d’un disque dur, passera tout de même entre les mains de notre chère Poste, à des tarifs cependant moins exorbitants. Puis dans un deuxième temps si tout se passe bien, ce ne sera plus que des ondes qui passeront dans les airs, jusqu’aux serveurs installés dans les cabines de projection. Ainsi, la mise en place sera certainement l’étape la plus coûteuse, mais ensuite, ce sera tout bénéfice pour les distributeurs. Ne serait-il donc pas honnête de leur part d’investir?

Quant à l’avantage du tout numérique en termes de qualité, il est clair que le spectateur a tout à y gagner, surtout dans l’état des choses actuellement. Je m’explique : je pense réellement que beaucoup de facteurs accumulés tout au long de la vie d’une copie pellicule contribuent à la discréditer, et à la condamner au triste sort d’être “obsolète”.

Car c’est bien de cela qu’il est question : la pellicule ne serait plus d’actualité en termes de qualité par rapport aux avancées de la vidéo qui permettrait des miracles en termes de luminosité d’image, de netteté parfaite, d’absence de défauts liés au passage de la pellicule dans la machine ainsi qu’au traitement donné par ses manipulateurs. Le critère des dépenses liées au transport ou au tirage ne joue, je pense, pas le rôle principal dans cette révolution.

Mais pour en revenir aux facteurs de détérioration de la pellicule, en voici quelques-uns :

  • Déjà au moment du tirage de la copie, il y a des pertes énormes provenant d’une volonté d’économie émanant des distributeurs, poussant les laboratoires à utiliser une pellicule de moindre qualité. Les couleurs sont beaucoup plus fades, le grain est souvent affreusement gros, et il n’est pas rares d’avoir déjà des raies sur la copie neuve, j’imagine à cause de la rapidité à laquelle les copies sont tirées aujourd’hui, que le nombre croissant d’entre elles que l’on reçoit encore humides et qui gondolent en séchant ne fait qu’approuver.
  • Les grandes majors ont une tendance égoïste à marquer leurs copies de codes sur quelques photogrammes du film, leur permettant par la suite de localiser les cinémas dans lesquels les “screeners” ont été filmés. Moyen pour eux donc, de “stopper” ou au moins d’endiguer le piratage. Certes, mais le spectateur qui paie sa place et qui perçoit tout de même ces points rouges sous forme d’images subliminales, y pensent-ils?
  • L’étape du sous-titrage, aussi, pour les amateurs de versions originales, pose problème : combien de films sont projetés flous parce que les sous-titres sont mal gravés dans l’émulsion et qu’il est impossible de faire le point à la fois sur l’image et sur les sous-titres? Ne connaissant pas bien moi-même la technique utilisée en détail, sauf qu’il s’agit d’une gravure au laser sur l’émulsion photographique, je ne peux mettre le doigt exactement sur l’origine de ces mauvais sous-titres qui nous pourrissent la vie, mais je pense qu’il est possible d’améliorer leur qualité.
  • La dernière étape qui elle encore parachève la détérioration de la pellicule, c’est évidemment la projection en salles. D’abord, qui dit multisalles, dit opérateurs stressés. De nombreuses raies pourraient être évitées s’ils avaient le temps de charger le projecteur sans se soucier de la prochaine séance à lancer. Cela dit, le chargement est une tâche répétitive qui à la longue ne demande plus beaucoup de temps, et que même dans le stress, les opérateurs savent très bien gérer. Mais plus grave encore, à mon avis, est la manière dont certains opérateurs traitent leurs films, soit par manque de conscience professionnelle, soit par manque de formation. Combien de fois ne me suis-je pas plainte de l’opérateur précédent qui avait probablement démonté son film avec les mains sales, dans une cabine poussiéreuse et pleine d’huile, et qui n’avait d’ailleurs pas pris la peine d’ôter tous les scotchs et marques diverses pour son prochain? C’est en effet une question de respect de ses collègues ainsi que de la pellicule elle-même que de bien la traiter. Rares sont aujourd’hui les opérateurs de ce type là; je les remercie ici pour leur travail!
  • Le dernier souci est celui de l’entretien des projecteurs, des enrouleuses, etc., ou tout autre appareil par lequel le film passe dans son complexe trajet d’une bobine débitrice à la bobine réceptrice. Si une seule des pièce est mal orientée et que le film frotte trop dessus, des raies apparaissent. Si les divers galets, débiteurs dentés ou les patins sont sales, huilés ou défectueux, ce sont d’autres raies, d’autres taches, d’autres problèmes pour faire le point aussi. Ce sont autant de connaissances mécaniques que l’opérateur doit acquérir au cours de sa formation pour mieux entretenir son matériel, et ainsi prévenir les dégâts de film; ce qui, d’ailleurs, n’est que brièvement abordé pendant les cours officiels en Suisse.

Je pense sincèrement que l’enseignement de plus en plus sommaire et laxiste des cours d’opérateurs ne permetttent plus aux dernières volées d’être assez soigneux, ni assez attentifs aux détails. Il y a une certaine hypocrisie au sein de ce métier : on ne forme plus des vrais opérateurs, mais, grossièrement dit, des “presse-boutons”. Pour je ne sais quelle raison, un apprentissage de trois ans s’est transformé en un cours de 8 jours, avec en tout et pour tout, deux jours de pratique, et très peu d’exercice mécaniques.

Il est évident qu’ainsi, par les lacunes que permet une telle formule, l’opérateur récemment formé n’a pas acquis suffisamment de connaissances pour lui permettre de s’occuper de tout ce qui est de l’ordre du réglage fin et de l’entretien dans le détail du matériel.

La pellicule souffre donc, je dirai, d’un manque de considération depuis que nous “attendons” cette technologie révolutionnaire qu’est le numérique. Il y a comme une résignation au sein des formateurs, comme si le métier perdait de sa valeur soudainement, et que le savoir-faire ne valait plus la peine d’être enseigné, “parce que ça ne sert plus à rien”. Et c’est bien dommage.

Le cercle vicieux du discrédit de la pellicule commence avec cette perte de foi en la formation de la relève; il continue avec des distributeurs économes, puis avec des spectateurs déçus qui ne fréquentent plus les cinémas, ce qui pousse à limiter les frais partout où c’est possible : formation, copies de films, personnel de salles…

Le numérique entre donc en jeu comme un “sauveur” des salles de cinéma, et c’est peut-être vrai. Ma position est mitigée, mais je dois avouer qu’il est plus aisé de compter sur une technologie fiable et dont l’impact humain est nettement moindre, que de vouloir changer toute la chaîne cinématographique dans le seul but, finalement, de conserver une “poésie” du métier de projectionniste, bientôt obsolète. Cette guerre des “poètes” contre les “techniciens” est au centre du débat : les arguments des uns tenant pour le principal au fait qu’ils veulent garder contact avec la pellicule, car c’est ce qui fait l’essence de leur métier. Les autres ne voient que la performance technologique, la perfection de l’image, seule condition pour qu’une séance de cinéma en vaille la peine.

Ils partent du principe que les exploitants redeviendraient les seuls garants de la meilleure qualité possible de projection, et ne se feraient ainsi plus si facilement égaler par un équipement tout public. Le spectateur ne rechignerait plus à payer sa place pour aller voir son film s’il est projeté dans des conditions optimales.

Quant à moi, je suis d’avis que si les exploitants se plaignent aujourd’hui de la désertion de leurs cinémas, c’est un peu de leur faute. Sans être scandaleusement virulente, j’aimerais tout de même relever le fait qu’il n’y a aucune salle de la région lausannoise munie du label de qualité THX, mis au point par Georges Lucas, véritable pionnier du tout numérique, d’une part, mais surtout, d’une standardisation de la qualité de projection que ce soit sur le plan de l’acoustique ou sur celui de l’image. A visiter absolument pour de plus amples informations sur ce sujet, une page qui explique (en anglais) exactement quels sont ces standards.

Monsieur Lucas, ce grand homme, a vu juste à mon humble avis : il est nécessaire de rester au plus haut niveau de perfection technologique pour que le spectateur pense qu’il vaut la peine d’aller au cinéma, et tout le monde serait content, même les réalisateurs (pour une fois!). Mais ce n’est pas uniquement en s’équipant d’un projecteur numérique dernier cri que cette perfection est possible. La plupart des salles auraient besoin d’un bon lifting, notamment du point de vue de l’équipement sonore.

Donc avant de crier au scandale, à “l’invasion numérique” et à la “mort” de la pellicule, il faut y voir l’énorme avantage qualitatif qui va avec, à la condition que cette révolution propre à l’image soit doublée d’un souci de perfection qui touche l’expérience cinématographique dans son entier. Il est clair que les puristes du métier vont certainement grogner, car effectivement, leur métier va changer de manière drastique. Mais est-ce que vouloir garder bon gré, mal gré, une technologie qui n’est plus compétitive (pour toutes les raisons mentionnées plus haut), par pur souci d’identité, serait honnête pour les principaux intéressés, ceux qui remplissent les caisses des cinémas?

Les funérailles lentes de la pellicule ayant donc commencé depuis quelques années, il serait préférable que le rejeton prenne enfin cette relève, nous soulageant tous de cette transition peu agréable à regarder.

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