Première de Congo River au City

Posted in Annonces, Cinémas, City Club, bellevaux, films on septembre 13th, 2006 by Virginie

Congo River

Un rendez-vous intéressant se profile à l’horizon, qui vous le verrez, sera suivi par quelques autres cette saison cinématographique : le City Club de Pully accueille le 20 septembre à 20h30 la première de Congo River, un film documentaire de Thierry Michel.

Le documentariste belge avait notamment réalisé Mobutu Roi du Zaïre en 1999 et semble vouer une passion pour le Congo dont il retrace l’histoire au fil de la descente du fleuve du même nom.

Comme il est rare de pouvoir rencontrer les faiseurs de films en dehors des festivals et de pouvoir échanger nos idées avec eux, raison de plus pour venir mercredi. De plus, le débat sera animé par Patrick Ferla, journaliste à la Radio Suisse Romande.

Distribué par Trigon, j’en viens ainsi à la suite des événements en vous annonçant l’autre excellente nouvelle : le distributeur qui se bat pour une plus grande diffusion de films venant d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie depuis 1987, s’allie avec notre salle de Pully ainsi qu’avec le Bellevaux pour lancer un riche programme de nouveautés du sud et de l’est.

A venir dans l’une ou l’autre des deux salles :

Une belle palette, donc, et autant de nouveaux horizons à découvrir. Une petite brochure pratique, pleine de photos et de résumés sur les films à venir éditée par Trigon est disponible gratuitement au City Club, au Cinéma Bellevaux, et à la Cinémathèque, selon le stock disponible.

Congo River fleuve

Documents :

Cinéma City Club
Avenue de Lavaux 36
1009 Pully
021 728 69 69

Cinéma Bellevaux
Route Aloys-Fauquez 4
1018 Lausanne
021 647 46 42

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La petite dame du Capitole…

Posted in Cinémas, DVD, cinéma suisse, films, lausanne, pensée on février 3rd, 2006 by Virginie

C’est les larmes aux yeux d’émotion que j’écris ces lignes; tombée par hasard sur la retransmission de l’édition de Photos de famille d’aujourd’hui même, voyant que l’invitée du jour était Lucienne Schnegg, je n’ai pas zappé (sans commentaires). “La petite dame du Capitole” mettait une gaîté surprenante sur ce plateau d’habitude si morne! Elle a 80 ans, et fait tourner son cinéma de 867 places seule, à l’exception de la projection. Pour tout le reste, caisse, bar, nettoyages, secrétariat, Lucienne s’en charge. Et les Lausannois l’adorent, oui, mais son cinéma, autrefois fleuron des salles dans l’excès luxueux, est en train de tomber en ruines par manque de moyens.

Le Capitole qui a vécu ses heures de gloire dans les années 50 à 70 (Lucienne dixit), est aussi la désormais plus grande salle de Suisse; le documentaire de Jacqueline VeuveLa petite dame du Capitole“, sorti en salles depuis le 25 janvier, raconte l’histoire de ce petit bout de femme qui a porté son cinéma depuis 1949, toujours fidèle au poste en 2006, devenue un mythe dans la région. C’est un hommage touchant, qui porte enfin Madame Schnegg sur la toile perlée de l’Ecran de Cinéma, sa passion, son âme, sa vie.

N’ayant pas encore vu ce film, je ne peux que me réjouir de le découvrir ce week-end, tout en regrettant qu’il ne soit pas projeté au Capitole, justement (support vidéo oblige, c’est écrit en gros sur le site du Capitole : combien de personnes lui ont posé la question “pourquoi il passe pas chez vous?” à votre avis??). Mais c’est avec amertume quand-même que je souris en la voyant, parce que la grande époque du cinéma est morte; parce que sa salle est désertée au profit des multiplexes; parce que plus jamais les foules ne se pressent devant ses portes vitrées; parce qu’elle ne peut plus rivaliser avec les salles ultra modernes qui attirent aujourd’hui les foules. C’est une désillusion totale pour moi d’imaginer que la majorité des spectateurs préfèrent aller dans des salles sans histoire; mais peut-être que c’est moi qui suis vieillote?

En tout cas, Lucienne n’est pas revancharde pour un sou, le regard toujours pétillant et une jeunesse de personnalité telle qu’on ne peut qu’être scotché en la voyant. Je vous le dis honnêtement : j’ai fondu en larmes en imaginant ce qu’avait pu être ce cinéma et que jamais ne ne pourrai connaître; j’ai cette nostalgie de n’avoir pas pu vivre “l’avant télévision”; de n’avoir pas eu l’expérience du grand spectacle, des films attendus pendant des mois, qui font complets sur complets pendant des semaines entières, ces événements que rien ne concurrençaient.

Et maintenant qu’on a tous notre “cinéma maison”, notre pop corn “frais” du micro-onde, loué un DVD zone 1 illégalement sur le marché et qu’on est tout content d’en parler aux copains pour frimer “Ah! Eternal Sunshine of the Spotless Mind? Je l’ai vu avant qu’il sorte au cinéma!” Franchement, c’est pas un peu triste?

dvd me

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City plein!

Posted in Annonces, Cinémas, City Club, Evénements, films on novembre 28th, 2005 by Virginie

City Plein

Filmar en America Latina

Posted in Annonces, Association, Cinémas, City Club, Evénements, films, lausanne, projection on novembre 26th, 2005 by Virginie

logo filmar

Depuis mardi 23 novembre, le cinéma City Club à Pully accueille le festival Filmar en America Latina, qui, comme son nom l’indique, programme une foule de films d’Amerique Latine, allant de Buena Vista Social Club - le fameux! - à Y tu mama tambien!, en passant par Historias Minimas, Bombon el Perro (très attendu), et bien d’autres connus et moins connus. Un petit tour par le site officiel s’impose en ce qui concerne la programmation complète, car ce festival a lieu dans plusieurs villes de Suisse, et propose une multitude de films.

Du côté projection, il y a du travail! Ce sont, pour le City seul, 15 films à monter et à démonter; on monte les deux films du jour suivant en avance, et pendant la projection on démonte les films au fur et à mesure qu’ils sont passés. En d’autres termes, on ne s’arrête pas! Il faut cependant prendre en compte les petits soucis typiques des festivals : les copies qui n’arrivent pas, les retards liés soit à une forte affluence (ce qui est très bien soit dit en passant), soit à un horaire difficile à tenir avec des entr’actes et des présentations avant chaque film qui tendent à durer un peu trop longtemps…

Pendant que la fête bat son plein dans le hall, avec musique latine, cocktails typiques et décoration colorée, se cachent derrière le hublot quelques opérateurs suant sur leurs copies, dans la chaleur émise par les lanternes des projecteurs. Ce sont eux qui rendent possible le spectacle, qui le préparent avec soin, jusqu’à fignoler les moindres détails pour que tout soit agréable pour le spectateur, mais ils n’en voient rien, c’est comme s’il n’existait pas. La grande tragédie du métier se trouve être celle de l’invisibilité. Car moins on voit l’opérateur, meilleure sera la projection. Il n’est visible aux spectateurs que lors de pannes ou de problèmes. Qui se retourne dans la salle pour croiser le regard de celui ou celle qui va lui projeter son film?

C’est un métier bien solitaire, mais quel régal d’observer par la lucarne et de constater à la fin de la séance que les spectateurs éphémères en sortent le sourire au lèvres!

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