Filmar en America Latina

Depuis mardi 23 novembre, le cinéma City Club à Pully accueille le festival Filmar en America Latina, qui, comme son nom l’indique, programme une foule de films d’Amerique Latine, allant de Buena Vista Social Club – le fameux! – à Y tu mama tambien!, en passant par Historias Minimas, Bombon el Perro (très attendu), et bien d’autres connus et moins connus. Un petit tour par le site officiel s’impose en ce qui concerne la programmation complète, car ce festival a lieu dans plusieurs villes de Suisse, et propose une multitude de films.
Du côté projection, il y a du travail! Ce sont, pour le City seul, 15 films à monter et à démonter; on monte les deux films du jour suivant en avance, et pendant la projection on démonte les films au fur et à mesure qu’ils sont passés. En d’autres termes, on ne s’arrête pas! Il faut cependant prendre en compte les petits soucis typiques des festivals : les copies qui n’arrivent pas, les retards liés soit à une forte affluence (ce qui est très bien soit dit en passant), soit à un horaire difficile à tenir avec des entr’actes et des présentations avant chaque film qui tendent à durer un peu trop longtemps…
Pendant que la fête bat son plein dans le hall, avec musique latine, cocktails typiques et décoration colorée, se cachent derrière le hublot quelques opérateurs suant sur leurs copies, dans la chaleur émise par les lanternes des projecteurs. Ce sont eux qui rendent possible le spectacle, qui le préparent avec soin, jusqu’à fignoler les moindres détails pour que tout soit agréable pour le spectateur, mais ils n’en voient rien, c’est comme s’il n’existait pas. La grande tragédie du métier se trouve être celle de l’invisibilité. Car moins on voit l’opérateur, meilleure sera la projection. Il n’est visible aux spectateurs que lors de pannes ou de problèmes. Qui se retourne dans la salle pour croiser le regard de celui ou celle qui va lui projeter son film?
C’est un métier bien solitaire, mais quel régal d’observer par la lucarne et de constater à la fin de la séance que les spectateurs éphémères en sortent le sourire au lèvres!
Comments
Comment from Virginie
Time 26 November 2005 at 16:52
Salut Gilles!
C’est effectivement un beau métier et je te souhaite d’en profiter pleinement!
merci pour ton intérêt!
Virginie
Comment from lO
Time 12 January 2006 at 1:22
Salute!
C’est vrai que ce sont les enfants qui font le plus sourire au travers de ce hublot, un petit signe, concours de grimaces …ou de timidité quand un regard est echangé de la salle à la cabine =) tout çà et les corps qui se rapprochent au fur et à mesure des publicités… jusqu’au noir
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Time 28 August 2008 at 2:08
[...] Filmar édition 2005 [...]
Comment from gilles
Time 26 November 2005 at 15:09
bonjour!
je suis en train de passer le cap projectionniste et j’aime bien votre site (blog). c’est vrai que c’est un métier solitaire et que les seuls retours ne nous arrivent que lorqui’il y a des problemes. enfin sinon j’ai remarqué que c’est surtout les enfants qui se retournent vers le hublot avec l’oeil animé de cette curiosité qui leur est propre. sinon le métier est passionant, j’ai hâte de continuer.