Nouvelles pas très joyeuses des salles lausannoises

Posted in Annonces, Association, Ciné Qua Non, Cinémas, City Club, belecran, bellevaux, lausanne, sagesse on mai 11th, 2006 by Virginie

Il y a quelques semaines les cinémas défrayaient la chronique pour des questions syndicales : la situation précaire des employés de cinéma était mise en cause par UNIA notamment, et voilà que tout à coup tout le petit monde des cinémas, surtout à Lausanne, change de manière terrible et presque effrayante.

Pour ceux qui n’ont pas vu les journaux des deux semaines dernières : en gros, le Ciné Qua Non va fermer le 30 juin, et Europlex se fait racheter par encore plus gros que lui : Pathé… L’exploitant prend ainsi la première place au top des exploitants les plus importants en nombre de sièges en Suisse, devant Kitag. En septembre, Europlex ne sera plus.

La mort attendue mais tristement réelle désormais du Ciné Qua Non, faisant suite aux multiples fermetures de salles à écran unique par Europlex ces dernières années (Le Bourg, Le Lido, L’Athénée, L’Eldorado, L’ABC, Le Palace 1 et 2) ainsi que la fermeture du Richemont l’été dernier par ses propriétaires après une lutte pour trouver des films, c’est maintenant le tour de toutes les dernières salles de la ville qui peinent à joindre les deux bouts sans aide d’une association quelconque.

Il semblerait que l’avenir des salles uniques ou petits miniplexes du genre Zinéma ne soit possible que sous le mode de l’association. Tels Le Bellevaux, sauvé de la fermeture par l’Association BelEcran mais toujours pas dans les chiffres noirs, l’Oblò, et actuellement un projet pour sauver Le Capitole de Lucienne Schnegg qui se met en marche gentiment. A ce propos, si cela vous intéresse de vous joindre au projet, veuillez laisser un commentaire sur ce post afin que je puisse vous contacter et vous donner de plus amples informations.

Mais pour en revenir à la situation actuelle des cinémas, c’est une véritable crise des écrans, une situation où les multiplexes l’emportent joyeusement face aux indépendants qui ne peuvent plus avoir de films en exclusivité notamment. Il est clair que par exemple pour le Ciné Qua Non, contrairement à la missive des deux administrateurs de Cine Qua Non SA, la faute n’est pas uniquement celle des autres. Incriminant la Ville de Lausanne pour son manque de soutien au cinéma, les distributeurs pour ne plus leur donner d’exclusivité et le caractère “malfamé” du quartier de Bel Air, MM. Cattaneo et Steiner restent bien trop muets sur leurs responsabilités personnelles dans cette histoire.

Mais que dire de plus? Que c’est la faute à tout le monde et à personne en même temps, de toute façon nous ne saurons jamais vraiment ce qui s’est passé… Ce qui est évident, c’est que c’est la guerre pour survivre, que les petits crèvent et les gros rigolent!

Pour clore sur un post si triste et désabusé, je vous invite à aller voir vos films plutôt au Capitole que chez Europlex, à aller au Bellevaux, à devenir membre de BelEcran, ce qui vous permettra de payer votre place 10.- et aussi par la même occasion de soutenir un petit cinéma de quartier à la programmation très intéressante. Quant au City Club de Pully, c’est aussi le moment de se mobiliser pour lui, car nous ne savons pas très bien pour combien de temps il demeurera.

Agir pour sauver les salles, c’est y aller, en parler autour de vous, prendre conscience que la simplicité qu’offrent les multiplexes (on choisit sur place le film, etc.) ne fait que rendre encore plus difficile la survie des petites salles, qui ont besoin de spectateurs pour prouver aux distributeurs qu’ils en valent la peine!

Alors amis cinéphiles, mobilisez-vous!

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Filmar en America Latina

Posted in Annonces, Association, Cinémas, City Club, Evénements, films, lausanne, projection on novembre 26th, 2005 by Virginie

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Depuis mardi 23 novembre, le cinéma City Club à Pully accueille le festival Filmar en America Latina, qui, comme son nom l’indique, programme une foule de films d’Amerique Latine, allant de Buena Vista Social Club - le fameux! - à Y tu mama tambien!, en passant par Historias Minimas, Bombon el Perro (très attendu), et bien d’autres connus et moins connus. Un petit tour par le site officiel s’impose en ce qui concerne la programmation complète, car ce festival a lieu dans plusieurs villes de Suisse, et propose une multitude de films.

Du côté projection, il y a du travail! Ce sont, pour le City seul, 15 films à monter et à démonter; on monte les deux films du jour suivant en avance, et pendant la projection on démonte les films au fur et à mesure qu’ils sont passés. En d’autres termes, on ne s’arrête pas! Il faut cependant prendre en compte les petits soucis typiques des festivals : les copies qui n’arrivent pas, les retards liés soit à une forte affluence (ce qui est très bien soit dit en passant), soit à un horaire difficile à tenir avec des entr’actes et des présentations avant chaque film qui tendent à durer un peu trop longtemps…

Pendant que la fête bat son plein dans le hall, avec musique latine, cocktails typiques et décoration colorée, se cachent derrière le hublot quelques opérateurs suant sur leurs copies, dans la chaleur émise par les lanternes des projecteurs. Ce sont eux qui rendent possible le spectacle, qui le préparent avec soin, jusqu’à fignoler les moindres détails pour que tout soit agréable pour le spectateur, mais ils n’en voient rien, c’est comme s’il n’existait pas. La grande tragédie du métier se trouve être celle de l’invisibilité. Car moins on voit l’opérateur, meilleure sera la projection. Il n’est visible aux spectateurs que lors de pannes ou de problèmes. Qui se retourne dans la salle pour croiser le regard de celui ou celle qui va lui projeter son film?

C’est un métier bien solitaire, mais quel régal d’observer par la lucarne et de constater à la fin de la séance que les spectateurs éphémères en sortent le sourire au lèvres!

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