Une Cinémathèque quelque part dans le monde

6 May, 2010 (12:18) | Cinémas | By: Virginie

Projectionniste de métier, ce travail m’inspire quelques dessins… alors je les poste ici en attendant que je réfléchisse à peut-être faire un site spécifique…
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Il s’agit là de mon espace montage dans la cabine.

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Là c’était lors d’un remplacement, en 08, un petit dessin de la cabine…

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Ça, c’est un problème que beaucoup d’opératrices et opérateurs connaissent, j’imagine… Au moment de faire la reprise, donc de passer d’un projecteur à l’autre, on a toujours besoin de faire pipi…

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Un peu autobiographique… mais pas complètement, je n’ai jamais rencontré Micheline Calmy-Rey au cinéma!

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“Plus là pour personne” de Jean-Laurent Chautems

3 February, 2010 (16:57) | films | By: Virginie

affiche

“Plus là pour personne”, sorti en salles le 27 janvier à Genève, est le premier long-métrage du jeune réalisateur Jean-Laurent Chautems. Il sort aujourd’hui Lausanne, aux Galeries du cinéma. C’est un film de fiction suisse, produit, tourné, monté en Suisse entre Genève et Neuchâtel, le réalisateur est neuchâtelois d’origine, et la musique est celle de Kera, groupe de trip-hop electro de Neuchâtel.

Si je parle de ce film et que je vous encourage à aller le voir, ce n’est pas parce qu’il s’agit d’un film helvête, puisque je ne suis pas pour promouvoir à tout prix le cinéma de mon pays qui peut être très ennuyeux, qui souvent manque cruellement de scénario, et dont le jeu des acteurs laisse souvent à désirer… Mais “plus là pour personne”, – qui a été récemment l’objet de critiques très mitigées, entre les louanges d’Olivier Delhoume sur Radiocité, les compliments de Thierry Jobin, et le venin de Raphaël Wolff – a de spécial qu’il est emprunt d’un climat omniprésent, celui du doute, de la remise en question totale de l’individu, qui vous fait ressentir un réél malaise. Ce malaise, pourquoi aller au cinéma pour le ressentir? me direz-vous… Eh bien parce que justement, la plupart d’entre nous le mettons chaque jour de côté pour que nos vies puissent suivre leur cours et que nos responsabilités envers les autres, nos engagements, nos emplois, puissent être respectées. Et mine de rien, ça fait du bien de prendre une heure et vingt-cinq minutes pour vraiment y faire face.

La forme du film a beaucoup été relevée dans les diverses critiques, soit en bien, soit en mal; on parle de cette image monochrome, glaciale, entre le gris et le bleu pétrole, totalement désaturée… On parle aussi du travail sur le point, sur la profondeur de champ, des plans où les personnages passent du flou au net, dans lesquels ils évoluent à l’intérieur du cadre, comme enfermés qu’ils sont dans leurs existences. Pour ma part, j’accorde beaucoup d’importance au fond, à ce que le film “dit”, à son message. Et dans “plus là pour personne”, il s’agit réellement d’une réflection profonde sur des choix de vie, sur ce moment charnière où des décisions doivent être prises et ce sont celles qui peuvent tout changer.

Fiche technique :
Catégorie: fiction; genre: drame; durée: 85 minutes; version originale: français; année: 2009; réalisation: Jean-Laurent Chautems; Scénario: Jean-Laurent Chautems; assistant réalisation: Antonin Schopfer; image: Aldo Mugnier; son: Eric Ghersinu; musique: Kera et André Joie; montage: Jean-Laurent Chautems Production: PS Productions; producteur délégué et exécutif: Xavier Grin; co-production: ADR Productions Pascal Verroust (F), Télévision Suisse Romande; distribution suisse: Moa Distribution; comédiens: Caroline Gasser, Yvon Back, Felipe Castro, Alice Rey; Jean-Charles Fontana, Jean-Christophe Nigon

Synopsis
Tout commence par un accident. Le croisement mal négocié entre une voiture et une moto. Le croisement, en fait, de plusieurs destins. Ceux d’un couple en déliquescence, d’un jeune homme désabusé, d’une jeune fille à la recherche de l’enchantement, d’un vieil homme entré en résistance. Finalement, l’accident se révèle être celui de la vie, à laquelle on renonce, ou pas.

Petite présentation du film sur Seesmic:

Et comme j’étais à Soleure pour la première suisse du film lors des “Journées de Soleure”, j’ai ramené quelques images, quelques moments sympa pris un peu “à l’arrache” entre le Solheure, le resto Baseltor et la Reithalle… Ici, une interview sympa de Christophe Farine, bassiste et programmeur du groupe Kera, ami de longue date de Jean-Laurent Chautems.

Une journée au Festival de Soleure, pour la première suisse de “Plus là pour personne” de Jean-Laurent Chautems. Le groupe Kera était là aussi, pour le concert qui a suivi la projection du film. Kera est l’auteur de la musique du film de Jean-Laurent.
Interview de Jean-Laurent, de Christophe Farine, et quelques bons moments!
Entre La Reithalle, le Solheure et le restaurant Baseltor.

Plus là pour personne sort mercredi 27 janvier à Genève; une avant-première en présence du réalisateur a lieu jeudi 28 janvier aux Galeries du Cinéma à Lausanne, suivie dès 22h00 par un concert de Kera au Loft Café

Ici, une interview au Solheure du comédien Felipe Castro, Gregor dans le film.

Pour le première suisse de “Plus là pour personne”, quelques.uns des comédiens étaient présents au festival du cinéma suisse, “Les Journées de Soleure”. Ce deuxième épisode est une interview du comédien Felipe Castro qui incarne Gregor, le rôle principal du film de Jean-Laurent Chautems.

“Plus là pour personne”, un film de Jean-Laurent Cheutems, PS Productions, Moa Distribution, musique de Kera.

Ici, aussi, au Solheure, Jean-Christophe Nigon, un comédien qui a de la bouteille et qui tourne beaucoup en Allemagne et en Suisse-alémanique.

Pour la première suisse de “Plus là pour personne” aux Journées de Soleure, une partie de l’équipe du film était présente. Un concert de Kera qui a composé la musique du film a été organisé au Solheure.

Une interview avec Jean-Christophe Nigon, acteur, qui joue Philippe dans le film de Jean-Laurent Chautems.

Interviews, images et montage : virginie allflatt
Images du concert : Eliane Gervasoni et Alain Bottarelli Musique de Kera
Extraits de “Plus là pour personne”
“Plus là pour personne” sort le 3 février à Lausanne
Moa Distribution, PS Productions

Interview de Jean-Laurent Chautems lors du festival de Namur, le FIFF, par Cécile Rittweger http://www.dailymotion.com/cecilerittweger



FIFF: itw de J-L Chautems
envoyé par cecilerittweger. – Regardez plus de films, séries et bandes annonces.

Interview de Xavier Grin, producteur (PS Production), lors du festival de Namur, le FIFF, par Cécile Rittweger



fiff: itw de Xavier Grin
envoyé par cecilerittweger. – Les dernières bandes annonces en ligne.

Kera

Kera

Formation: Christophe Farine, Nicolas Pittet, Sébastien Gosteli

Site officiel
Concerts prévus : le 25.02.2010 à 20:00 au QueenKongClub, Neuchâtel
La page Facebook
myspace

Birdwatchers à ne surtout pas manquer!

25 October, 2009 (18:18) | belecran, bellevaux, films, passerelle | By: Virginie

!!!En avant-première au cinéma Bellevaux lors de la semaine Passerelle Films d’Autres Parts samedi 31.10 à 18:30 en collaboration avec le Festival Filmar en America Latina 11e édition!!!

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Birdwatchers : La Terre des Hommes Rouges

On a beaucoup parlé des Indiens Guaranis en anthropologie, de leur système social, politique, notamment au travers de Pierre Clastres ou Jean William Lapierre, dont les visions sont bien différentes. Cependant, les problèmes actuels touchant la société des Guaranis liés au manque de terres ne nous sont pas si familiers. La malnutrition est le pire fléau des quelque 30′000 Guaranis survivants qui se battent pour récupérer leurs terres, actions appelées retomadas .

Des faits :

Une réalité difficile

La colonisation sanglante qui a décimé une grande partie de la population indigène a aussi causé use dispersion des communautés et réduit de façon drastique la taille de leurs territoires. Les Guaranis vivent donc loin de leur tekoha [les guaranis appellent aujourd'hui les endroits où ils vivent "tekoha". Tekoha signifie donc l'endroit physique – la terre, la forêt, les champs, l'eau, la faune, la flore, les remèdes, etc. – où le "teko" ou "manière d'être", concept de vie des Guaranis, se réalise. Source ], confinés dans de tout petits terrains, ou pire, sans terres du tout.

Le peuple Guarani de tout le continent a pu être témoin depuis l’invasion de ses terres du profit fait par les fermiers et les multinationales exploitant les ressources naturelles de leur territoire. Alors qu’eux vivent dans une situation que les organismes internationaux appellent un génocide, des milliards de bénéfices sont dégagés par les récoltes de soja, de canne à sucre et de cellulose, en minerai précieux et par la privatisation de la nature en vue de développer le tourisme.

Malgré leur statut de population indigène la plus importante du Brésil, ils sont aussi les moins reconnus par l’état, notamment en ce qui concerne leur droit à la terre. En moyenne, un Guarani ne possède que moins d’un demi hectare. 95% de leurs terres traditionnelles ne sont toujours pas reconnues à travers le pays.

Entre 2003 et 2005, sans terres à cultiver et d’où tirer leur alimentation, les Guaranis ont déploré 183 de leurs enfants de moins de cinq ans pour cause de malnutrition. C’est le chiffre le plus important parmi les peuples indigènes du Brésil.

Poussés à vivre dans des huttes improvisées le long de l’autoroute et confinés dans des territoires trop petits, la violence explose. Les meurtres et les suicides au Mato Grosso do Sul ont le plus fait parler d’eux.

Une étude du Conseil Missionnaire des Problèmes Indigènes (CIMI) élaborée entre 2003 et 2005 a recensé 68 suicides; selon des études anthropologiques, ces suicides sont aussi liés au manque de terres et de perspective de vie pour les jeunes. Durant cette période, on a recensé 60 meurtres au sein des Guaranis.

Ces meurtres sont généralement des assassinats de chefs guaranis commandités par les fermiers ou résultant de conflits internes entre Guaranis qui se disputent l’autorité sur les communautés et les petites parcelles de terrains sur lesquels ils vivent. Ces conflits sont enflammés par les intérêts économiques des groupes envahisseurs qui occupent les terres traditionnelles du peuple Guarani et qui refusent de les quitter.

Les enseignants Guaranis jouent un rôle important dans le processus actuel de lutte. Ce sont eux qui aident à interpréter le monde qui les entoure et à former, grâce à une éducation inter-culturelle, de nouveaux chefs conscients de leur histoire, de leur culture et de leurs droits garantis par la constitution fédérale.

Au Brésil, les Guaranis utilisent des moyens traditionnels d’organisation dans leur lutte pour leurs droits. La réappropriation des terres se fait avec la participation de toute la communauté. Ce sont souvent les femmes qui mènent ces luttes pour les terres, puisque plus directement touchées dans leur quotidien par les besoins que crée un manque de terres cultivables, comme le manque de nourriture pour leurs enfants.

Où qu’ils se trouvent, les Guaranis poursuivent leur lutte pour conserver leurs terres, comme la réapropriation du terrain Moro dis Cavalos dans l’Etat de Santa Catarina, Nhanderu Marangatu sur le Mato Grosso do Sul et le Tupinikim/Guarani dans l’Espirito Santo.

Nos terres ont été envahies, nos terres ont été volées, nos territoires ont rétréci et nous n’avons plus de moyens de survivre. Nous voulons parler à Votre Sainteté de notre misère et de notre tristesse causée par les assassinats de nos chefs, froidement tués par ceux qui ont pris nos terres. Terre qui pour nous représente la vie et la survie dans ce grand Brésil que l’on qualifie de chrétien.

Saint Père, nous plaçons grand espoir et confiance en votre visite dans notre pays. Emmenez nos cris et nos voix avec vous vers d’autres territoires qui ne sont pas les nôtres pour que le monde nous écoute, pour qu’une population plus humaine se batte pour nous, parce que notre peuple, notre nation indigène, est en train de disparaître au Brésil.

Discours donné par Marçal Tupã-i au Pape Jean-Paul II en 1980 à Manaus. Ce grand chef Guarani était très important dans la lutte pour les terres et a été assassiné trois ans plus tard dans la région de Marangatu dans l’état de Mato Grosso do Sul par des hommes de mains d’une ferme. Jusqu’à maintenant, personne n’a été puni pour ce crime, et la région de Marangato pour laquelle Marçal se battait n’a pas été définitivement reconnue par l’Etat Brésilien.

Texte traduit de l’anglais par Virginie trouvé sur “Guarani People, Great People”, un site qui s’engage pour une aide solidaire envers les Guarani.
Le flyer du distributeur du film Trigon
Un site à consulter absolument pour comprendre les enjeux ainsi que les moyens de changer la situation des Guaranis Un avenir pour les Guaranis
Le site de Survival International Mouvement pour les Peuples Indigènes
Dossier de presse

A la suite d’un nouveau suicide parmi les membres de leur communauté, un groupe d’indiens Guarani-Kaiowà du Mato-Grosso, emmenés par Nadio et un vieux chaman, décide de retourner sur leurs terres ancestrales. Celles-ci sont devenues la propriété d’un riche fermier qui ne voit pas d’un bon œil cette troupe dépenaillée qui s’installe au bord de la route. Un de ses employés les surveillera depuis une caravane placée près du campement. Pendant ce temps, la vie s’organise, vaille que vaille. Le vieux chaman enseigne son savoir à son successeur désigné, Osvaldo, qui est tout aussi intéressé par la vespa, et la fille du fazendeiro qui se trouve dessus.

En plaçant son récit du point de vue des Indiens, l’Italo-Argentin Marco Bechis subvertit les clichés anthropologiques qui leur sont liés. Il nous livre ainsi un récit très réaliste pourtant teinté d’un humour corrosif qui évite tout misérabilisme. Source sur la page officielle du film distribué par Trigon.


La terre des hommes rouges
envoyé par FranceCinema. – Court métrage, documentaire et bande annonce.
birdwatchers

birdwatchers

Pour mémoire :

Quelques events à ne pas manquer…

24 October, 2009 (21:46) | Evénements, belecran, bellevaux, passerelle | By: Virginie

films d'autres parts

Le Cinéma Bellevaux, juste avant de célébrer son demi-siècle (du 13 au 15 novembre prochains), nous fait découvrir les cinémas d’ailleurs dès le 28 octobre. Le programme de la prochaine Passerelle sera sous le signe des Films d’Autres Parts : semaine des cinémas du sud qui aura lieu du mercredi 28 octobre au 3 novembre.

Au programme:
Des avant-premières (Luck By Chance de Zoya Akhtar, 2009, Inde et Birdwatchers : La Terre des Hommes Rouges de Marco Bechis, 2008, Brésil), des collaborations avec le Festival Filmar en America Latina (Birdwatchers et Nostalgie de la Campagne, de Dang Nhat Minh, 1990, Vietnam), un film pour les jeunes (Le Voyage de Chihiro de Hayao Miyazaki, 2002, Japon), et un tour du monde cinématographique qui passe par l’Inde, le Burkina Faso, l’Egypte, le Brésil, le Japon, l’Argentine et le Vietnam.

Téléchargez le programme complet en pdf.

  Mercredi 28 Jeudi 29 Vendredi 30 Samedi 31 Dimanche 1 Lundi 2 Mardi 3
16:00         Le voyage de Chihiro    
18:30   Alexandrie-New York Moi et mon blanc Birdwatchers La visite de la fanfare Despabilate Amor Nostalgie de la campagne
19:30 Luck By Chance