Pour une salle cinéma suisse à la cinémathèque suisse

27 January, 2009 (04:55) | Cinéma Suisse, lausanne | By: Virginie

J’hallucine. Voilà que je me mets à préparer un petit “guide du spectateur” orienté cinéma suisse, me disant qu’à la Cinémathèque Suisse, dont les deux salles de projections se trouvent à Lausanne, je devrais bien y trouver de quoi alimenter mon mince projet. Sur le site officiel de la-dite fondation, hautement financée par la Confédération Helvétique, j’y découvre le juteux programme concocté, comme toujours, pour les deux mois à venir. Il y a du Gus Van Sant, du Paul Newman, du Steve Soderbergh du Michel Piccoli… Je ne trouve de “suisse”, finalement, que le nom de l’institution.

Rappelons tout de même que la Cinémathèque Suisse possède un cahier des charges qui dépasse largement la projection de films à trois séances par jour. L’antenne de Penthaz, ou “nerf de la guerre”, regorge de personnes qui s’occupent de récupérer plusieurs copies ainsi que le matériel iconographique de chaque film qui sort dans le pays, de les cataloguer, de les archiver, de gérer leur location par des salles à l’extérieur, d’entretenir, réparer ou contrôler ces milliers ou millions ou même milliards de kilomètres de pellicule.

Cela dit, en ce qui concerne la programmation, je me demande si le pôle de Montbenon représente une sorte de vacances exotiques où il a lieu d’oublier le cinéma suisse.

Je me dis donc qu’en plus de son Cinématographe de 100 places et de sa salle Paderewsky de quelque 800 places qu’elle loue au moins une fois par semaine, la Cinémathèque Suisse se sent peut-être à l’étroit en ses murs du Casino de Montbenon. Je propose, histoire de ne pas me contenter de critiquer sans rien faire, que quelqu’un prête sa salle à la Cinémathèque suisse, – disons, une fois par semaine et c’est vraiment pas grand chose! – pour le cinéma suisse. Cela doit bien être possible, pour l’amour de l’art, pour faire connaître et dépoussiérer ces copies si bien conservées dans les réfrigérateurs de Penthaz…

Une utopiste, je le suis, c’est un fait. Je doute que quiconque ne se propose, comme ça, pour prêter sa salle et sa cabine au cinéma suisse qui, d’après ce que j’entends, “ne marche pas en salles”. Pourtant, je les projetterais volontiers, chers programmateurs de la Cinémathèque Suisse, je vous offre une journée par semaine de mon temps. Qui dit mieux?

Comments

Comment from warzabidul
Time 27 January 2009 at 12:17

De le faire une journée par semaine ce serais bien, et avec le temps ça deviendrais plus populaire. Mais c’est dans quelle ville que ça marcherais le mieux?

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